‹ La belle madame ColetChapitre 32 sur 120 · Annales romantiques^ I · texte numérisé non relu

Annales romantiques^ I

Les choses tournèrent moins mal qu'on ne craignait, et Déranger écrit un peu plus tard :

« On va faire passer toutes les pièces sous les yeux des juges, et quel que soit le jugement à intervenir, elle est dès aujourd'hui lavée de toute odieuse accusation. Aussi l'ai-je trouvée fort raisonnable, et je me suis contenté de la sermonner quelque peu. Mais, bon Dieu ! rien n'y fait. Oui, elle m'écoute plus patiemment qu'un autre, mais c'est quand le mal est fait qu'elle arrive. Il n'y a plus que l'enfant à baptiser, et je lui donne les plus vilains noms, mais que je la quitte, elle ne le trouve pas moins charmant. Si elle eût suivi mon conseil, elle n'eût pas conclu le marché sans en prévenir M""® Le Normand. Croyez-vous qu'aujourd'hui elle ne se donne pas raison de ne m'avoir pas écouté? Tout bruit lui paraît peut-être de la gloire. Je le souhaite moimême pour la payer de tout le mal que les prémices de l'affaire lui ont causé ^ »

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