Italie (les ïlaliena, vol. I, p. 107 ci suivantes
fut reçue avec autant d'urbanité que la première fois. On causa littérature, politique, morale ; et comme M"^® Colet disait en passant au romancier que les traits de son visage lui rappelaient ceux de Chateaubriand :
« Si les sentiments, comme je le crois, — répondit-il — s'imprègnent sur le visage et finissent par le modeler, je ne devrais avoir aucune ressemblance avec Chateaubriand.
Son Génie du Christianisme est une œuvre de rhétorique et non de conviction ; dans tout ce que Chateaubriand a écrit sur la politique et la religion, on sent le doute et non la foi. Ce sont des œuvres de parti où la conscience n'est pour rien. »
« Je n'ai jamais pu voir sans une profonde tristesse les convictions de l'esprit s'obscurcir et vaciller avec l'âge, — dit-il une autre fois à son interlocutrice. — 11 faut, à mesure que nous vieillissons, monter plus éclairés et plus fermes vers la vérité \ »