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ARCHITECTURE, SCICETIRK ET GRAVURE

Pierre Cloet, dont le burin est toujours si pur, et surtout Gilles Sadeler, qui conduisit à sa perfection la gravure du portrait, et n'eut peut-être pas de rivaux dans celle du paysage. Il fut, comme ou sait, surnommé le phénix de la gravure.

Pendant que ces artistes florissaient pour la plupart à Anvers, Liège envoyait à Paris son Jean Valdor,Jean Warin, et Jean Üuvivier, qui succéda à ce dernier. C’est à un autre Liégeois, Gilles du Marteau, qu’on doit l’invention de la gravure à la manière noire.

Un graveur était né à Anvers qui devait élever son art à la plus haute perfection , car il n’a pas encore été surpassé depuis : cet homme était Gérard Edelinck.

Louis XIV, voulantavoir une suite degravures représentant les principales actions delà vie du roi son père, ne crut pas pouvoir en confier l’exécution à un artiste plus habile que Jean Valdor, de Liège, qui grava une partie de ses planches sur ses propres dessins.

On doit à Jean Warin , de Liège , d’importants

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perfectionnements dans la gravure des médailles cl dans le monnayage. Voltaire dit de lui , dans son Hiitoire de Louis XIV . « .Nous avons égalé les anciens dans les médailles. Warin fut le premier qui lira cet art de la médiocrité, vers la fin du règne de Louis XIII. »

Un autre Liégeois, Duvivier, fut graveur de Louis XV. Après la mort de cet artiste, M. de Marigny, consulté par le roi sur le choix d’un nouveau graveur en médailles , conseilla à S. M. de différer, dans l’espérance qu’il se rencontrerait un Belge pour le remplacer, ajoutant : « qu’il n’y avait que celte nation pour » bien saisir les effigies. »

Nous voyons que si les noms des peintres de notre vieille école flamande occupent une des places les plus distinguées dans l'histoire de l’art, ceux de nos anciens graveurs n’y ont pas obtenu une mention moins honorable.

De nos jours le graveur De Meulemeester , de Bruges, sut vaincre tous ceux qui l’avaient précédé dans la représentation des tableaux de Raphaèl , qui décorent les loges du Vatican. Déjà

Mir.HlTECTt »t , SCILPTIRE ET GRAVURE. HS

en 1607 , cet ouvrage avait été gravé par Sixte Badatocchio et Jean Lanfranc; en 1640, par Nicolas Chaperon; en 1717, par César Fantettus, à l'exception des quinze derniers tableaux, qui furent gravés à Rome par Pierre Aquila; en 1808, par David (le graveur) et son élève M lle Sibire.

Malgré toutes les copies gravées de cette belle oeuvre de Raphaël, dont quelques-unes sont remarquables , notre compatriote n’a pas craint d’entrer en lice; et par l’exactitude, la correction du dessin, la fermeté et la belle exécution, il a laissé loin derrière lui ses devanciers.

Nous pouvons attendre beaucoup du jeune Onghena, de Gand. A l’àge de 28 ans, il avait déjà produit plusdeOOO gravures. Cet intéressant artiste s’est formé absolument seul , sans guide, sans maître, sans leçons d’académie.

Peu d’orfévres ont porté l’art de la ciselure à un plus haut degré de perfection que Pierre De Fraine et Jean Mivion, tous deux Liégeois. La reine Christine de Suède appela le premier dans ses États. N’oublions - pas qu’au xvi e siècle uu autre Liégeois, Jean Houbar, était aussi

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habile orfèvre que bon ciseleur. On faisait le plus grand cas de ses ouvrages , dont la délicatesse était des plus remarquables.

Les de Bettignies, les Beghem de Mons, ont aussi excellé dans l’orfèvrerie et la ciselure. Londres et Paris recherchaient leurs ouvrages.

MM. Braemt, J. Leclerc et Jouvenel de Gand, iéhotte de Liège, et De Hondt de Bruges, cinq autres graveurs remarquables de nos jours , témoignent assez par leurs œuvres ce que la gravure et la ciselure peuvent encore attendre de gloire des talents de ces enfants de la Belgique.

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Dan* ta majestueuse et amie obscurité Soudain t'ouvre un palais par l'étude habile Là tout te tait , nul ton n'importune l'oreille ;

Mai» le calme est actif et le silence veille.

De» sens , de» passion» la turbulente voix Expire en approchant de ce» paisibles toits.

Là , loin du vain fracas d'un monde qu'elle oublie La Méditation , assise et recueillie ,

Couve tou» les trésors renfermés dans sun sein ,

Et ton front taciturne est penché sur sa main.

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