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Il parait néanmoins que l'éducation des vers à soie prit peu d'extension dans nos provinces, et même qu’elle y fut plus lard presque abandonnée.
Un trouve aux archives de la ville de Bruges la preuve que cette ville a surpassé toutes celles de France pour la fabrication et la teinture des tissus de soie.
On y lit une résolution des magistrats, du 19 mai 1447, portant que l'on a exempté un fabricant, nommé Pierre Goddyn, du droit à payer sur la soie écrue qu’il achetait pour la travailler et la teindre, à cause de l’industrie et «lu talent dudit ouvrier pour mettre la soie en œuvre.
En ce temps il n’y avait encore en France nulle fabrique de ce produit. Louis XI en fil établir à Tours d’après ce qu’il avait vu durant son séjour en Belgique, à la cour de Philippe le Bon, «|uand il n’était encore que Dauphin.
Les trésors que l’esprit actif et commerçant des Belges attirait en leur pays, étaient au-dessus de ce qu’on peut s’imaginer, si l’on fait
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attention à la barbarie dans laquelle l'Europe gémissait alors. Aussi leurs souverains étaieritils les plus riches qu’il y eût. Prymer nous apprend que le duc de Brabant, mariant eu 1559 sa fille au prince Noir, fils d'Édouard III, roi d'Angleterre, lui donna une dot de trois cents mille livres sterling, somme exorbitante pour l’époque, et qui surpassait de beaucoup celles que donnaient les plus puissants monarques.
Tous les historiens parlent avec admiration des riches tapis de la Belgique, de ses somptueuses broderies, de ses fabriques de velours, de satin, de damas, etc. Au xvi' siècle, l'industrie et le travail des Belges fournissaient d’étoffes en laine et en soie, non-seulement la majeure partie de l’Europe, mais encore les pays nouvellement découverts en Amérique et en Asie.
Les gants de Louvain étaient si recherchés au xvi c et au xvn c siècle, qu’on les offrait en présent aux princes pour leur bienvenue. Albert et Isabelle eu reçurent à leur inauguration : « Sub vesperam Magistratus tribus crateribus...