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XI

MASDEVALLIA HARHYANA Rchb.

N-ouTell(^Gi«n«'

NOTICE SUR LE GENRE MASDErALLU DB LA FAMILLB DBS ORCHIDÉBS.

PAR M. Edouard Morren.

(Planches XXI, XXII et XXIII).

■udevillia : Calyx duplex; exterior campanulatus, tnflduB, laciniis apice cornicttlatis; intarior diphyllus; anthera opercalaris, decidoa. Persoon.

Ruix. et Pavon, FL Peruv. Prodr., 122, t. 27. — Pœppig et Bmdlighbr, Ifw. gen. et sp,^ II, 1. 108. — Bndl., Qen. plant,, p. 201, n« 1449.

Le genre Masdevallia, de la famille des Orchidées, a une physionomie très-oaractérisée. Il a été constitué en 1794 par Ruiz et Pavon, sur une petite plante du Pérou, le M. un^flora et dédié à Jos. Masdevall, médecin et botaniste espagnol. Le calice a la forme d'une coupe divisée en trois lobes qui se prolongent plus ou moins en forme de corne, de filament ou d'appendice : les deux pétales sont insignifiants et le labelle, ordinairement fort restreint, revêt quelquefois la forme d'un sabot de Cvpripëde.

En 1835, Poeppig et Endlicher firent connaître quelques espèces du Chili ; puis on en a découvert un grand nombre d'autres sur les Andes, au Brésil, même à Gayenne et à Surinam. Enfin les espèces les plus belles ont été rencontrées en Colombie par M. Linden ou par d'autres voyageurs. Un seul Masdevallia a été jusque maintenant signalé au Mexique, le Jf . Jlaribunda de Lindley : nous aurons, plus loin, à fisiire connaître une deuxième espèce également de l'hémisphère boréal.

Ce sont en général des plantes alpines ; elles se plaisent à 8 ou 10,000 pieds d'élévation : elles vivent par touffes dans la mousse, sur les vieux arbres ou entre les rocaiiles : elles aiment la fraîcheur et le grand air.

On les cultive dans la même serre que les Odontoglossum, à Taide d'un mélange de terre de bruyère en morceaux, de tessons de pots, de charbon de bois, avec une grande quantité de sphagnum vivant : ce sphagnum doit être bien taillé ; la grande chaleur, le soleil ardent, l'humidité stagnante doivent être soigneusement évités.

Depuis quelques années les Masdevallia jouissent d'une vogue extraordinaire : les espèces à grandes fleurs et à couleurs vives, telles que les M. coceinca, Lindeni, Veitchiana, Harryana, ainsi que les

SI

M, Tavaremii, CHmaera, TroekUut se vendent à des prix fous : en effet, on les paye dix fois lear poids d'or, même aax ventes publiques.

n faut avouer d^ailleftrs que ces petites Ordiîdées sont d'admirables créatures, à la fois bizarres et distinguées : leur calice a des reflets chatojuits, à nuls autres pareils et qui dépendent d'une particularité anatomiqne : leur épiderme velouté est papilleux et ces petites papilles renferment une matière colorante d'une autre nuance que le fond.

La plupart des MasdevaUia ne donnent qu'une fleur à la fois sur leur han^, mais il est bon de savoir que la même hampe donne parfois plumeors fleurs à la suite Tune de l'autre, comme YOncidùim PafSiê, etméme d'une année à Tautra. On fera donc bien de ne point les couper afin de ne point restreindre le nombre de ces fleurs précieuses.

Les feoiUes de MasdevaUia se distinguent souvent par la présence de trois petites pointes à leur extrémité.

Si quelques espèces sont aussi brillantes et aussi recherchées que nous venons de le dire, il convient d'ajouter qu'il en est d'autres qui sent plus SBodestes, plus acoBSsibles et d'ailleurs fort intéressantes.

Les Maftlevallia sont en ce moment très-nombreux dans les cultures : on en a désigné nominativement au moins une soixantaine. Nous avons dressé la liste complète de tous oeux que nous connaissons et nous la oonsifaons ioi dans l'espoir qu'elle sera utile aux amateurs, nais sans entrer dans aucune discussion sur leur validité spécifique.

BNUMËBATION DES BSPÈCES CONNUES DE MASDBVÀlLTA.

M. aefHitolNl Rbobi., Gatim/ora, IX, p. 82, pL 285. — Du Pérou; introduit par Warsceveicp. Voisin du M. cMlU.

M. sBais LiNDLBY, dans les Orchid. Zindemane (1846), p. 5. — Mtjll., Ann. lot. VI, 91. — Fleur jaune, velue à l'intérieur.

M. aiBAbilis Rchb. f. , Banpl., U (1854) p. 116. — Mull. , Ann. Tl, 198. — Pérou ; fleur d'un beau rouge.

M. amanda Rchb. f., Bonplandia II, p. 115, 284. — * Mull., Ann. VI, 190. — Hampe bi-triflore; fleurs blanches ponctuées de rose. — Nouvelle-Grenade.

M. Arminii Lind. et Rchb. f., Bonpl. II, 283 ; III, 69. — Mull., Ann. VI, 189. — Rose, à pointes pourpres; Ocana, Pamplona.

M. aiteaiiata Rchb. f., €rard. Chron.j 1871, p. 834. — iZZ. hort. 1872, p. 279. — Flears blanches avec les cornes jaunes. Costa-Rica ; Veitch.

ML anroo-pnrpurea Rchb. f., Bonpland. Il, 1854, p. 115 et 283.

— MuLL.» Anai, VI, 92. — Nouvelle-Grenade.

M. BenedictiLiNDEN, Gat. 1873 (200 frs.).

M. bieolor Poeppig et Endlichkr, Nov çêner. et sp. II, pi. 108.

— Au Pérou, sur les vieux arbres, dans les bois ; jaune en dessus, rouge foncé en dessous avec les cornes orangées.

M. biflLora Poepp. et Endl., Z. e. — Pérou.

M. Bonplandi Rchb. f., BonplmnéUa. 1855, p. 69. M. Reich^nbach a imposé ce nom à la plante décrite par Kantfa sous le nom de M, wdjhra et qui ne serait point, selon lui, le yéritable M. tmifiara de Ruiz et Pavon.

M. Braclimalleri. — Nous ne connaissons cette espèce que par les catalogua.

M.baccniator Rchb. f., Bonpl, 1854, 115, 283. — MuLL..it«iii. VI, 193. — Nouyelle*^renade ; hampe ailée biflore : fleur ji^ne ou pourpre.

M. candida Klotzsgs et Kabstbn. — Ce nom dioit passer dans la synonymie du M. Tovarensis. — Bonpl. II, 23.

H. caadata Lind(l., Oen. a$ul spec,, p. 193. — OMUi. ZiiUen, p. 5. — MuLL., Aim. VI. 189. — Karsten, FI. Columi. II, 1«8. — Nouvene-Grenade, Cauca.

H. Cayennensis Rchb., in Otto et Dibtr., Alfy, 0art$nz. 1856, p. 242. — MuLL., A%fU VI. 190;

M* CbimaeraRcHB., Gard. Chron. 1872, p. 463. — Plante extraordinaire : les feuilles mesurent un pied : les pédoncules portent jusque cinq fleurs qui sont grandes, jaune d*6r, avec des lamea et d|98 taohes de cacmin et des poils noirs : les appendices soat très^longs et ondulés : le labeUe est en forme de sabot. D'apràa M. Rêicto&baeh {Gfnfd' Chron. , 1873, p. 1238), le M. Chitmêra âgut*é daps VIUiutraHon^kartsh eoîeea 1873, sous le n"* 117, n'est pas cette espèce et il en fait le M. nycUrina.

M. dnnamomea RcHB. , Bonpl. 1855, p. 225. — Mull., Ann. VI,

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