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Maurice Ansiaux. Le Pangermanisme en Belgique

LE FLAUIN6ANTISME 61

Les vraies côtes de rAUemagne ce sont les côtes belges. « L'Allemagne est comme un homme qui a des servitudes sur une maison voisine*. »

Et, en vérité, n'ayant pas de stations balnéaires, elle a fait de Scheveninghe, de Blankenberghe, d^Ostende même, des stations à elle ou presque. Les hôtels, les cafés, les restaurants sont allemands. La clientèle allemande appelle le marchand allemande

Mais c'est Anvers surtout — point stratégique — qui est devenu la proie de l'Allemagne. L'infiltration est là plus sensible qu'ailleurs. A la tribune du Parlement belge, un ministre a déclaré que le pays devait s'en réjouir : « Il est fort heureux, a-t-il dit^ que le commerce allemand ait intérêt à se servir du port d'Anvers. » Sans doute la Belgique ne peut détourner ni les navires étrangers ni les maisons étrangères qui viennent à Anvers. Cette ville leur doit sa fortune, comnie Budapest, par exemple, doit la sienne aux Israélites.

Mais la question est de savoir si, comme ce ministre le suppose, nous nous trouvons bien en présence

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