‹ La belle madame ColetChapitre 48 sur 120 · Correspondance, V série, p · texte numérisé non relu

Correspondance, V série, p

mon intelligence est susceptible ; j'y ai vu beaucoup, énormément ; le fond du cœur de cet homme-là, quoiqu'il fasse pour le montrer calme, est froid et vide, sa vie est triste et rien n'y rayonne, j'ensuis sûr, mais il t'a beaucoup aimée et t'aime encore d'un amour profond et solitaire, cela durera longtemps. Sa lettre m'a fait mal, j'ai découvert jusqu'au fond l'intérieur de cette existence blafarde remplie de travaux conçus sans enthousiasme et exécutés avec un entêtement enragé qui seul le soutient *. »

Cependant à force de reproches, d'explications, de tiraillements et de raccommodements, une brouille, ou du moins un froid qui y ressemblait fort, survint, au commencement de l'année 1848 entre les deux amants. Peu après, en avril, Flaubert partait avec son ami Maxime Ducamp pour un long voyage en Egypte.

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