‹ La Belgique sous le règne de Léopold Ier (volume 2)Chapitre 41 sur 155 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Quelques canons avaient été placés à l'avenue de la porte de Louvain, au bois de Linthout, au faubourg de Namur et dans le voisinage du parc. Une batterie mobile était prête à se diriger, au premier signal, vers les points les plus menacés. Mais ces moyens de défense, manifestement insuffisants, n'avaient produit d'autre résultat que d'accroître la panique. L'énergie révolutionnaire avait disparu ; le prestige de la blouse s'était évanoui aux premiers revers de nos troupes. Bien des hommes compromis dans les événements des dix derniers mois fuyaient ou se ménageaient une retraite.

Un seul magistrat municipal, le bourgmestre Roupp©» manifestait un courage à la hauteur des périls qui menaçaient la cité. Il voulait sonnerie tocsin, relever les barricades de Septembre et lutter à mort jusqu'à l'arrivée des Français ; mais les habitants les plus notables s'opposaient vivement à ce projet : ils croyaient à bon droit que les Hollandais, au Ifeu de s'engager une seconde fois dans les rues de Bruxelles, débuteraient cette fois par un bombardement général. On parlait déjà de capitulation, lorsque les baïonnettes françaises, brillant sur les hauteurs de Hal, vinrent rétablir la confiance.

Après avoir raconté les événements de la campagne, nous allons, dans les chapitres suivants, rappeler l'impression qu'ils produisirent en Hollande, en Belgique et au sein de la Conférence de Londres (1).

«temps dans cette ville. Plusieurs ont déjà pris la sage résolution de «l'abandonner de nouveau. Le gouvernement est sur ses gardes : les «orangistes , au moindre mouvement, éprouveront la rigueur des lois. » {Moniteur du 9 août.) (1) V. bV Appendice les bulletins de l'armée du prince d'Orange (L. G.).

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