SCÈNE VI
LOUISE, GEORGES, PIGOIS, la Foulk.
[Ln porte s^ouvre brusquement comme forcée. — On npercoit, à la lueur des torches , un groupe d'hommes en costume de travail au milieu desquels Georges se débat, en criant : ce Laisset-moi... laissez^moi donc, misérâbles!... » — Au même instant la fenêtre est brisée et laisse voir une foule d’ouvriers armés : quelques-uns se précipitent sur la scène. — Louise, au comble de la terreur, se jette de cété, entraînant le marquis qui demeure Immobile, les bras croisés. — Georges s’élance sur la scène , les hommes qui le retenaient, et au milieu desquels se trouve Pigois, s'élancent après lui et l’entourent, en criant : cc \on! non! nous ne le voulons pas!... Xous le tuerons plutét!..» » — Jeannick est entré au milieti du désordre et s’est placé devant son maître.)
Mon frère 1
Louisi:.
GE O RG RS, luttant contre ses ouvriers.
Mais laissez-moi donc, enfin, misérables I
PIGOIS.
NonI vous ne vous battrez pas avec cet homme-lii! nous ne le souffrirons pas!
LA FOULK.
Non!... C’est une indignité!... ça ne sera pas!
GEORGE5Ï, au milieu du bruit.
Mais ne comprenez-vous pas que vous trahissez, que vous déshonorez votre cause et la mienne! Vous voulez donc qu’ils nous prennent pour des làclies, nous autres... vous voulez donc leur laisser le privilège de l’honneur et do l’épéc?... (Tous se taisent et se regardent.) Si c’cst là CO quo VOUS voulez, moi, je ne le veux pas!... Allons! assez!... Retirez-vous!...
PIGOIS.
Allons! venez!... C’est dur; mais il a raison! (i .CS ouvriers se retirent silencicusemeut.)
LA HLLLE AU BOIS DORMANT
G Iv O KG 1*1 S, à fin sonnr, durement.
Vous... vous (Mes bien coupable... c’est tout ce que je puis .vous dire... Restez, maintenant, si vous le voulez, puisque vous .savez tout.