ACTE QUATRIÈME
est à bout... cette idée fixe me tue... ma santé... ma raison môme sont ébranlées... avant que je ne tombe au-dessous de moi-môme, je suis résolu d’en finir.
DIDIER
Georges!...
GEORGES
Pas un mot, je t’en prie! Tu me connais... si je t’annonce cette résolution, c’est qu'elle est aussi irrévocable que si elle était accomplie déjà. Maintenant, voici ce que j’ai à te demander... La seule pensée qui eût pu m’arrêter, c’est la pensée de ma sœur... mais je ne la laisserai pas seule au inonde... l’ancien possesseur de ce château, M. de Guy-Cliâicl. aime Louise... et il en est aimé... Il est pauvre... moi vivant, sa délicatesse, sa fierté, les auraient peut-être séparés à jamais... mais cet obstacle disparaîtra avec moi... car il n’hésitera pas, je l’espère, à remplir le devoir que je lui lègue... Tu lui remettras le témoignage écrit de ma volonté... et s’il hésitait encore, je te charge de lui confirmer do vive voix la prière solennelle que je lui adresse... Puis-je compter sur toi?
DIDIER
Oui.
G E ORGES
Je te remercie... Une seule parole encore. Je no veux pas, surtout en ce pays, laisser sur mon nom l’impression sinistre qui s’attache au suicide... J’aurai été, comme mon père, victime d’un hasard, d’un accident dans mon métier... Tu comprends?
DIDIER
Oh! Dieu!... Mais quand donc?
GEORGES
Demain malin. Ta majn! (la.lier lui donne *n mnin. Ceorgei U serre fortement; puw , roiiinu* crnignent de eéder à son émotion» il le quitte et sort.)
LA BELLK AU BOIS DORMANT