‹ La belle herboristeChapitre 75 sur 85 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

us DEUT mi'PIlINS,

"Xê 5 septembre 1038 est une dos grandes dates de l'histoire de France.

La conr était à Saint-Gennain, ri5sidenc€ de préditection de S. M. Loills XIII, lorsque ses accès d'humeur taciturne ne le poussaient pas à se renfermer dans la solitude du rendez-touâ de chasse de Versailles.

Ministres, courtisans, grands seigneurs et gens de service, à en juger par leurs allures mystérieuses, par leurs allées et venues discrètes, par leurs conversations à voix basse, étaient dans l'attente d'un événement considérable. Depuis le point du jour, des estafettes se croisaient entre la résidence royale et la capitale.

Si l'on fût entré dans la chapelle du palais, on eût vu les aumôniers accomplissant une nen vaine solennelle, et l'autel de la Vierge surchargé d'e.rvoto d'une splendeur vraiment princière. Le roi avait communié à la première messe et était demeuré longtemps en prière devant cette image de la Vierge, pour laquelle il professait une dévotion si fervente qu'elle approchait de l'idolâtrie.

Cette agitation silencieuse était telle qu'on avait défendu, depuis la veille, l'approche des voitures dans le périmètre du château, et que l'accès dans la cour des cérémonies, dite du Cheval-Blanc, était interdit, mt'me aux carrosses les plus armoriés. En revanche, la grande salle d'apparat était trop petite pour contenir la fouie resplendissante qui s'y pressait.

Tout ce monde était sous le coup d'une attente fiévreuse. La seule distinction qu'un observateur très-attentii eût pu faire, c'est que la physionomie des seigneurs les plus jeunes trahissait, dans les paroles échangées entre eux à voix basse, une imperceptible raillerie que l'on n'apercevait point sur les visages de leurs aînés, qui avaient appris à garder en toute circonstance une impassibilité parfaite.

11 y avait aussi un nom qui revenait souvent, dans ces demi-mots discrets: c'était celui de Monsieur, comme on désignait Gaston, Irère du roi. Gaston était l'enfant terrible de la cour, le désespoir de son aine. 11 passait la moitié de sa vie en exil; c'étaient les meilleurs moments pour Louis Xlll et pour Richelieu, car, dès qui'l reparaissait, il se signalait par de nouvelles équipées, dans lesquelles il entraînait toute la jeunesse de Paris et de Saint- Germain.

On était tenu vis-à-vis de lui, néanmoins, à des égards, puisqu'il était réellement l'héritier

présom I ;i1 du trône, et que, àa leaiiicfameut dont on connaissait le monarque, il n'était pas présuraable que la reine Anne d'Autriche lui donnât jamais iln successeur.

Or.-si le nom de Gaston d'Orléans se trouvait aujourd'hui fréqiiemiwent dans la bouclft; de ses compagnons de plaisir, et si eu le pronourant ils afft'ctaient des regrets, c'est que la fortune de ce prince était depuis peu entièrement mise en question, c'est que la chose jugée impossible allait s'itccomplir, c'est, en un mot, qu'après une union stéiilc pendant vingt-tois ans, la reine touchait à la ini d'une grossesse quasi-mirarnlense. ■■^-

L'uno des plus singuir"' s ivii i'-ucs ili' li lour de Lo;iis Xlll&e rattachai! 'i ■ elle L;■l•.l^Sl■s^e. t'..i>ton s'étant épris d'uni' ]nA\<- p:i^si.tn r^nnv r.i.idemoiselle de ComiiaiU't, mère (lu cardinal di' iiichelieu, celui-ci avait-conçu le dessein d'amener le jeune prince à un mariage qui, plus tard, eût tout simplement fait de cette nièce une reine de France.

Mais, si étourdi qu'il lût, Gaston, qui délestait , le cardinal plus encore qu'il n'aimait la nièce, accueillit les ouvertures de ce projet avec une indignation si violente et si injurieuse pour le ministre omnipotent, que celui-ci résolut d'eu tirer une vengeance éclatante.

Il n'y en avait pas de meilleure que de forcer Louis Xlll à se donner un successeur direct; c'était ruiner les chances de- Gaston au trône. Mais l'entreprise offrait des difficultés devant lesquelles eût reculé un génie moins retors.

Anne d'Autriche était, de l'aven même des biographes les plus justes envers ses qualités, d'une nature extrêmement galante, et si le loi s'abstenait rigoureusement de sou alcôve, le chroniqueur de la ville ne se gênait guère pour publier le nom des favoris qui eu avaient connu "le chemin. Que ce soient là des calomnies, nous ne chercherons ni à les appuyer ni à les combattre, ce n'est pas notre affaire.

L'embarras était d'amener le roi à se rapprocher, seulement une heure, de sa femme; et si ce monarque éprouvait pour le beau sexe en général une répulsion invincible, combien n'était-il pas malaisé de le contraindre à une telle démarche, à cette époque où, depuis douze ans, il était en brouille déclarée avec la reine.

Eh bien ! la diplomatie du cardinal, secondée par le confesseur qu'il avait donné à son royal esclave, vint à bout de tout cela. Ces deux maîtres le préparèrent d'abord à considérer une réconciliation comme une chose possible et bonne poni; son salut. Puis, quand ils le jugèrent à peu près revenu de ses préventions contre la reine, — préventions qu'eux-mêmes avaient suscitées en d'autres temps, — ils battirent le fer tout brûlant.

Le roi allait souvent au couvent de la \ isitation, à Paris, passer une heure d'entretien avec mademoL^elle de la Fayette, qui s'était retirée dans cette maison à la suite de chagrins, encore suscités parle cardinal. Un soir qu'il s'y était attardé,

LES l)L2LAbSi:ME.\TS ILLL'STUÉS,

le temps se trouva tellement mauvais qu'il devint impossible de retourner a Grosbais, où était alors son s('^jout'. Le carrosse royal tut obligé de prendra la route dn Louvre ; le cardinal y renit le prince, et, lui persuadant qu'il n'y avaitdanscetimmense palais aucun autre local pour lui donner asile, le conduisit à la chambre de la reine, dont il partagea le lit.

A la suite de celte rencontre, qui passa sur le compte du hasard ou de la Providence, les médecins ne tardèrent pas à déclarer cjue la reine était enceinte.

C'était do'nc le résultat de cette grossesse qu'on attendait avec tant de sollicitude au château de Saint-Geiniain, le o septembre 1638. Une restait plus au duc d'Orléans qu'une chance au trône, c'est que sa belle-sœur mît au monde une lîile. ^ia foitune était sur ce coup de dés ; de là cette ,\iive préoccupation de ses amis.

Enfin, et pour en terminer avec les causes de l'émoi général et les commentaires des gens les plus initiés aux faits et gestes de la cour, la grossesse de la reine avait présenté à plusieurs reprises des circonstances exceptionnelles, qui avaient beaucoup exercé la science de Bouvard, son médecin, et de dame Péronne, sa sage-temme en litre.

S'il tant descendre aux menus détails, on rapportait que quelques jours avant le terme, deux individus d'allures insolites s'étaient montrés an château, en qualité de devins, prétendant avoir de graves révélations à faire au roi. ■

A notre époque, où cependant plus d'un esprit fort ne se l'ait guère faute de prendre en considération les jongleries des spirites et les tours de cartes des denniiselles Lenormaut, un lait de ce genre provoquerait l'ironie, et plus d'un lecteur serait tenté de nous accuser d'invention, si nous n'avions pour nous des témoignages sérieux.

Le propre d'une dévotion exagérée et obscurantiste, tt.ile que la piété de Louis Xlli, est de conduire à la superstition; ce prince et le cardinal de Richeheu ne pouvaient manquer de croire à l'influence de la sorcellerie, puisqu'ils faisaient brûler les sorciers. Nos anciens rois n'avaient-ils pas leur astrologue et leur alchimiste en titre ?

Ceux qui vinrent frapper à la grille de Saint • Germain étaient deux pâtres renommés pour leurs merveilleux horosco[)es. Us furent admis sans difficulté en présence du roi et du premier ministre. Après une longue consultation, Hichelieu leur assigna pour séjour une cellule étroite, dans le sous-sol du château, et ne s'en remit pour leur garde qu'à son âme damnée, le père Joseph.

H ne leur fut donné de communiquer avec aucune autre personne, et le capucin, quiétaitdéjà affligé de la maladie de langueur à laquelle il devait succomber bientôt, se montra pour eux d'un taciturne capable de leur faire l'egretterleur démarche.

En cjuittant la chapelle/le premier soin du roi £ut de se rendre, non auprès de sa femme, qui

souffrait depuis la veille au soir, mais chez les devins.

Il y pénétra, accompagné de son inséparable ministre, et les trouva occupés à tracer sur les murailles des cercles, des triangles, des lignes, bizarres, annotées de chiffres cabalistiques. Cet appareil seul eût suffi pour impressionner une intelligence mélancolique et maladive comme la sienne.

Le voyant hésiter à leur adresser la parole, le cardinal le fit à sa place.

— Eh bien ! maîtres, leur demanda-t-il, l'instant difficile approche ; vos calculs ont-ils abouti?

Il y avait dans l'accent du terrible ministre, en s'adressant à ces inconnus d'hier, qui s'érigeaient aujourd'hui en familiers du destin, une vagua émotion, dont il n'avait pas l'habitude.

— Oui, sire, oui, monseigneur, répondirent-ils. Nos supputations communes ou isolées aboutissent à une seule et même indication...

Le roi porta sur son ministre un regard elTrayé. Celui-ci soutenait mieux le choc, et, sans y être indifférent, conservait sa présence d'esprit.

— Ces résultats, reprit-il, sont donc ceux que vous nous avez annoncés en débutant ?

— Ceux qui nous ont fait quitter nos montagnes du Vélay, en vue de préserver le pape et le trône de calamités redoutables.

Le roi se laissa tomber sur un siège, fixant obstinément son regard sombre sur les figures astrologigues, comme s'il cherchait à en démêler les hiéroglyphes.

Le cardinal, auquel le calme, l'aplomb de ces doux hommes jmposaient de plus en plus, se lut un instant ; puis, tout pensif aussi, il leur dit :

— Prenez garde, maîtres; vous jouez gros jeu.

— Nous sommes entre vos mains, répondit le plus âgé. Avant la fin de la journée, Votre Eminence el Sa Majesté seront fixées sur la partie matérielle de notre horoscope ; si elle est exacte, pourquoi le surplus ne le serait-il pas?

— Ainsi vous prétendez que S. iM. la reine va mettre au monde, en cette seule couche, non pas un, mais deux enfants, tous deux duméme sexe?

— Oui, Eminence ; nous alfirmons que la reine accouchera non-seulement de deux enfants, mais que ces enfants seront deux fils.

Le roi se souleva à moitié sur son siège, et fit entendre quelques mots inarticulés, comme il lui arrivait dans ses instants d'extrême émotion. On sait qu'il était affecté d'un bégayement, qui lui rendait impossible une phrase complète en pareille occurrence.

— Deux Dauphins!... murmura le cardinal; le cas ne s'est pas présenté depuis l'origine de la monarchie...'

— Aussi, reprit le devin, peut-il eu résulter les afflictions publiques que nous vous avons prédites : compétition, guerre civile, division du royaume, troubles religieux, si Sa Majesté et Votre Eminence dédaignent nos avis.

— Deux Dauphins '....répétait le cardinal, dont le large front recouvrait une violente tempête.

LES DELASSEMENTS ILLUSTRES.

— Que faire? murmura à la fin le roi.

— Attendre l'/'Yénement, sire ! se décida à répondre Richelieu, dont le génie entrevoyait en elTet pour l'avenir, si la prédiction se réalisait, une ère calamiteuse.

Mais cette réponse ne satisfit pas Louis XIH ; il fit un grand effort sur lui-même, se leva, et, prenant un des devins par le bras, il lui répéta sa question :

— Oue faire?...

Le pâtre ne se troubla nullement, et d'un ton fatidique :

— Sire, de même qu'il n'y a qu'un roi, il ne doit y avoir qu'un Dauphin en France.

Le monarque comprit.

— Malheureux!... s'écria-t-il, devenu livide; malheureux!...

Richelieu avait compris aussi, et s'approchant du devin :

— C'est donc lui assassinat?... murmura-t-il à son oreille.

— Il ne doit y avoir qu'un Dauphin... répondit froidement le pAtre.

Le roi, qui suivait d'un œil plein d'effroi les moindres circonstances de cette scène, s'approcha du cardinal, et se cramponnant à son bras, lui dit en tremblant :

— Laissons-les... allons-nous-en ! j'ai peur. Richelieu essaya de circonvenir les deux pâtres

sous un de ces regards fulgurants dont il avait le privilège; mais, ou sa prunelle était altérée par son trouble intérieur, ou ces hommes étaient de bonne foi, car ils ne s'en émurent point.

Voyant cela et redoutant quelque scène de faiblesse de la part du roi, il l'emmena, suivant son désir, vers les appartements de la reine.

Cette princesse souffrait beaucoup, et Louis, pour qui ce spectacle avait quelque chose de trèspénible, y voyait malgré lui l'accomplissement prématuré de la prédiction. Enfin, entre midi et une heure, les huissiers ouvrirent toutes grandes les portes qui communiquaient de la salle d'apparat à la chambre royale, une acclamation retentit, et Bouvard remit aux mains du monarque, qui le montra à lu foule des courtisans, un enfant nouveau-né.

En cette minute, Louis XIII et son ministre oublièrent les devins et l'horoscope ; tout entiers à la joie de cette naissance, qui changeait les destins de la monarchù' en assurant sa descendance directe, ils présentèrent le Dauphin au p'juple assemblé sous le balcon du palais. On sonna les cloches, on tira le canon, on inonda la ville de dragées, et le roi, du haut du palais, désigna luimême à la multitude le nouveau-né sous le titre de Louis XIV.

Des courriers s'élaûcèrent pour proclamer la grande nouvelle, et les courtisans, voulant rivaliser d'enthousiasme, quittèrent eux-mêmes le palais pour se répandre dans toutes les directions. Il ne restait déjà plus à Saint-Germain que le personnel indispensable au service, et la reine ayant paru prendre un peu de repos, on servit le

souper du roi, — il était environ six heures de l'après-midi.

Louis XIII, faisant une faveur â son premier ministre, l'avait invité à sa table. Ils allaient s'y asseoir, lorsque Bouvard entra tout effaré, sans être annoncé, dans la salle du repas.

Rien qu'en l'apercevant, les deux illustres convives pâlirent ; une même pensée traversa leur esprit ; ils se rappelaient la prédiction.

Le docteur n'attendit pas qu'on l'interrogeât.

— Sire, dit-il, en prenant soin de n'être pas entendu des laquais, rangés au fond de la pièce ; sire, la reine va vous donner un second enfant.

— C'était écrit !... fit le roi qui courba la tête, comme s'il eût été frappé d'anathème.

Puis il suivit le médecin, dans l'attitude d'un homme qu'on mène au supplice.

11 n'y avait alors dans la chambre que le chancelier de France, la sage-femme, le premier aumônier, le contesseur de la reine, et un gentilhomme bourguignon dont le nom est resté un mystère, et qui devait expier cruellement un jour cet honneur.

Ici, nous prévenons le lecteur que nous ne faisons que copier les chroniques : Louis III entra dans une agitation voisine du délire ; en présence du premier Dauphin proclamé, allait naître un second Dauphin, que la loi déclarait l'aîné, et par conséquent le véritable héritier du trône. Les pâtres avaient dit vrai, c'était une série de malheurs incalculables pour le pays, pour les deux jumeaux eux-mêmes, dont le sort faisait d'inconciliables rivaux.

Il ne se rappelait ,qu'une chose, ce mot terrible :3

11 ne doit y avoir qu'un Dauphin en France.

Prenant donc un grand parti, il dit aux assistants assez haut pour être entendu de la reine :

— Vous tous, vous répondez sur votre tête, si vous publiez la naissance de ce deuxième Dauphin. Je veux que ce soit un secret d'Etat, pour prévenir les malheurs qui pourraient arriver, la loi salique ne déclarant rien sur l'héritage du royaume, en cas de naissance de deux fils aînés des rois.

A peine finissait-il, que la reine mit au monde un nouvel entant, qui ne cessa de se plaindre et de crier, comme s'il éprouvait déjà le regret d'entrer dans la vie, qui s'annonçait si funeste pour lui.

Le chancelier dressa le procès-verbal de cette merveilleuse naissance, unique dans notre histoire. Le roi examina minutieusement cet acte, et ne le trouvant pas à sou gré, le fit recommencer jusqu'à trois fois.

L'aumônier de la reine essaya de remontrer à Sa Majesté qu'il n'était pas permis de dissimuler la naissance de ce prince, qui était légalement son fils aîné et son héritier; mais Louis XIII répondit, d'un ton à ne pas admettre de réplique, que la raison d'Etat l'emportait sur toute autre.

11 fit rédiger une formule de serment et la fit signer, comme l'acte de naissance, par les té-

LES DELASSEMENTS ILLUSTRES.

moins, ainsi qu'une annexe dans laquelle étaient consignés les signes dislindifs de l'enfant : Une verrue au-dessus du coude gauche, une tache jaunâtre au côté droit du cou, et une autre verrue, plus petite, au gras de la cuisse droite.

Le roi prenait ces dispositions afin de pouvoir, en cas de décès du premier-né, mettre en sa place l'enfant royal qu'il allait donner en garde à deux des assistants. Le chancelier scella ces divers écrits d'un petit sceau, dont il était muni en raison de sa charge, et le roi s'en empara, pour tenir le tout en lieu sûr.

La reine laissait faire, sans comprendre ou sans oser manifester sa résistance ; elle craignait peut-être d'attirer sur l'enfant proscrit un malheur pire encore.

Quoi qu'il en soit, Louis XUl, chez qui toute fibre de sensibilité paraissait éteinte à cet endroit, et que dominait entièrement une terreur superstitieuse, ordonna à la dame Péronne de se charger de la première éducation de l'enfant en pourvoyant à lui trouver une nourrice, sous la surveillance du gentilhomme bourguignon, qu'il nomma son gouverneur. •

Ces dispositions prises, le cardinal, qui ne s'y était pas mêlé, reparut. U avait passé le temps auprès des deux devins, et il apportait un supplément à leurs horoscopes ; supplément que le roi joignit aux autres pièces, sans en donner connaissance aux assistants, mais non sans témoigner un profond émoi sur son contenu.

Puis, la nuit venue, un carrosse de voyage sortit discrètement de Saint-Germain, emportant le gouverneur, le nouveau-né et dame Péronue.

Quant aux deux pâtres qui avaient joué un rôle si étrange dans cet événement, personne n'entendit plus parler d'eux. Richelieu avait-il étouffé les augures pour étouffer leur secret?

Page 1