‹ La Belgique sous le règne de Léopold Ier (volume 2)Chapitre 42 sur 155 · LA HOLLANDE PEHDAHT ET APRÈS LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

LA HOLLANDE PEHDAHT ET APRÈS LA CAMPAGNE

(Août 1831.)

L^nvasioft de la Belgique , sans dénonciation préalable de la reprise des hostilités, était une violation flagrante des principes du droit des gens. — Examen des excuses alléguées par les publicistes hollandais. — L'invasion au point de vue des intérêts de la Hollande. — Tendance de l'opinion publique. — Les deux chambres des Etats-Généraux votent une adresse d'adhésion à la politique du gouvernement. — Illusions causées par la nouvelle de la défaite de Daine. — - Le comte de Larochefoucauld notifie l'intervention de la France. — Attitude des Etats-Généraux. — Retour de l'armée. — Démonstrations patriotiques. — Croix de bronze. — Les dames font frapper des médailles.— Réception du prince d'Orange par la population de La Haye. — Fêtes à Amsterdam. — Revues. — Les élèves des universités reprennent le chemin de leurs études. — La vérité sur les opérations militaires du mois d'août. — Armistice. — Réponse hautaine de M. Verstolk à sir Bagot , ambassadeur d'Angleterre. — Attitude énergique de la Conférence de Londres.

Dans sa proclamation du 4 août 1831, le roi Léopold accusait la Hollande d'avoir méconnu à la fois les engagements résultant d'une suspension d'armes et les principes qui régissent les peuples civilisés.

Ce reproche n'était que trop fondé.

La fusillade durait encore lorsque, le S octobre 1830, Guillaume I er invita l'Autriche, la France, la Grande- Bretagne, la Prusse et la Russie, en leur qualité de

signataires des traités de Paris et de Vienne, à délibérer sur les moyens de mettre un terme aux troubles qui avaient éclaté dans les provinces méridionales. Les circonstances étaient pressantes. L'armée des Pays-Bas était en dissolution ; nos volontaires, exaltés par la victoire, allaient envahir le Brabant septentrional et la Flandre zélandaise.

La demande de Guillaume I cf fut accueillie. Après quelques notes échangées entre lord Aberdeen, ministre des affaires étrangères de George IV , et M. Falck , ambassadeur des Pays-Bas près le gouvernement britannique, les plénipotentiaires des cinq cours se réunirent en Conférence à Londres et invitèrent M. Falck à se joindre à leurs délibérations.

Le 7 novembre au soir, deux commissaires de la Conférence, MM. Bresson et Cartwright, arrivèrent à Bruxelles avec le premier protocole. Ce document diplomatique, daté du 4 novembre, renfermait la proposition d'un armistice. On engageait les parties belligérantes à se retirer réciproquement derrière la ligne qui séparait, avant le 30 mai 1814, les possessions du prince-souverain des Provinces-Unies de celles qui y avaient été jointes pour former le royaume des Pays-Bas.

Le 10 novembre, le Gouvernement provisoire de Bruxelles adhéra à la proposition de la Conférence.

MM. Bresson et Cartwright portèrent cet acte d'adhésion à Londres. Ils revinrent bientôt à Bruxelles, munis d'un deuxième protocole, daté du 17 novembre.

Cette fois, après avoir annoncé que le roi Guillaume adhérait au protocole du 4 novembre, les plénipotentiaires des cinq cours proposaient une suspension d'armes,

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