‹ La belle madame ColetChapitre 102 sur 120 · Lts derniers zhbês · texte numérisé non relu

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carabiniers et des soldats de ligne. Du reste, elle s'était déjà préparée au supplice:

« Je déjeunai comme à l'ordinaire ; je fis ma toilette en Parisienne, qui veut mourir bien peignée, bien lavée, et sans trop déplaire à la mort. Comme je mettais ma dernière épingle, j'entendis de grands cris au bas du jardin... * w

La journée se passa sans que la villa oii ]\|me Colet soutenait un siège plus imaginaire que réel fût mise à sac. La nuit vint et ne calma pas ses craintes ; encore bien moins les ténèbres eurent-elles le pouvoir d'arrêter sa plume.

« A défaut d'une lapidation matérielle, je

subis durant cette nuit tempétueuse une sorte

de lapidation morale. Je m'étais assise en

Ip face du portrait de ma fille, je regardais la

chère image de mon unique enfant, je me di-

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