SCÈNE XIII
GEORGES, DIDIER
DIDIER, tri-s-sérieut
Ah çà I que se passe-t-il donc ?
Paul, as-tu le cœur ferme ? Te .sens-tu capable d’écouter uikî confidence, quelle qu’elle pui.sse être, sans perdre ton calme?
DIDIER
Ce que tu as à me dire est donc bien grave ?
GEORGES
Tout ce qu’il y a do plus grave.
DIDIER, l'mu.
Ah! laisse -nruM me remettre un peu! se recneme pendant qu*» fait quelques pas dans le salon.) Fh bien î pnHe maintenant.
GEORüKS, lui montrant un sii'içe et s'asseyant lui-mf*me.
Mon cher, je dois d’abord te demander pardon do t’avoir choisi pour confident, c’est une tâche pénible que je t’impose... .Mais, tu le sais, ma vie, depuis mon enfance, a été si sévèrement vouée au travail que le temps de me faire des amis m’a manqué... Le seul loisir que j’aie jamais connu, c’est ce voyage pondant lequel je t’ai rencontré; c’est cette année d’épreuves communes, de dangers partagés, qui m’a laissé dans le cœur une estime, une confiance, une amitié que je n’avais jamais accordées à personne.
DIDIER
Mon ami!
GEORGES
Enfin, j’avais encore une autre raison do te préférer à tout autre confident, et cette raison, c’est que tu m’avais en quelque sorte prédit le désastre qui m’arrive.
1, Georges, Didier.