Scène III
LA COMTESSE D'EGUZON, M"" DE VERCEIL, SERIGNAN, puis VALENTIN
M"' d'Eguzon, entrant. — Ça ne va pas... Le voile ne tombe pas, il faut le reprendre... C'est insupportable.
Didier, entrant. — Madame la comtesse, c'est M. Le Barroyer.
M™* d'Eguzon. — Le fiancé? Qu'il entre... qu'il entre... Bonjour, Valentin.
Valentin. — Bonjour, chère madame... Bonjour, madame... > Hélène va bien 7
M°* d'Eguzon. — Très bien. Elle s'habille, elle est ravie.
Valentin. — Ah! tant mieux... tant mieux... Moi aussi... je suis bien content... bien content.
Il retire son manteau et ses gants.
M™' DE Verceil. — Mes compliments... Vous êtes d'une exactitude...
M™* d'Eguzon. — Oh! ça, il est toujours exact...
Valentin. — Oui, oui... je l'ai toujours éité, même tout petit. Mais ce matin, je l'avoue... j'avais presque envie d'arrivet... trop tôt.
M"" d'Eguzon. — Mais au fait, vous ne connaissez pas mon cousin... Rerignan...
Valentin. — Monsieur...
Serignan. — Mon cousin, je^suis très heureux.
Valentin. — Je crois, n'est-ce pas, que vous êtes cousin d'Hélène au quatrième degré? Votre grand"mère, dans la ligne maternelle, avait épousé un ïrévillùc?
8f}rignan. — Ah!...
Valentin. — Enfin, vous êtes Péri gourdin...
Serignan. — Oui, d'origine.,.
Valentin. -^ J'en suis ravi, car justement nous j)artons ce soir avec Hélène pour le Périgord... Sauriez-vous par hasard si, avec l*express de trois heures cinquante... on change à Limoges?
Serignan. — Je ne sais pas du tout.
Valentin. — Les indicateurs ne sont pas absolument explicites... Et vous, chère madame, savezvous ?
AÏ'N.p'Eguzon. — Quoi ?
Valentin. — Si, avec l'express de trois heures cinquante, on cliange à Limoges.
M"'" d'F^guzon. — Ça, par exemple !...
\'alentin. — Je m'informerai à ce sujet. Madame, je voulais vous parler d'Hélène: est-ce que sa malle a été portée à la gare de Louveciennes... , comme je l'avais demandé?
M"" d'P]guzon. — Oui, sans doute.
Valentin. — Alors, je vais aller m'occuper de IJei i registremen t.
M™* d'Eguzon. — Mais... on enverra...
Valentin. — Non, j'ai le temps, c'est si ])rès... je préfère. I^ es bagages non "fnfinpPi?*"S ^'^^^ toixr. jours assez délicat. (Il va pour sortir.) Je serais préoccupé pendant tout le voyage... Jb vous demande pardon... (Il sort.)
Serkînan. — Et moi, ma chère Gisèle, je vais audevant de ma femme. Elle est restée si timide, si petite pensionnaire... Et elle m'adore, vous savez...
M""' d'Eguzon. — Allez...