PAR M. BAUDRIMONT
J'ai obtenu des résultats tout à fait inverses de ceux qui sont annoncés par M. Püey.
Les végétaux ont été placés dans de petites serres, où la lumière ne pouvait pénétrer qu'après avoir traversé des verres présentant une
couleur spéciale pour chacune d'elles : ces couleurs étaient le rouge
monochromatique, l'orangé, le jaune, le vert, le bleu, le violet. Une serre, servant de terme de comparaison, était éclairée par de la lumière qui avait traversé du verre incolore ou légèrement coloré en vert.
Je puis affirmer que toutes les couleurs, sans exception, ont été défavorables à la végétation et que nulle ne l’a plus été que la violette : toutes les plantes éclairées par cette couleur sont mortes les premières; après le violet, la couleur la plus funeste à été Le vert. Le bleu, situé entre les deux, au point de vue optique, n’a point donné d'aussi mauvais résultats.
Il me semble, en outre, que la conséquence logique qui découle des expériences rapportées par M. Püey, ne peut être que la lumière
violette soit plus favorable à la végétation que les lumières possédant
les autres couleurs du spectre ; mais que la lumière complémentaire
du violet est nuisible à la végétation, attendu que la lumière directe
du soleil contient certainement plus de lumière violette que celle qui a traversé des verres de couleur.
Pour ce quiconcerne les animaux, les expériences qui ont été faites ne sont point assez nombreuses pour qu'il soit possible d’en rien déduire de positif.