‹ La belle madame ColetChapitre 77 sur 120 · L.i Presse, 10 mai · texte numérisé non relu

L.i Presse, 10 mai

"' Dans la seconde partie du Poème de la F'emme, intitulée la Servante^ Louise Colet avait fait un triste portrait du poète. Elle le montrait se livrant aux plus basses orgies, frappant ses maîtresses, à la fois violent et faible, au total parfaitement ignoble. Puis, faisant par moments trêve à l'insulte pour se livrer à une indignation vertueuse, elle s'écrie dans ce style qui lui valut des admirateurs :

Que d'âmes en ce temps dans ses bras sont tombées I *

Après qu'elle se fut apaisée, par une raison qui nous échappe, elle parlait de Musset avec une dédaigneuse désinvolture. « Je l'aurais adoré comme un dieu, disait-elle, si ses rimes avaient été plus riches. » Et elle ajoutait avec gravité : « Si je l'avais connu jeune homme, j'en eusse fait le plus grand

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