‹ La belle MietteChapitre 104 sur 200 · HISTOIRE DE M NI · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE M NI

Tanclis que Mietle terminait ses quinze jours de cacliot, que sa fille acliovail de s'emparer du cœur de M. Mébert, que Paula échangeait des confidences avec M™' Lalarge, la fille Jacquet dite Nini rentrait dans un atelier de la maison centrale après son séjour en cellule.

# Toutefois elle ne fut pas renvoyée dans Talelier où elle s'était querellée, et où elle avait réussi à exciter contre Paula ses compagnes do détention.

On la mit à la coutuie où avait été auparavant Clémentine, où se trouvait encore Ad^'le Penaud, sous la direction de sœur Marie-Louise.

11 se passa un fait singulier lorsque Nini fut en présence de cette sœur qu'elle n'avait pas encore vue. L'une et l'autre manifestèrent une vive émotion.

-— Vou< 1 fit la sofeur.

— Vous ! répéta la détenue.

Elles avaient pâli toutes les deux, mais la fille Jacquet fut la première à revenir a elle.

— C'est trop fu:t !...

— Vous allez demander à changer d'atelier, n'esl-ee pa-? dit la sœur jIj rie-Louise d'une voix oppressée.

— 3Ioi! qu'importe!...

- C'est nécessaire...

— Allons donc!...

— Jamais je ne consentirais...

— Pourquoi?

— Vous le savez bien...

— C'est alors à vous à solliciter... Pour moi j'aimerais autant être sons votre surveillance que sous celle d'une autre... Je m'imagine que je serais plus libre, que vous me puniriez peu... Vous auriez sans doute les égards que l'on doit avoir pour une ancienne amie.

— Une amie !

— Ne l'ai-je pas été jadis ton amie, Simonne?

Ce nom produisit un grand effet sur rinfoilunée xi-it .".lai ie-L<iui-e. Elle eut coiiinie un gémissement étouffé, puis chancela et s'évanouit.

U:ijdevine quelle émotion cet événement causa dans l'alelier... Toutes les détenues se levèrent et s'empressèrent autour de la sœur.

— Que se p iss(,'-l-il?... Oa'.irrive-I-il?

C84 I.\ lîl l.I.i: MIKITK

— Ce 110 soiM riciK >«(iyc/ lr;rii|iullf. dit Nim .i\rr a-Mii miiii-.

— Kst-i-o bien silr? (liMnaiidii la Pciiaml il'uii .lir l'aidii'lu'. N'mi roiiartla la diMi'iiuo avec siiipri^t'.

— Aprôs tout. i(* lie -arantis |>as... Ca l'a prise huit à cdiii»... .lo ne suis pas médcriii. iiini !

— Klli' vous pailail... Oii'' lui avi'/,-vous dit?... (Ju'i"^t-c<' qui l'a imprcssionnt^e ainsi?...

- P.ir-i..

■ - .l'on doute...

liitrrr.>u'.'/.-la plutôt...

On avait inouillè les tcMuiies de sipur Marie-Louise, et on était ailé chercher du secours à riulirmcrie.

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