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II. mest. Jan Raepsade van den selven. vi lb

En 1504, lors des guerres en Zélande et en Hollande, il y a aussi des chirurgiens majors.

Mi •st. Lambchle den Arsatre vanden gwonden

(1 } Dans kilian on trouve: arise , artset , arsle , medtcus arisenen meileri , arlsenye medicina.

<32 LA BELGIQI E ÎLLISTRÉE.

ta üirixte ta vmakene, besprokcn tri scep. x lb.

Vers le milieu du xiv* siècle, cette ancienne dénomination d’Arsatre disparaît, et l'on trouve une foule de mentions de surgicn (chirurgien).

Nous pensons que ces citations, et plusieurs autres que nous pourrions extraire des Comptes de Bruges, prouvent suffisamment combien déjà à cette époque la médecine et la chirurgie étaient avancées chez nous.

Nous avons vu dernièrement, dans des notices biographiques très-intéressantes insérées par M. l'avocat Coomans aîné dans le Journal des Flandres, que le savant médecin belge Nicaise Kllebaudt, né au commencement du xv< e siècle, et qui alla s'établir pendant quelque temps à Presbourg, en Hongrie, était consulté par des habitants de la Sicile et du Danemark, c'est-àdire à 400 lieues de distance. Il fallait que sa réputation fût immense pour que de pareils faits fussent possibles, dans un temps où les noms circulaient avec autant de difficulté que les voyageurs.

mêdeccie, chimm.ie et atitoiie. 133

Cet illustre médecin , pendant son séjour en Italie, y émerveilla tous les savants.

Plusieurs auteurs (i) assurent que les contemporains allemands et italiens d’Ellebaudt ne tarissent point en éloges sur ses talents comme médecin, et sur son érudition comme helléniste.

Quoique les biographes aient singulièrement négligé ce nom, jadis illustre, il est à penser qu’Ellebaudt fit faire de grands progrès à la science.

André Vésale, mort en i 561 , fut regardé avec raison comme un des ornements du xvi e siècle; ce fut le père de l’anatomie descriptive et le fondateur de l’anatomie pathologique.

« Vésale, dit M. Portai dans son Histoire de t Anatomie et de la Chirurgie, l’emporte par la précocité de son génie sur Pascal, qu’on cite comme l’exemple le plus frappant des talents prématurés »

Voici l’opinion qu’émet le Dictionnaire hislo-

(1) Epistofa’ tlluslrtum Belyarum. Autore P. Bertio Leni*',

134 LA BKLI.lc.il t ILLISTRÉL.

rique de ta Médecine ancienne et moderne , sur ce médecin de Charles -Quint et de Philippe II : • Ses ouvrages jouiront de l’estime qu’on en a fait, tant que la médecine et l'anatomie seront regardées comme des sciences utiles au genre humain. Les écrivains qui l'ont suivi, tout en le perfectionnant, ont avoué que cet homme célèbre a toujours été leur guide et leur modèle. »

Yésale, dans son Cour s d'anatomie, parle d’une manière assez précise de la circulation du sang, dont la découverte est cependant généralement attribuée à l'Anglais Harvey. Le lecteur a pu remarquer que déjà plus d’une fois nous pouvions nous appliquer le : Sic vos non vobis (\) !

Au commencement du siècle suivant, J. -B. Van Helmont, né à Bruxelles en 1577, joua un grand rôle dans l’histoire de la médecine, parce qu’il fut l’un des premiers à saper les fonde-

(1) Voyez le chapitre u du livre III de son traité De humani corporis fabricA. On peut consulter sur cet homme célébré la biographie étendue qu'en a publiée M. GoethaU , bibliothécaire de la ville de Bruxelles, dans ses Lectures historiques .

KÊuK.m: . ciimuigif. kt »jhtü«ie. 133

ments de la théorie galénique, qu'il bannit un grand nombre d’hypothèses erronées , alors reçues dans les écoles, et qu’il introduisit plusieurs doctrines, qui, épurées ensuite au creuset delà physiologie expérimentale, mirent peu à peu sur la voie d’une explication plus satisfaisante des phénomènes normaux et anormaux de la vie.

L’idée mère, la base du physiologisme moderne, dont Broussais a cru devoir se proclamer le fondateur, appartient non-seulement à ce même Van Helmont , mais aussi au savant flega, qui, dans son livretfc ta Sympathie, publiéen 1721 , a amplement développé cette doctrine, ainsi que le démontre le docteur Broeckx, pages 106 et suivantes de son ouvrage déjà cité. Le prétendu réformateur ne nomme pas même les sources auxquelles on est porté à croire qu’il a puisé. Vau Helmont acquit aussi des droits éternels à la reconnaissance des chimistes , en faisant connaître le premier les propriétés des différents gaz. Le fils de ce savant fut l’ami de Leibnitz et passait pour un homme universel. 11 eut l’honneur d’èlreun des premiers qui ouvrirent la car-

136 t* «Kl mot K ILLISTRtK.

rière de l'enseignement des principes relatifs à l’éducation intellectuelle des sourds-muets. Il composa une méthode, publiée en 1672 à Sulzbach , par laquelle non-seulement il veut rendre les sourds-muets aptes à comprendre ce qu’on leur dit, mais leur donner même l’usage de la parole.

M. Degerando, dans son livre de l'Education de* sourds-muets de naissance, pense que Van Helmont est tombé dans l’erreur en faisant consister l’essence de l'éducation des sourds-muets dans la restitution artificielle de l’usage de la voix; il reconuait cependant que son esprit investigateur le conduisit à ouvrir une voie nouvelle pour l'éducation des sourds-muets (tome I, page 540 ) .

Dans une science qui mérite à si juste titre la reconnaissance de la postérité, quels hommages ne devons -nous pas à ceux qui ont contribué à ses progrès !

On ne peut assigner une époque précise à l’invention des moyens d’instruire les sourdsmuets, si l'on veut reconnaître l’origine de cet

SÉDECPfE , ( HIRI ntlt ET AS ATOIIK. 137

art dans des essais tentés pour l’éducation d'un sourd-muet isolé. Quant à l’exposition faite pour la première fois du principe théorique sur lequel repose l’art d’élever les sourds-muets, c’est à Jérôme Cardan qu’en revient l’honneur (de 1301 à 1376) ; mais il n’a donné nul développement à cette pensée féconde.

Jean Wever, surnommé Piscinarius, né en 1315, fit aussi faire un grand pas à la science médicale: il a surtout bien méri té de la postérité pour avoir été le premier médecin qui ait traité de la médecine légale.

Antoine Nuck, savant anatomiste belge, du xvh® siècle, inventa plusieurs instruments de chirurgie, et publia une description des organes salivaires de l’homme, très-étendue et trèsexacte, où se trouvent des vues neuves.

La chirurgie a aussi de grandes obligations à Jean Pallin, né à Courtray en 1649 (i). 11 réforma, le premier, le mode vicieux de suture dont

fl) Ou l'année suivante, dit Paquot , qui le nomme Palfyn , lomc XVIII , page 279.

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on s'ôtait servi jusqu'alors dans les plaies des intestins; constata que la cataracte est réellement due à l’opacité du cristallin de l’œil , et inventa un forceps doul on se sert encore aujourd’hui dans quelques accouchements, sous le nom de tire-tête de l’alfin.

En 1781, la ville de tiand Fit élever un mausolée à Jean Ralfin. De nos jours encore, son ouvrage sur l’ostéologie, et celui sur l’anatomie du corps humain, sont consultés avec fruit.

Revenons un moment sur le» travaux de l’il-

lustre Rega.

Un sait que M. Van Scvendonck, médecin de Bruxelles, lit paraître en 183U une nouvelle édition augmentée de l’ouvrage devenu très-rare :

Trac ta lu s de sympathia, aiuore J. Reya, in celeberrimâ Lovanicnsium univertilale médicinal doctore, et professore publico primario.

La lecture de ce livre démontre que ni Tissot, ni Haller, ni Barthez, ni Broussais, n’ont ajouté un seul fait important nouveau au beau travail du professeur de Louvain.

■ ÊDECIXE, CHIRURGIE ET AXATOMIE. 139

Au chapitre xu, page 160, on lit : « Subjec-

> tum febris non esse aliud quàm partes solidas « atque imprimis nervosas, ae membranaceas,

> si quidem in bas tantum stimulorum aclio in- » telligi possit. »

Page 163. • Stimulus ille febrium produc- • tor.... in hoc vel illo residet viscere, héc vel » illà residet parte nervosâ , etc. * A la même page, l’auteur prouve que l’estomac est le siège le plus fréquent des fièvres continues.

Au chapitre xm l’auteur conclut : « Couclu- » damus focum et fomitem plurimarum februin

> continuarum et omnium penè intermitlen- » tium esse in venlriculo. » Voyez Broussais, proposition 231-233.

t Quapropter habentes præ oculis teneritudi- » nera summam stomachi et sensibilitatem, » ne, quæso, tam faciles sitis in præscriben-

> dis drasticis et quibus vis volatilibus spiri-

> tuosis, ac summè activis remediis; medi-

> camenla hæc ad massam sanguinis pervenire

> non possunl, nisi postquam nolam suæ acti- » vitatis impresserint lunicis stomachi; unde

140 U BELGIQUE ULLSTUt*.

> horrendi non modô in stomacho, sed in toto » corpore verendi sunt tumultus. »

Quand le fondateur de la médecine physiologique posa les mêmes préceptes, le professeur Rega les avait déjà tracés depuis un siècle (i).

Le premier historien de la médecine, après la renaissance , appartient encore à la Belgique.

C’est Remacle Fuchs , qui écrivit la vie des médecins remarquables du xv e siècle.

Tous les auteurs s’accordent à dire qu’encore aujourd’hui, sous divers rapports, le Die lionnaire historique de la Médecine, publié par Joseph Eloy, de Mons, est le meilleur, et dans tous les cas le moins incomplet.

Même après Bichat , dont la renommée fut si grande, Pierre-Hubert Nysten, né à Liège en 1771, compléta, par des recherches précieuses, les notions de physiologie sur la vie et

(1) Messager des Science» et des Arts de la Belgique, année 1833 , page 4712. Fendant un certain temps M. Broussais avait travaillé dans les hépitaui militaires à Bruges. Ce sera sans doute pendant ce séjour qu'il aura commencé à étudier les ouvrages des médecins belges, et surtout celui de ftega.

«ÉMKI’IE, CHUU'IGIE ET »JUTO*IE. J il

la mort , qu'avait livrées le premier au monde savant.

Ledocteur Van den Zande de Bruxelles, dont le docteur Broeekx a publié la biographie eu 1859, est le premier qui eut la gloire d’employer les mereuriaux comme méthode principale de traitement dans la fièvre puerpérale, à laquelle il donna le nom de péritonite puerpérale. Van den Zande mérita bien de l'humanité par celle découverte importante , qui sauva un grand nombre des victimes qu’aurait continué à faire celle désastreuse maladie, sans ce procédé.

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