‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 50 sur 123 · KARATAS LI · texte numérisé non relu

KARATAS LI

Une bractée propre accompagne chaque fleur autour de laquelle elle est étroitement appliquée, lancéolée-rubaniforme, ciliée-dentée vers la partie supérieure, scarieuse-membraneuse, blanche, légèrement furfurescente à la face extérieure, environ un quart plus courte que la fleur, c’est-à-dire longue de 3 centimètres environ sur 4 à 7 millimètres de large (Planche XIII, fig. 2).

Fleurs (PI. XIII, fig. 3) plus ou moins trigones dans leur ensemble par suite de compression mutuelle, longues de 4 centimètres environ, pédonculées, à pédoncules de cinq millimètres au moins et couverts de furfurescence fauve.

Calice adhérent, prolongé d’abord en tube épigyne (P1. XIII, fig. 7), puis partagé en trois divisions lancéolées, dépassant la corolle, longues de 25 à 30 millimètres, larges de 5 à 6 millimètres à la base, carénées, membraneuses, devenant bientôt scarieuses et sèches vers leur extrémité, lisses et blanches.

Corolle insérée sur le tube épigyne du calice, tubuleuse sur une longueur de 3 millimètres (PI. XIII, fig. 4 et 7), puis divisée en 3 lobes imbriqués, dressés, canaliculés, assez épais, à limbe arrondi, avec les bords légèrement involutés, peu étalés, sans appendice à la base; chaque lobe mesure 27 millimètres environ sur une largeur de 7 à 8 millimètres. La corolle est blanche à la base, puis chaque lobe devient sur le limbe d’un beau violet avec un liseré blanc sur les contours.

Etamines (PI. XIII, fig. 4, 5, 6, 7,) 6, adnées à la corolle par leur base; plus courtes que la corolle. Filets très-courts, 6 à 7 millimètres, subulés. Anthères basifixes, sagittées, dressées, relativement très-longues, environ 10 millims.

Style (PI. XIII, fig. 7) épais, trigone, dressé, plus court que les étamines (environ 12 millimètres) à stigmate turbiné, formé de 3 branches hélicoïdales convolutées.

Ovaire infère, trilatéral, obpyramidal (fig. 7, 8), fauve havane par furfurescence, à parois épaisses, à loges réduites et profondes.

Ovules arrondis, sur ? rangs.

Cette superbe plante a été introduite dans les cultures d'Europe par M. Linden qui a bien voulu la communiquer à quelques personnes sous le nom de Bromeliæ species. Elle a fleuri pour la première fois au Jardin botanique de Liége au mois d'octobre 1869. Puis elle a été présentée en fleurs, à l'exposition de la Société d’horticulture de Maestricht, en septembre 1871, par Madame Legrelle-d'Hanis ; elle a été fort admirée et se trouvait d’ailleurs dans un état de culture et de développement qui fait honneur à ce célèbre établissement. M: Legrelle d'Hanis a eu la bonne grâce de mettre sa plante à notre disposition pour l’étudier et la faire peindre : nous ne saurions mieux témoigner notre reconnaissance ainsi que l'admiration générale pour les services que cette savante dame rend à la science, qu'en décorant notre plante du nom de Æuratas Legrelle.

Elle est de serre chaude et aime à se développer dans un sol tiède et humide. nine |

BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE

Les trois saints de glace se sont comportés cette année de manière à ne rien perdre de leur mauvaise réputation : leur néfaste influence sur la température et la météorologie s’est manifestée avec la ponctualité la plus parfaite. Dès le 10 mai, l'observatoire de Paris publiait le bulletin suivant :

— Depuis hier une hausse excessivement rapide s’est produite dans le nordouest de l’Europe; elle atteint 15 mill. en Ecosse, 10 en Norwège, 9 en Irlande et 4 à Paris.

Le vent tourne au N. et même au N.-E. en Angleterre et en France : il est dans ces régions fort ou modéré.

Sur Ja Manche, où le vent pousse à la côte, la mer est fase houleuse.

Une forte tempêterègne ce matin dans le nord de la Méditerranée.A Livourne, le vent est O.-S.-0. très-fort et la mer furieuse ; à Toulon et à Marseille, le vent est N.-0. fort et la mer grosse.

Baromètre à 8 heures du matin. Paris. — 761mm(. Hausse, 3nm6,. Minima 48. Maxima 1504. — Pluie 8mm80.

Le 11 mai, le vent du Nord était accompagné de rafales pluvieuses. À Liége, dans la nuit du 11 au 12 mai notre thermomètre à minima est descendu à 3° au-dessus de zéro à la Boverie, mais M" Jacob-Weyhe, notre célèbre horticulteur, nous assure que chez lui, dans le quartier des Guillemins il à gelé: les baches des wagons à la station et les paillassons des couches étaient ce matin couverts de givre. Toute la

journée du 12 est froide et pluvieuse.

Cet abaissement considérable et fatal de la température est d'autant plus remarquable que cette année a été exceptionellement précoce et qu'au premier printemps nous avions été gratifiés de chaleurs élevées.

Nous avons déjà publié les explications qui sont données sur cette période de refroidissement qui se fait ordinairement sentir les 11, 12 et 13 mai, et qui coïncide par conséquent avec les fêtes de saints Mamert, Pancrace et Servais. (Voy. la Belg. Hort. 1867, p. 56). A ces renseignements nous pouvons ajouter une explication un peu différente communiquée tout récemment par M. J. J. Silbermann, à l'Académie de sciences de Paris, (Compt.-rendus 1872, t. LXXIV, p. 960). M. Silbermann tire cette explication du fait bien connu de vastes espaces célestes remplis par des myriades d'astéroïdes et traversés périodique-

ment par la terre dans son mouvement de translation autour du soleil.

« Lorsque le courant d’astéroïdes se meut en sens contraire de la rotation

terrestre, la température augmente et la pression atmosphérique diminue, c’est-à-dire que la terre s’échauffe. Ce fait doit être attribué à l’attraction du courant d’astéroïdes tendant à ralentir la rotation terrestre et, par suite, transformer sa force de rotation en chaleur. Ce fait peut trouver son explication dans la belle expérience de Léon Foucault transformant la vitesse de rotation en chaleur. — Lorsque l’attraction par la masse des astéroïdes tend à accélérer la rotation terrestre, il y a production de froid, Ce fait donne l’explication des apparitions périodiques de froid, vulgairement appelées jours des saints de glace. La réalité de l’exacte périodicité de ce phénomène a été étudiée et bien établie par M. Charles Sainte-Claire Deville; on voit, par la cause qui le produit, que ce phénomène est de la plus haute importance pour la mécanique céleste. Ces immenses traînées d’astéroïdes semblent donc en quelque façon remplir tantôt le rôle d'agent de mouvement, et tantôt celui de thermophores en se comportant comme une courroie de transmission de mouvement qui refroidit le tambour en augmentant de vitesse et l’échauffe en allant plus lentement et surtout en tournant en sens contraire. » ce

Quelle que soit l'explication, le fait est bien établi : il est donc sage et prudent de ne sortir les Orangers et les Pélargoniums que passé

le 15 mal.

Grande exposition à Berlin. La Société pour le progrès de l'Horticullure en Prusse, donnera, à l’occasion de son cinquantième anniversaire, une grande exposition qui sera ouverte le 21 juin prochain à Berlin, et durera jusqu'au 30 du même mois. Un premier programme fut lancé en novembre 1871; et nous avons recu le mois passé un supplément qui doit attirer l'attention de tous les horticulteurs et amateurs sur le nombre et l'importance des prix à remporter. Sa Majesté l'Empereur-Roi fait don d’une grande médaille d'or à l'exposant qui aura le plus contribué au mérite de l'exposition. Sa Majesté l'Impératrice-Reine Augusta a daigné offrir 100 thlr. pour un groupe de plantes exposé artistiquement. Sa Majesté Elisabeth de Prusse fait don du buste en marbre de feu Sa Majesté le Roi Frédéric- Guillaume IV de Prusse, pour un groupe de Palmiers. La plus belle collection de Roses obtiendra le prix, encore indéterminé, offert par Leurs AA. RR. le prince et la princesse de Prusse.

Il y à encore un grand nombre de beaux prix offerts par les ministères, ainsi que par des horticulteurs, des amateurs et des sociétés horticoles. Signalons les plus importants pour l'étranger :

100 Thir. pour une collection d'Orchidées ;

00 Thir. pour un groupe artistique de plantes de serre froide ;

90 Thir. pour un semblable groupe de serre chaude ;

20 Thlr. au plus beau groupe de Rosiers (au moins 100 exemplaires en fleurs, et 50 variétés).

25 Thir. pour la plus belle collection d'Araucaria conpre au moins 6 espèces et sous-espèces.

50 Thir. pour 6 fougères en arbre, ayant au moins 8 pieds de tige, et choisies dans 4 espèces au moins.

25 Thir. (prix L. Ravené) pour un groupe de Fougères de serre.

30 Thlr. (prix Borsig) pour six vignes de deux ans, en pot, et portant au moins trois grappes müûüres chacune (Chasselas ou Frankenthal) ;

Enfin la grande médaille de l'État, offerte par le ministère de l'agriculture, pour une collection de 10-15 plantes nouvelles et importantes, se distinguant par la fleur, le développement ou la forme des feuilles, et prises dans les familles ou genres suivants : Palmiers, Cycadées, Dracæœnées, Broméliacées, Orchidées, Aroïdées, Marantacées, Fougères, Nepenthes, Sarracenia et autres plantes urnifères, Croton, Cecropia, Ficus et Pandanus.

Ceux qui désireront plus de détails, pourront s'adresser au Bureau de la Société pour l'avancement de l’Horticulture (Bureau des Vereines zur Befôrderrung des Gartenbaues), rue Française (Franzôsische strasse) n° 48, à Berlin.

Musée d’histoire naturelle, à Bruxelles. — Par arrété royal, en date du 25 mars, MM. H. Nyst, membre de l’Académie royale de Belgique ; F. Crépin, professeur à l'école d’horticulture de Gand, et M. Mourlon, docteur en sciences, sont nommés conservateurs au Musée royal d'histoire naturelle. M. Fr. Crépin a le soin des galeries de paléontologie végétale. | |

La Société belge de botanique à décidé qu'elle explorerait cette année la végétation de l’Eifel. Cette herborisation aura lieu dans la première quinzaine de juillet.

La Société botanique de France consacrera cette année sa session départementale à l'exploration des basses montagnes de la partie orientale de la chaine des Pyrénées. L'ouverture de la session aura lieu à Prades (Pyrénées-Orientales) le premier juillet.

Expositions mensuelles. — La Société royale d'agriculture et de botanique de Verviers annonce qu'elle ouvrira des expositions spéciales selon le programme suivant : | |

Jacinthes et Cinéraires, le 31 mars 1872.

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Pensées, le 28 avril.

Géraniums et Pélargoniums, le 26 mai.

Rosiers en pots, le 30 juin.

Œillets, le 28 juillet.

Dahlias, le 25 août.

Fuchsias, le 29 septembre.

Chrysanthèmes, le 24 novembre.

Plantes à feuillage ornemental, le 29 décembre.

Camélias, le 26 Janvier 1873.

Primevères, le 23 février 1873. .

Cette décision atteste beaucoup de zèle et d'activité. Si les amateurs. répondent à l’appel qui leur est adressé, ces petites expositions présenteront beaucoup d'intérêt. Chaque Société devrait en organiser de semblables selon les spécialités des cultures locales ; c'est le meilleur, sinon le seul moyen, de propager le goût de l’horticulture et d'augmenter le nombre des amateurs. Il est question d'organiser à Liége de ces petites expositions sous le patronage de la Société d'Émulation.

Commerce de pollen. — Les Palmiers, les Cycadées et beaucoup d’autres arbres de serre fleurissent souvent sans donner d’étamines et, faute de pollen, ne fructifient point. Rien de plus simple cependant que d'assurer cette fructification : il suffit d’une annonce dans le Gardeners’ Chronicle : On demande du pollen de Caryota wrens, par exemple, et selon toute probabilité, on recevra la précieuse poussière. Ou bien fleurit-il des pieds mâles, on en recueille la poussière, qu’on annonce en vente à tant le centigramme. La poste se charge du transport. Des annonces de ce genre se lisent depuis quelques temps dans les journaux anglais.

Philageria Veitchii Mast. — M. le D' Masters vient de décrire et figurer dans le Gardeners’ Chronicle (1872, p. 358) un hybride obtenu du Zapageria rosea (foem.) par le Philesia buxifolia (mas.). Notre savant confrère, combinant les noms des deux parents, lui a imposé le nom de X PAilageria Veitchii. Cette hybridation est fort remarquable puisqu'elle s’est manifestée entre deux genres différents, appartenant, comme on sait, à une petite famille de la parenté des Smila-

cinées. . | |

: M: Weddell qui a recherché les hybrides entre genres différents

mentionnés dans les auteurs, (Ann. Se. Nat. 1852, XVIII) cite les hybridations entre : Lychnis et Saponaria, Vicia et Pisum, Ervum et Vicia, Lychnis et Cucubalus, Ipomæa et Cucubalus, Nicotiana et Datura, Papaver et Chelidonium, Papaver et Glaucium, Lavatera et Hibiscus, Aceras et Orchis. M. Masters ajoute entre Hibiscus et Malvaviscus, entre Chamærops et Phœnix. — Le P4. Veilchi a une apparence singulièrement intermédiaire entre celle de ses deux parents : ce sera une

plante intéressante à cultiver : elle est grimpante et de serre froide.

Exposition à Bordeaux. —- La Société d'horticulture de la Gironde ouvrira une grande exposition à Bordeaux, dans la première quinzaine de septembre : les producteurs, amateurs, jardiniers et industriels, tant français qu'étrangers, sont appelés à concourir. Le programme sera publié prochainement. On peut s'adresser pour le recevoir au secrétariat général, Rue de Grassi, 9, à Bordeaux.

Hivernage des Gynerium. — Pendant la séance du 14 mars 1872 de la Société centrale d’horticulture de France, M. Vavin a eu l’occasion de recommander un procédé singulier, mais peut-être efficace, pour conserver les pieds de Gynerium pendant l'hiver. Il suffirait, à la fin de l’automne, de brüler la partie extérieure des touffes de cette belle et grande graminée et de ne plus s’en occuper davantage. Au printemps les pieds ainsi traités poussent plus vite et mieux que ceux auxquels on à appliqué des paillassons ou des couvertures.

Les Azalées de M. LL. Van Houtte. — On lit dans le Journal de Gand, du 15 avril : «M. Louis Van Houtte, dont les Azalées de l'Inde ont été si souvent primées dans les expositions de Belgique et de l'étranger, vient de cueillir de nouvelles palmes en Angleterre, pays où l'on apprécie si bien ce beau genre de plantes ; il vient d'obtenir, pour ses nouveaux Azalea Indica de semis, sept certificats de 1° classe, à l’exhibition qui a eu lieu le 10 de ce mois, dans le Regents Park, à Londres. Voici ce que nous lisons dans le Daily Telegraph, du 11 courant, au sujet des plantes couronnées de notre compatriote :

« Les horticulteurs anglais ont bien dù l’avouer : M. Louis Van Houtte qui nous a envoyé des Azalea indica nouveaux de son établissement horticole de Gand, les a complétement baffus par la perfection des couleurs et des formes des plantes qu'il a exposée; ses jeunes

semis d’azalées de l'Inde ont été reconnus par tous les amateurs comme les joyaux de l'Exposition de Regent's Park.

« Malgré le long trajet que les plantes avaient dû faire, elles étaient toutes dans un parfait état de conservation et de fraicheur; les connaisseurs ne savaient ce qu'ils devaient le plus admirer, ou bien l’écarlate vif de la variété Marquis of Lorne, ou bien le blanc crême strié de rose de la variété Mademoiselle Marie Van Houtte.

« Les horticulteurs belges qui cultivent les Azalées, ne suivent pas le même système que les horticulteurs anglais ; ils ne cherchent pas à donner à leurs plantes des formes pyramidales ou coniques, en torturant les fleurs de facon à rendre le feuillage tout à fait invisible; les feuilles, chez les plantes exposées par M. Louis Van Houtte, jouent le rôle que la nature leur a départi; pour tout dire, les Azalées de cet exposant étaient, comme disent les campagnards de ce pays, #n portrait parfait.

Les feuilles du Laurier-Cerise (Prunus lauro-cerasus), mises dans une bouteille, coupées par bandelettes, ont la propriété, mise à profit par les entomologistes, de conserver les insectes frais pendant fort

longtemps, en empêchant la putréfaction et la moisissure.

Station agricole de Gembloux. — Une station agricole vient d'être instituée à l’Institut agronomique de Gembloux. Sa direction est confiée à M. A. Petermann qui se charge des dosages et analyses d'engrais, de fourrages, de sols, d'eaux, d'aliments et de produits agricoles, d’après un tarif qui vient d'être publié. Ce laboratoire

d'analyses agricoles peut rendre de grands services au pays.

Hugo von Mohl, le célèbre botaniste, professeur à l'Université de Tubingue et rédacteur en chef du Botanische Zeitung, est décédé inopinément dans la nuit du 31 mars au 1% avril. Cet éminent botaniste à élucidé, avec une rare autorité, maintes questions d'anatomie et de physiologie végétale.

Il était le plus jeune des quatre frères Mohl, qui ont brillé chacun dans une sphère différente : Jules Mohl, l'orientaliste ; Maurice Mohl, ‘éminent économiste et Robert Mohl, jurisconsulte et homme politique.

Aug. Schram, directeur honoraire de la Société royale d'horticulture de Belgique, est décédé à Schaerbeek-Bruxelles, le 28 avril,

dans sa 61° année. M. Schram a été pendant plusieurs années attaché au Jardin botanique de Bruxelles où il avait fait d'intéressants essais de pisciculture. Il était même parvenu à fonder une Société de pisciculture et il à publié sur ce sujet d'intéressants renseignements. On aimait à le rencontrer dans les jurys des expositions florales et il comptait de nombreux amis.

B. $. Williams F. R,. H. $. : The Orchid-Gromers Manual. PFourth edition, London, 1871, in-12°, mwûh illustrations (London, at Victoria and Paradise Nurseries, Upper Holloway, N. — Price (post free,) 5 s. 5 d. M. B. $S. Williams, dont les établissements d'horticulture jouissent d'une réputation si bien méritée, est aussi l'auteur de divers ouvrages de culture fort recommandables. Nous avons sous les yeux, en ce moment, la quatrième et récente édition du Manuel du cultivateur d’'Orchidées. Ce livre nous parait être celui que bien des amateurs nous ont demandé : un guide simple et pratique. Il est rempli de bons renseignements sur les serres, les insectes nuisibles, les vases, la multiplication, l'empotage, et tous les genres de culture. Nous le recommandons bien chaudement à tous ceux de nos lecteurs qui cultivent les Orchidées ou qui voudraient apprendre à les cultiver.

G. Delchevalerie, Voice sur le Bambou gigantesque; Le Caire, 1872, br. in-8. — Nous avons recu de M. G. Delchevalerie cette nouvelle et intéressante notice sur le Bambusa indica gigantea. « Nous avons vu, dit l’auteur, à Ghésireh, des types de ce Bambou, s'allonger de 25 centimètres dans une seule nuit. Pendant l'été, des pousses, qui sortaient de terre, atteignaient en très-peu de jours leur hauteur naturelle, qui est de 20 mètres en Egypte, mais qui dépasse 25 mètres dans l'Inde et en Chine. Dans ce dernier pays, les condamnés à mort sont soumis au supplice atroce du pal par le moyen du Bambou. On assied et on lie le patient sur le sol au-dessus d'un turion qui commence à pousser et qui déchire en poussant les entrailles du malheureux qui périt ainsi dans d'effroyables souffrances. »

Bulletin de la Société royale Linnéenne. — La Société royale Linnéenne de Bruxelles vient de publier la première livraison d'un Bulletin qui paraîtra tous les deux mois; elle contient d'utiles ensei:

va

gnements scientifiques et plusieurs articles de pratique horticole. Ce

Bulletin est spécialement destiné à rendre compte des conférences données sous le patronage de la Société, de ses excursions scientifiques et, en général de tous ses travaux. Il est gratuitement distribué à tous les membres de la Société. Il a pour rédacteur en chef M. L. Piré, membre du Conseil d'administration de la Société royale de botanique, secondé par un nombreux Comité de rédaction et de surveillance. Ce nouvel organe de publicité pourra rendre des services; nous lui souhaitons longue vie et prospérité. — S'adresser pour tout ce qui concerne ce Bulletin à M. C. Bernard, secrétaire de la Société royale Linnéenne, chaussée du Vleurgat, 75, à Ixelles-lez- Bruxelles.

De Gids in het Plantenrijk (Amsterdam, chez Scheltema et Holkema, in-8°). — Sous ce titre, qui signifie : le Guide dans le règne végétal, MM. Becker, Scalongue et Michell, horticulteurs à La Haye, viennent de commencer la nouvelle publication d'une revue d'horticulture et de botanique. Ils se sont assuré la collaboration des botanistes les plus distingués de leur pays. Ce nouveau Gids nous paraît faire suite aux anciens Maandschrift de De Vriese.

Fr. Duvillers. Les Parcs et les Jardins. — Le premier volume de ce bel ouvrage, grand in-folio jésus, vient d’être terminé; il contient 40 planches avec texte ; les parcs et les jardins y sont dessinés et décrits avec un incontestable talent. Quant à nous, nous ne connaissons pas de plus bel ouvrage sur l'architecture des jardins. Il est dédié à S. M. Léopold IT, roi des Belges, qui se plait et excelle luimême dans cet art par lequel la nature est à la fois respectée et embellie.

Bernardin, Classification de 250 matières tannantes; Gand, 1872, br. in-8. — M. Bernardin, professeur à Melle, près de Gand, continue ses interessantes publications de technologie végétale. Après les matières grasses et Les textiles, il vient de s'occuper des matières tannantes, donnant pour chacune d'elles leur origine scientifique, leur provenance, leurs noms usuels, leur teneur en tannin, etc. Nous remarquons que nulle cryptogame n'est citée, mais les matières tannantes abondent chez les phanérogames. Ces travaux sont instructifs

pour les industriels, les négociants comme pour les savants et nous espérons que M. Bernardin étendra ses recherches à tous les groupes

de produits utiles que fournit le règne végétal.

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