‹ La Belgique horticole (volume 4)Chapitre 66 sur 173 · NOTICE SUR LA ROSE HYBRIDE REMONTANTE ÉDOUARD MORREN (GRANGER · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LA ROSE HYBRIDE REMONTANTE ÉDOUARD MORREN (GRANGER

Figurée planche X.

D'après le Floral Magazine.

Nous offrons à nos lecteurs l’image fidèle d’une superbe Rose dont la première fleur a été présentée à l'exposition universelle de Paris en 4867. L’obtenteur, M. Granger, de Brie-Comte-Robert, a eu l’amabilité de nous en offrir la dédicace ; nous l’avons acceptée de tout cœur : c’est déjà quelque chose que de transmettre son nom à une Rose. Cet honneur vaut bien celui de la couleur Bismarck ou des chapeaux Metternich; c’est moins populaire, mais l’incarnation est plus gracieuse.

Par modestie nous ne parlerons pas nous même de notre filleul. Nous nous contenterons de reproduire ce que nous en avons entendu dire par ci par là. |

Voici comment s'exprime M. Rafarin dans le compte-rendu qu’il a publié, dans la Revue horticole, de la septième série des concours (1 juillet) de l’exposition universelle : « le concours de Roses de semis, moins'riche que dans les précédentes séries en variétés nouvelles, a donné pour résultats : un premier prix à M. Granger, pour un gain dédié à M. Edouard Morren ; un second prix à M. Gautreau, pour sa rose Vicomtesse de Vésins. Ces deux gains issus de la rose Jules Margottin, présentent un contraste bizarre ; ainsi tandis que la variété Edouard Morren, d'une forme régulière, globuleuse et d’un coloris clair et transparent, ressemble à la fleur du type au moment où elle s’épanouit, c’est-à-dire lorsqu'elle est dans toute sa beauté, le second gain exposé rappelle le type lorsque la fleur est à son déclin ou lorsqu'elle s’épanouit sur un sujet qui souffre soit de la sécheresse, soit d’être planté dans un terrain

ROSE EDOUARD MORR

qui ne lui convient pas; pour complèter la réalité, comme pour les fleurs il y a la même différence dans le bois ; à en juger par les rameaux présentés, la variété Édouard Morren est bien plus vigoureuse que l’autre. Le gain de M. Granger trouvera place dans les collections d'élite et tiendra le milieu entre Me Furtado et Jules Margottin. »

M. Charles Verdier fils (12, Rue Dumeril à Paris), dans son catalogue publié en avril 1870, dit en parlant del’hybride remontant £douard Morren : « Arbuste vigoureux ; fleurs très-grandes, très-pleines, bien faites, beau rose carminé, très-tendre et bien frais. »

L'édition toute entière, comme on dit en langage d’horticulture marchande, a été acquise par MM. John et Charles Lee, Royal Vineyard Nursery, Hammersmith, London, W., qui l’ont mise dans le commerce pour la première fois en 1869. C’est donc à ces Messieurs qu’il faudra s'adresser pour nous cultiver ou bien à quelque horticulteur qui se sera procuré notre rose chez eux. « Cette splendide rose, disent ces Messicurs, dans leur catalogue, est une belle acquisition. La couleur tendre et brillante à la fois, les dimensions, la forme, la duplication considérable de ses fleurs, alliées à son robuste maintien, lui assurent la faveur universelle. M. Margottin, dit de la Rose Édouard Morren, qu’elle est du genre de Jules Margottin, mais d’un coloris plus pur, de forme plus parfaite, plus double et beaucoup plus grande. »

Nos honorables amis MM. John ct Charles Lee ont eu la bonne grâce de nous envoyer deux pieds de notre Rosier : nous les cultivons con amore, mais par inexpérience pratique, nous ne sommes pas encore parvenu à les mener à floraison. C’est pourquoi nous publions la Rose Édouard Morren d’après une aquarelle anglaise de M. J. Andrews insérée dans le splendide Floral Magazine de M. Dombrain. Nous ne saurions la décrire : voyez et jugez.

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