‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 101 sur 123 · LES FORÈTS ENTRETIENNENT LES SOURCES · texte numérisé non relu

LES FORÈTS ENTRETIENNENT LES SOURCES

Lettre adressée à M. le Directeur du Journal de l'Agriculture (M. BarRaL),

PAR M. A. PELLICOT,

Président du Comice agricole de Toulon, (Var.)

L'article du savant professeur Moll, intitulé : Zes forêts ne dessèchent pas le sol, me rappelle un fait arrivé dans la vallée de Sauvebonne, une des plus riches parties du terroir d'Hyères. Un ces grands propriétaires de cette vallée avait devant sa maison de campagne

une fontaine qui ne tarissait jamais. Un plateau d’une certaine hauteur dominait la fontaine, de beaux chènes à liége entremélés d’arbousiers et de bruyères recouvraient ce plateau d'une végétation serrée. Le propriétaire, excellent agriculteur, habitué à mettre de l'ordre dans toutes ses cultures et d’en extirper tous les parasites, fit enlever du plateau les arbousiers et les bruyères, n y laissant que le précieux chêne à liège. Maïs voilà que la fontaine devient intermittente ; dès que le soleil avait disparu et que la fraicheur de la soirée se faisait sentir, elle recommencait à couler, pour cesser quand le soleil s'élevait et que la chaleur se faisait sentir de nouveau. Les vents desséchants de l’ouest avaient le même privilège que le soleil. L’évaporation étant plus grandement activée par la chaleur, la sécheresse et l'agitation de l'air, il était naturel que sous cette influence la fontaine cessät de,couler, tandis que le contraire arrivait la nuit, par les temps de pluie et de brouillards et même par les vents d'est venant de la mer et chargés de particules humides.

Toute la région des Maures du Var, étant granitique et à roches compactes, n'a jamais eu de sources abondantes, parce que la plus grande partie des eaux de pluie va immédiatement à la mer, tandis que les montagnes calcaires étant pleines de fissures, emmagasinent dans leur sein les eaux qui tombent à leur surface, pour les laisser ensuite couler en sources et ruisseaux. Toutefois dans ces forêts de chêne à liége, de pins maritimes, de châtaigniers, les petites sources étaient multipliées, avant qu'on nettoyàt ces forêts de tous les arbrisseaux inutiles ou dangereux. Mais le chêne à liége étant devenu un arbre précieux, il a fallu le soustraire aux incendies périodiques qui ravageaient cette contrée dite la région du feu, où, par la canicule, une allumette jetée sur le sol incandescent pouvait embraser des milliers d'hectares. On a donc nettoyé le sol forestier des résineux et des broussailles pour n y laisser que les chênes de diverses variétés, mais notamment le chêne à liège. Un grand nombre de sources ont disparu, et celles qui se montrent encore tarissent la plupart du temps à partir de juillet, l'évaporation étant bien plus grande sur les surfaces dénudées et les eaux pluviales y étant bien moins retenues que sur les parties couvertes d’une végétation serrée. Les versants méridionaux étant trop arides pour le châtaignier, on voit surtout cet arbre au nord des plus hautes collines et le long des torrents.

Cependant les montagnes et les collines granitiques des Maures, quoique recélant dans leur sein moins d'eaux vives que les calcaires, sont beaucoup plus boisées que celles-ci. La plupart des premières sont encore recouvertes d'une terre profonde, tandis que les calcaires n'offrent à nos regards, qu'une ossature dénudée. Nul doute que la culture primitive n’en ait été la cause principale. Sur la plus grande partie de ces montagnes, même à une assez grande élévation, on trouve des murs en pierres sèches destinés primitivement à retenir. une terre actuellement absente. Sur la montagne du Naron qui domine Toulon, montagne pour laquelle j'ai fait adopterile reboisement par le Conseil municipal en 1849, ces murs sur quelques points s'élèvent jusqu'au sommet, et arriventailleurs jusqu’au pied des pentes abruptes et inaccessibles. Nul doute que les incursions des Sarrasins n'aient porté les populations voisines du littoral à s'établir sur les lieux élevés, et que la présence de leurs ennemis au Franisset, aujourd’hui la Garde- Freisset au sein des forêts des Maures, n'ait repoussé la culture du … sein de cette contrée primitive et à demi-barbare, à laquelle actuellement manquent encore les voies de communication. Oui le terrain forestier est plus frais que celui qui est dénudé, et il répand autour de lui une humidité d'autant plus grande, que la végétation qui l'avoisine est plus serrée.

NOTICE SUR LE TILLANDSIA COMPLANATA DE LA FAMILLE DES BROMÉLIACÉES, TRIBU DES TILLANDSIÉES.

Figurée Planche XXIII.

Platystachys Beer (nec C. Kocx), Die Fam.der Bromeliac., p.18, 80, 173.

Platystachys complanata : Foliis inferioribus lanceolatis breviter acuminatis, basi laxe vaginantibus, inferius leviter lepidotis; scapo simplici squamis coccineis angustis acutis erectis vaginato ; spica solitaria oblonga compressa bracteis ovatis cymbiformi-carinatis densissime distiche imbricatis viridibus apice parce lepidotis; perigonii exterioris foliolis liberis subæqualibus inclusis; interioribus petaloïdeis, linearibus, erectis, triplo longioribus, longe 1 exsertis, in tubum elongatum fusiformi-clavatum convolutis, apice vix patulis, purpureis; filamentis inæqualibus, subtridynamis longe exsertis stylo brevioribus.

“HAÔdIXAN

VLVNV'IdNON VISONVTIEL RS

ce Re osdpanailie NON EEE Dome rte

cr ae era hote

OR

Crescit in Mexico prope Cordobam unde a clarr. peregrinatore et naturæ curioso Omero a Malzinneo, anno 1870, virentem in caldariis hortul. Jacob- Makoy Leodiensis missa fuit.

Tillandsia complanata Bentham #n Belch. Voyag. of the Sulphur (London 1844) p. 173; Walp. Ann. I. 839; Kew Herbar.

x Furfuracea : Vriesia yphostachys Hook. in Bot. Mag. (1861) fab. 5287 (spalm. 4287). — Foliis glaucis subfarinosis.

Diff. à Vréeseis (Lindl.), perigonio regulari, petalis in tubum convolutis vix apice reflexis, staminibus inæqualibus, germine omnino libero, sine foliorum furfurescentia relinques.

La jolie plante que nous avons l'avantage de décrire et de figurer ici faisait partie, comme tant d’autres bonnes acquisitions, de la collection rapportée du Mexique en 1870 par M. Omer de Malzinne et remise par ce zélé naturaliste à M. Fr. Wiot de la maison Jacob- Makoy de Liége. Cet excellent horticulteur l’a si bien soignée qu'elle fleurissait dès le mois de juillet 1871. La floraison, d'allure un peu bizarre, n'est pas dépourvue d'élégance : du centre du feuillage, qui est disposé en rosace, s'élève une hampe florale, mince et forte, couverte d’écailles rouges, et puis, d’entre les bractées, surgissent successivement, mais une seule à la fois, de longues fleurs en forme de tube allongé et d’une belle couleur violette. Ces fleurs se succèdent pendant longtemps.

La plante est de culture facile en serre chaude.

Elle appartient aux tillandsiées. Nous l'avons identifiée avec le Tillandsia complanata que Bentham a décrit en 1844 et qui avait été rapporté d'Atamaca, en Bolivie, pendant le voyage du Sulphur. Ce Tillandsia complanata fait aujourd'hui partie du genre Platystachys reconnu par M. Beer de Vienne, l'habile monographe des Broméliacées mais non tel qu'il a été défini par le D' Ch. Koch.

Nous avons rapporté à notre plante le Vriesia æyphostachys décrit et figuré en 1871 dans le Botanical Magazine. En effet la similitude est complète, sauf un seul point, la nôtre étant presque glabre, tandis que celle du D' Hooker a les feuilles glauques et même farineuses ; mais cette différence peut s'expliquer par l'influence du climat ou de la culture et nous semble devoir constituer une simple variété.

BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE

Manifestation en l’honneur de M. B. Du Mortier. — Les botanistes de Belgique ont résolu d'offrir à M. B. Du Mortier, un des

vétérans de la Chambre des représentants et président de la Société | royale de botanique, un témoignage de leur estime et de leur reconnaissance pour les soins dévoués et constants qu'il a toujours prodigués à cette branche si intéressante de la science. |

Depuis cinquante ans, M. Du Mortier n’a cessé de s'occuper activement de botanique; il a publié de nombreux et importants ouvrages dont les spécialistes apprécient hautement la valeur. Aujourd'hui encore, malgré ses soixante-quatorze printemps, il a conservé toute l’'ardeur juvénile d'une verte vieillesse : il voyage, il explore, et, par de nouvelles publications, il permet à chacun de récolter les fruits de son expérience et de son activité.

C'est pour consacrer par un souvenir durable l'anniversaire de 50 ans de cette vie si éminemment utile à la science, pour témoigner à l’'éminent botaniste leur reconnaissance pour la part active qu'il a prise dans l’organisation du Jardin Botanique de Bruxelles, appelé à devenir un des établissements scientifiques les plus importants de l’Europe, que les botanistes de Belgique se sont réunis unanimement et spontanément pour offrir à leur confrère un magnifique album contenant leurs portraits et une adresse rappelant les nombreux services rendus à la science par M. B. Du Mortier.

C'est M. Ed. Morren, professeur à l’Université de notre ville, qui a été l'organisateur de cette manifestation. IL s’est adressé, pour l'exécution de l'album, dont il avait conçu le projet, à un artiste de mérite, M. H. Missair, qui l’a exécuté d'une facon remarquable.

La couverture de l'album, en métal repoussé, représente la déesse Flore couronnant le nom de Du Mortier. Le paysage qui forme le fond du tableau est admirablement traité. L'ensemble est d'un eïfet dont on remarque tout d'abord l’harmonie générale et dont les moindres détails sont exécutés avec une rare perfection. On voit aux premiers plans des massifs de Framboisiers et d'Églantiers sauvages, de graminées et autres plantes dont M. B. Du Mortier | s'est particulièrement occupé. Un bouleau et un cèdre du Liban

servent d'encadrement à un joli paysage; un ruisseau qui va se perdre aux dernières limites de l'horizon forme, sur le devant du tableau, un bassin couvert de plantes aquatiques. Si l’on songe aux difficultés d'obtenir tous ces effets de perspective et de dessin au seul moyen du repoussoir, on ne peut que rendre un légitime hommage au talent dont l’habile ciseleur a fait preuve.

Sur la plaque formant le revers de l'album se trouvent réunis les titres des nombreux ouvrages publiés par M. B. Du Mortier de 1822 à 1872, avec cette devise :

Optimus in multos vitam tibi proroget annos.

Et plus bas :

Vale et nos ama.

Les fermoirs en style Louis XIV, émaillés et ornés des armes de la famille Du Mortier sont d'un travail exquis.

S1 nous ouvrons ce riche album, nous admirons tout d'abord la page qui sert de frontispice: c'est une œuvre paléographique qui fait honneur au talent de ses auteurs, MM. Ch. Florenville et Ed. de Guaita. Le dessus, qui rappelle aussi le style Louis XIV, est conçu avec beaucoup de goût et présente une grande délicatesse de touche. Viennent ensuite l'adresse des botanistes belges, calligraphiée avec une finesse admirable et dont les culs-de-lampe ont tout le fini des travaux de l’art gothique, puis les portraits des donataires revêtus de leur signature.

Répétons-le, cet album, dans son ensemble et dans ses moindres détails, est une œuvre splendide ; nous félicitons bien vivement tous ceux qui lui ont prêté leur collaboration et M. Ed. Morren, le savant professeur, qui en a pris l'initiative et concu le plan général.

(La Meuse.)

La remise de cet album aura lieu prochainement. Les botanistes

belges qui n’ont pas encore envoyé leur portrait et leur adhésion

sont priés de nous les faire parvenir sans retard.

Le Bouleau pourpre s'est présenté inopinément dans un semis de bouleaux, chez M. Dubois, horticulteur à Orléans. Notre confrère et ami, M. Ed. André, en signalant cette intéressante variété, dans l’'Zlustration horticole, sous le nom de PBetula vulgaris purpurea, la décrit comme ayant les jeunes pousses, les pétioles et les feuilles

d'un beau violet pourpre très-foncé. Il en fait un grand éloge etil nous paraît aussi que le Bouleau à feuilles pourpres est une intéressante et précieuse addition à la liste des végétaux arborescents dont les feuilles présentent le phénomène curieux de l’érythrisme : le Hêtre noir et le Noisetier pourpre en sont les types les plus connus. Nous devons à la vérité d'ajouter que nous avons lu dans un compte rendu de l'exposition horticole de Melun, où M. Dubois avait aussi. présenté son nouveau gain, que cette nouveauté est plus curieuse que belle, mais qu'elle pourra cependant être utilisée dans la plantation des parcs et des jardins pour former des contrastes.

À l’exposition de Huy, le 15 Août dernier, le grand prix de la Fédération, une médaille en or de la valeur de 300 fr., a été décerné à MM. Jacob-Makoy et Ci, de Liége, pour une collection superbe et très-variée de plantes à feuillage ornemental ou pittoresque. L'exposition comprenait surtout des fleurs de pleine terre. On y à remarqué les beaux Glayeuls de M. Brahy-Eckenholm à Herstal près de Liège et les corbeilles, vraiment extraordinaires, de M. Dautrebande.

L'exposition de Louvain, le 31 août de cette année, a fort bien réussi. M° Legrelle-d'Hanis a pris une grande part aux concours : ensuite les principaux exposants étaient MM. Lison, Armand Brion, Gaston Wirix, Levis Hynes, Van Tilt, Pierre Ocreman, Matthieu, Jos. et P. Staes, Van Aerschodt, etc. amateurs à Louvain ou dans les environs, MM. H. Vanderlinden et Ferdinand Somers à Anvers etc.etc.

L’exposition de Maestricht, le 8 septembre dernier, était fort jolie et avait attiré un grand concours de monde. Les horticulteurs Fressen et Muller de Maestricht, Arnold Mawet de Liège, Wauters à Anvers etc., se sont distingués. Il y avait au salon de belles Cycadées : Dioon edule, Zamia spiralis ete.; un superbe Dasylirion junceum et beaucoup de plantes d'ornement.

Ecole supérieure d’agriculture à Vienne. — Une loi du 3 avril dernier, a décidé la création à Vienne d’une haute école d'agriculture qui sera une véritable faculté universitaire. Les cours seront combinés avec des travaux dans différents laboratoires, des visites dans les

Musées et des excursions aux fermes modèles, chasses et forêts de l'Etat. |

Fraisiers nouveaux. — M. J. Riffaud, ancien jardinier de M. le Dr Nicaise, rue St Dominique, n° 10, à Châlons-sur-Marne, annonce la mise au commerce de six fraisiers nouveaux, à gros fruits et qui portent les noms de : Duc de Magenta, Marie Nicaise, Berthe Montjoie, Auguste Nicaise, Madame Nicaise, Anna de Rothschild.

Ch. Baltet, la vallée Suisse, Troyes 1872; broch. in 8°. — « La vallée suisse est, de tous les jardins de la ville de Troyes, le mieux réussi, le plus coquet, le plus fréquenté, celui qui résume dans une charmante miniature les règles principales de l'architecture des jardins. » Ces quelques mots expliquent à ceux qui n’ont pas l’avantage de connaître Troyes, jadis capitale des Tricasses, aujourd'hui chef-lieu du département de l’Aube, le sujet de la nouvelle production de M. Charles Baltet. Dans une élégante causerie 1l passe en revue les végétaux dont la présence embellit ce jardin.

Lilas remontant. — Nous avons recu, le 10 septembre, un beau bouquet de fleurs de Lilas qui nous était envoyé par M. Emile de Damseaux à Ghlin près Mons, en Hainaut. Ce phénomène, tout accidentel, est un intéressant exemple de floraison intempestive. Les arbustes qui ont donné ces fleurs dans le jardin de Ghlin sont vieux et, après la floraison du printemps, ils ont souffert de la sécheresse ; les feuilles, attaquées par des insectes, ont noirci et sont tombées. A la fin de l'été la végétation est rentrée en activité et les vieux lilas ont compté deux printemps en une seule année.

Echeveria scaphylla (Zybride). — M. J. B‘° Deleuil, horticulteur, rue Paradis à Marseille, nous prie d'annoncer la mise en commerce d'une délicieuse Crassulacée, résultat de la fécondation de l’Æ'cheveria agavoïides par l'E. linguæfolia. M. Deleuil donne de cette hybride, qu'il a nommée Z. scaphylla, la description suivante, d’après un

spécimen élevé au grand air, en plein soleil pendant la belle saison :

Plante trapue, feuilles vert tendre, d’une longue durée ayant 12-15 centimètres de longueur, sur 3-4 de largeur, très-épaisses, creuses, affectant la forme d’un petit bateau, rosulées, serrées, recourbées, étalées à la base, très-nombreuses, 115 environ sur le spécimen précité, lequel forme actuellement une pyramide d’une remarquable régularité ayant 30 centimètres de diamètre à sa base sur 20 centimètres de hauteur. Elle se dispose à fleurir pour la première fois. (Belle jeune plante : 15 francs. Emballage et port à la charge du destinataire, septembre 1872.)

"1508 2 Rose Thé : Perle de Lyon (Ducher). M. J. Cherpin nous signale

et nous recommande chaudement ce nouveau Thé. Il a la fleur grande

et jaune, plus belle que Maréchal Niel et à peu près de la même nuance. Mais le pied est vigoureux, le pédoncule de la fleur robuste et vertical. Cette variété, dit M. Cherpin, est appelée à faire oublier Me Falcot et Maréchal Niel. M. Ducher, horticulteur rosiériste à Lyon (chemin des Quatre Maisons), l'annonce comme un arbuste très-vigoureux, à rameaux courts et forts, fleurs grandes, très-pleines, bien faites, jaune foncé, parfois abricoté : extra belle. Nous sommes bien de cet avis si, comme nous n'en doutons pas, nous pouvons en juger d'après une belle aquarelle, due au pinceau artistique de M": Lecomte et que nous publierons prochainement. M. Ducher annonce encore plusieurs autres nouveautés parmi les Thés et les Noisettes. Nous en parlerons dans le prochain numéro en même temps que des hybrides remontants de M. Levet, rosiériste à Lyon.

Une Exposition internationale de fruits aura lieu le 6 novembre, à South Kensington, Londres. Les envois doivent étre adressés to « The Secretary of Royal Horticultural Society, South Kensington, London. » Nous enverrons le programme des concours aux personnes qui nous manifesteront le désir de le recevoir.

Page 1