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AUTRES PARASITES

par M. LE D*" Moore, de Dublin,

Le docteur Moore, directeur du Jardin botanique de Glasnevin près de Dublin, a fait de nombreuses expériences sur la culture et racclimatation des Lorantbacées. Voici les résultats de tentatives faites sur le Loranthus europaeus. Toutes les graines que Ton fit adhérer à Textérieur de Técorce de différents cbénes ou qu*on plaça 80QS Tépiphléum et Tendophléum sur Taubier, ne se développèrent pas. Mais en écrasant avec précaution un bourgeon délicat d'une pousse d un an et insérant la graine du parasite au centre de ce bourgeon écrasé, deux de ces graines réussirent, lune sur un châne commun, Tautre sur un chêne de Turquie {Quercw Cerris). Les progrès de leur croissance, il est vrai, ont été remarquablement lents, mais on peut néanmoins considérer lexpérience comme réussie. Mises en place en janvier et février 1870, les graines ne tardèrent pas à se couvrir d'une mince couche gélatineuse qui se durcit et persista jusqu'au printemps 1871. Elle tomba alors, et bientôt après la plante parasite épanouit à la surface de Técorce quelques jeunes feuilles qui se développèrent jusqu'à l'automne, époque à laquelle elles se flétrirent par suite de la chute naturelle.

En 1872 il se montra environ une douzaine de feuilles à la place de chacune des anciennes : elles prospérèrent tout l'été, jusqu'à la chute annuelle. A la vérité, il ne s'est pas formé de branches, mais

on ne peut douter qae le parasite n*ait pris Tie dans le chêne qui k porte.

La réussite de ce procédé permet d^espérer que d^aotres expérimentateurs cultiveront cette plante curieuse qui, partie d*un si fiiible commencement, est devenue commune aux Iles Britanniques.

Quant au mode d*attache, M. Griffiths pense que si la majorité des Loranthacées se fixe par une racine-suçoir introduite entre Fécoroe et le bois de la plante nourricière, tel n*est pas le cas de quelques Loranthus et Yiscum qui n'adhéreraient que par un point unique : celui de rattachement primitif. C'est du moins ce que permettent de croire les expériences actuelles.

Avant d'abandonner le sujet de la culture des parasites, disons on mot des espèces qui sont bien établies i Glasnevin. (Test d'abord YOrobanehe Hedera qu'on a propagé en greffant des racines de Lierre infesté par ce parasite sur celles des lierres du jardin; ensuite YOrth hanche minor (qui vient sur les racines du Trifolinm médium) qu'on a répandu en semant ses graines mêlées à celles de luzerne. Enfin on a propagé le Lathraea squamaria en plaçant le long des racines de certains arbres des touffes de plantes qui en étaient infestées. Pendant une saison, six espèces de Cuscute ont prospéré mais elles ne sont point vivaces et demandent à être maintenues par leurs graines annuelles; de plus on doit les aider à s'attacher sur leur nourrice préférée. Les tentatives faites pour établir le Suçepin {Monoifopd^ hyfOfUye) ont échoué, mais le Nid d'oiseau commun (NeoUia fUiut avis) a vécu et fleuri deux ans, ce qui donne quelqu'espérance pour une expérience ultérieure.

Maintenant que l'on a réussi à cultiver ces divers parasites, il n'j a pas de raison pour désespérer d'acclimater quelques-uns de leurs splendides représentants tropicaux.

LA CHALEUR ET LA VÉGÉTATION

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