‹ La belle madame ColetChapitre 84 sur 120 · Les Dévotes du grand monde, p. 115 et suivantes · texte numérisé non relu

Les Dévotes du grand monde, p. 115 et suivantes

blessures sont de celles qu'une femme, même quand elle s'y est exposée, surtout peut-être quand elle s'y est exposée, ne peut guère pardonner. Quand, en 1872, le récit que nous venons de lire parut dans l'Evénement, M. Troubat, indigné à juste titre, envoya une protestation aux journaux. Sur quoi M'^^ Colet, qu'on ne prenait jamais de court, riposta :

« J'en appelle à tout lecteur honnête homme et à tout écrivain qui ne s'est pas avili dans les bas-fonds de la littérature, la partie critique de cette étude outrepasse-t-elle une saine et juste censure? J'avais reçu pendant dix ans M. Troubat avec une cordialité et une confiance dont il me semblait digne. J'avais constaté tout ce qui lui manquait de savoirvivre et de délicatesse d'esprit, mais je croyais ces lacunes comblées par un cœur vraiment bon et droit. J'oubliais qu'on ne se courbe pas impunément pendant si longtemps devant la volonté et le bon plaisir d'un maître *...

Page 1