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qu«* vous poss^'d»'/., do ce que je possède moi-iiK'iiif. |']ii im mol, vous réunisse/. du même coup trois fortunes sur la tète d'Ilemielhî.
('e dernier argument jirodiiisit visiblcunent sur M. de La .Modane un faraud elTet.
— Je ne crois pas devoir insister plus longuement sur la <pi<'stion d'argeni, acheva M. de Lapcyre. Votre haute intelligence appréciera sans peine les motifs que j'ai fait valoir. Ce n'est donc pas \k ce qui me préoccupe le plus, ('-'est de savoir si M"'" de La Modane ne S(! montrera pas hostile à ce projet et si elle daignera m'accorder sa main. Je reconnais que deux ou trois jours au moins sont nécessaires pour la pressentir. Je vous prie donc, je vous supplie, de vouloir bien le faire et de ne pas vous prononcer vous-même avant de l'avoir interrogée.
Pendant cette péroraison, dans laquelle le comte avait fait les demandes et les réponses, sans laisser à son interlocuteur le loisir de placer un mot, il n'avait pas cessé d'observer le marquis.
Le résultat était aussi satisfaisant qu'il pouvait le souhaiter à la suite d'un premier assaut. Loin de se révolter ouvertement contre ce dessein, M. de La Modane l'avait accueilli, à la fin surtout, avec plus de faveur que le comte no l'aurait espéré.
Lorsqu'il avait été question du consentement d'Henriette, son père avait relevé la tête et souri avec un dédain manifeste.
— Ceci est purement accessoire, signifiait ce geste expressif.
M. de Lapeyre se garda bien de revenir à la charge. Il voulait laisser lo vieux gentilhomme sous cette impression favorable. Il se retira donc, en protestant, quoi qu'il arrivât, de son inaltérable dévouement.
Le marquis n'essaya pas non plus de le retenir. Il n'était pas fâché de rester seul, afin de peser, les uns après les autres, les arguments que le comte avait mis en avant.
En somme, la demande de M. de Lapcyre ne lui paraissait pas déraisonnable. Lui donner Henriette était évidemment plus sensé et plus avantageux que lui donner M^^ d'Ermilly, Enfin, s'allier avec un gentilhomme qui portait le titre de comte, qui était en relations avec deux têtes couronnées, qui était assez riche pour se permettre de refuser les présents d'Artaxercès, ce n'était pas déroger.
L'idée que le comte avait soumise à sa haute sagesse, peu à peu prit racine dans son esprit ; puis elle y fit de tels progrès, qu'il finit par la trouver excellente. Réunir sur la tête de sa fille les fortunes des La Modane, des d'Ermilly et des de Lapeyre! C'était un argument irréfutable aux yeux d'un homme qui, comme lui, n'estimait les autres hommes qu'en raison de leurs titres et de leurs richesses.
Il ne s'agissait donc plus que d'en informer Henriette. Et qui sait si cette
LA RELLE ARGENTIERE
— Votre Majesté est touj(
)ur3 indulgente,
je le
vols...
heureuse nouvelle ne dissiperait pas
la tristesse
qui
s'était
emparée
de
la
pauvre enfatil?
M. de La Modane commença par sa
sœur.
' — J'ai une grande nouvelle à l'annoncer,
lui dit-il
, le lendemain
de
cet
entretien.
— Ah ! fit la comtesse.
LiV. 36. F. ROY, cdit. — Reproduclioii in
tcrdite.