LE LIBÉRÉ
La lettre de Félix était datée de Marseille où le jeune homme s'était rendu après sa lihération. Il savait que, dans cette ville, la misère et les alTronls l'attendaient, mais c'était là que, ayant été injustement accusé, il pouvait seulement établir son innocence.
Certes, h tâche était difficile. Plus d'une année s'était déjà écoulée depuis sa condamnation et celle de Paula. Qu'était devenu le vrai coupable?
Comment Félix s'y prendrait-il ensuite pour faire son enqiiéle?... Il lui fallait s'introduire dans la maison où s'était produit le vol dont sa maîtresse et lui avaient été déclarés les auteurs. Il était nécessaire qu'il examinât les lie;ix.
On sait que c'était cbez un confectionneur que Paula travaillait. Félix se rappelait qu'une vieille dame fort bienveillante, M"" Marguerite, leur ancienne voisine de la rue Gaisserie, avait procuré cette place. Consentirait-elle à lui donner quelques renseignements?
Le jeune homme tenait à étudier le personnel de commis et d'ouvriers (jui était employé en même temps que sa maîtresse. Mais comment s'y prendrait-il?
La plupart de ces gens avaient été témoins de son procès. Ils l'avaient vu sur le banc d'ignominie et certainement ils le reconnaîtraient.
Félix n'avait qu'à espérer dans l'appui de la Providence, mais, hélas! il ne lui était guère permis de compter sur celle-ci après l'elïroyable malheur dont il avait été victime.
Ses ressources étaient plus que modestes.
Un petit pécule lui avait été remis à sa sortie de la maison centrale de
LA r.r.I.IJ', MIKTTK
Le liasariJ lui avait donné [lour compagnon. (P. 7S3.)
Nîmes, mais il di-vail à {jeine suffire à le faire vivre iiciidanl quelques semaines avec ordre et économie.
Trouverait-il dans rintcrvalle des occu])alions?...
Lui qui n'avait pas pu se caser alors qu'il avait un nom sans tache, scrait-il mieux accueilli maintenant qu'il availctè condamné à une peiiic infaiiiaMl»!?...
Il sentait d'ailleurs que la pensée de sa honte allait k rendre craintif et
tlV. 99. — THKOI)lJRE nENUY. — LA BELLK MltCfTE. — kù. J. IIOI KF ET c''. LIV. 03
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i:'iiuii'. !'(.' :l-itii avoir f:ict>rc la Irir h imr ipiaïKl tui a m-juiiiii.' a\c • lics iiiallaiî'-ars ili' lonio sorlc, qiiaîul on a è\ô (•(Uifontlii avec oiiv. cl (lu'on a ('U' leur (\i;al il' \aiil 1 1 loi ol iiii ivcli'inoiU iiill-xiltlc*
Fi'lix se croyail iMictu'i' i-t>v("l i du co liiiii • de la inai^ui iMMlralt' df Nini('<. '|iii consiste en une vcslc rmidr, un ^ill'l ci un |t:Milal(iii en didjucl. cKHiidclc i-ar un Itcrcl c[ dc.-î saltols. llau^ les derniers lcni]»s sa honnc coiiduilc lui a\ail valu iMio paire de i,'alons verl<. Il avait (Hé nporal dans celle arnit'.; du \icc!...
Des secnes de dépravaliiui avaient profcuidènient éivcurc l'auiant de Paida. l'aus les prisons d'IiDUiuies, eoinuie nous l'avons dit, la survciliam-e n'a pas réussi à emiiî'clicr les relations IkuiIcus «s entre lc^ condanuiés.
La veille même de son ilcpirl, Félix avait vu un dùlenu, poussé ])ai' une Jalousie sauvage, frapjier d'un instrument tranchant un de ses camarades. Le cadnre couvert de sani;- de la victime était (Mii"or.î devant les yc;ix d i lihéré
Félix descendit, à son arrivée à Marseille, dans un petit Iiôtfl de la rue nernard-du-Bois. W y put lo;ier une cliaiubre sons les loils qu'on lui laissa à un prix modéré.
— Je vous le donne à ces coinlitions, Inl dit la miilresse de la maison, [ ;.i-.e que vous me paraissez iiien lionnètc.
II rougit en entendant ce compliment.
Honnête, il l'était cependant, il n'avait jamais cessé de l'être, quoiqu'on l'eût flétri.
— Oh! lii-il. lorsque la honnc femme futpartie, je réassirai àprouvei- (juc j n'ai jamais laiili à l'honneui'.
Après de nombreuses hésitations il se dirigea \crs la rue Caisserie, où se tr lavait la maison qui avait été témoin de ses amours avec Paula. Une première u.ception l'y attendait.
M°" Marguerite était morte.
Félix regretta cette pauvre femme, non seulement pour les indications quelle eût pu lui fournir, mais encore pour ses qualités de cœur. Elle avait été également bonne pour lui et sa maîtresse.
Lors du jugement, à Aix, elle avait été entendue comme témoin à décharge et aval! déclaré hautement qu'elle ne croyait pas les jeunes gens coupable-;.
— Ils sont bien trop gentils, avait-elle dit na'ivement, pour comniettre une telle mauvaise action.
Celte raison n'avait malheureusement pas convaincu le jury.
Le jeun^ homme était fort attristé quand il quitta la maison de la rue Caisserie, dont tous les hibitants paraissaient renouvelés et où personne ne l'avait reconnu.
1! lui vint à l'idée de passer sur le quai du port où se trouvait le magasin de confection tenu par l'amien patron de Paula.
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Celui-ci était précisiMiieiil sur la porte. Il l'iit im fu-^'.r. (l'i'innn.'nu-nt ,'P voyant Félix et rentra procipilaiiunent clioz lui.
— Il est surpris de ce que je ne suis plus en pnsun, lit le jcnuc liunimc avec amertume. II va se plaindre, sans doute, du préjudice qu'on lui a causé
1 épari^Miant à son voleur quelques années de châtiment.
Presque aussitôt, Félix rélléchit qu'il avait été imprudent.
Quelle nécessité y avait-il de faire connaître son retour?... Son inlérH neùt-il pas été plutôt qu'on Tignorât?. ..
Le confectionneur était allé sans doute raconter sa mise en lilierté... L'éveil venait probablement d'être donné au véritable auteur du vol.
Félix ne sut pas tout de suite que l'ancien patron de Paula, ayant cru quil -'.'•ta:l évadé, s'était empressé, sur le conseil de diverses personnes, de se rendre au parquet où l'on ignorait encore la grâce dont rex-contrcmaitre avait été l'objet. Des ordres furent donnés pour qu'on le recherclult.
Le jeune homme fut soumis à une épreuve avant de rentrer à son hôtel.
Il rencontra un de ses amis d'autrefois, qui, comme le confectionneur, eut l'air surpris, puis détourna la tète.
Félix sentit les larmes lui venir aux yeux.
Il alla vers l'ami dont il connaissait la probité sévère.
— C'est bien moi, Anatole, tu ne te trompes pas... Je suis sorti hier... L'autre le regarda avec dédain.
— Que m'importe!
— Si on m'a libéré avant que mon temps fût terminé, c'est parce quoii ne m'a pas tout à fait jugé indigne de pitié... D'ailleurs, j'étais innocent...
— Votre jugement a-t-il été revisé?...
— Non, mais il le sera... il le fauti
— Enhn avez-vous été déjà en partie lavé du vol qui vous a été reiuuciie? ( .i)iMiait-on celui qui l'a commis?
— On ne le connaît pas...
— Vous pci-mettez alors que j'attende avant de vous serrer la main qu'nn lait arrêté...
— Tu es impitoyai)Ie...
— Je tiens à n'avoir de relations ([u'avec des honnêtes gens...
— Je n'ai jamais failli à l'honneur !
— Une condamnation viuis a frappé.
— Elle était injuste, je le jui-e.
— Je le souhaite poiu" vous, mais, pour nmi, je suis obligé de me souvent; de l'arrêt de la cour d'as^i-^es.
Félix s'éloigna en pleurant tout à fait.
lAimi, qui n'avail pas laissi' .|ti,' .i.ii.' lo idi.' dr >,i ilouKnir, le r(\i,'anla s'i'Ioijriior ;'.vi>t- mit' ccrlaino oompassioii, \\'\\> il haussa les rpaulcs :
— Cos sermonls ne i)r(tiivi'iil licii... Tous les in livitlus que la juslice attfiii: ont le même laniiai^o. Il m'est impossible cependant de faire ma société diin rêcliisiomiairt' !
La maîtresse de riiùle! vit l'émotiim de Félix, l'.llc ne put s'einp.^cJHM- de lui d.'inanler -i (pieitine chose do noiiveaii lui était arrivé.
— Ce n'est jkis un malhciii- isoN'', irpoinlil-il... C/i-si une séi'ic... Ca conlimie...
IMii-ieiirs jours s'écouiri-onl lu-iidaiit lesquels l"éli\ ne vit pas mieux marcher ses alTaires.
I! é:ail disposé à accepler n'tmporle quelle place on lui oITrirait, même celle de domestique. 11 estimait qu'aucune profe^sio:! n'avilit, (piand elle est exercée honnêtement.
1! pouvait d'ailleurs porter toutes les livrées après C(;lle qui lui avait été imposée.
On lui conseilla de s'adresser à u!i bureau de placement où on commença par lui demander 5 francs avant de l'inscrire sur un registre, puis on le icnvoya en lui disant de repasser le lendemain à la môme heure. Il fut exact au rendezvous, mais il n'y avait encore rien pour lui.
Après ti-ois autres jours d'attente, Félix fut interrogé par le chef de rétablissement.
— Vous demandez à être n'importe quoi : valet de chambre, garçon de café ou de boitique, commissionnaire ou cireur de bolles... Vous paraissez cependant au-dessus de toutes ces conditions... Quel degré d'instruction avez--vous?
— Je sais lire, écrire... Je calcule très bien...
— Vous pourriez entrer quelque part en qualité de commis ou de comptable?
— Certainement...
— Pourquoi n'essiyez-vous pas alors?
— J'ai cherché... On m'a assuré que c'était fort difficile.
— En elTet, mais le hasard vous favorise... Nous aurions précisément besoin, nous, d'un employé...
-- En vérité?
— Vous ne me déplairiez pas...
Le visage de Félix s'éclaira.
— Vous êtes bien bon, monsieur.
Le placeur regarda le jeune homme.
— Voyons, quel cautionnement nous verseriez-vous?... -- Quel cautionnement?
i.A liKi.ij: Miirrrii) tso
— Oui, c'e^l la règle de la maison. Ici vous aurez un m:inif'm<^nl de fonds et il est niV'cssairo que vous nous fournissiez une giranlie.
— Mais, monsieur, si j'avais de l'argent, je ne me déi-larerais pas prêt à tout.
— On a souvent des économies auxquelles on ne veut pas toucher... Si vous n'en avez pas, vous trouverez du moins quelqu'un qui déposera ici une somme pour vous. Il ne la perdra pas, puisqu'elle ne sera que provisoiioment entre nos mains. Nous en paierons l'intérêt et elle sera restituée si vous nous qiiiltez ou si nous juL,'eons à propos de nous priver de vos services.
— Je ne connais personne qui puisse faire pour moi...
— En cherchant bien...
— Je n'ai aucune chance de réussir...
— En ce cas, nous ne saurions vous admettre... Pietirez-vou^... Nous n'aurons jamais rien ici pour vous...
— Et mes cent sous?
— Ce n'est pas notre faute si vous n'êtes pus en état d'accepter les places que nous vous proposons... D'ailleurs, ce qui est versj à notre caisse n'est jamais rendu...
— Je m'en aperçois...
Félix eut d'abord l'idée, en sortant de ce singulier établissement, de se rendre chez le c )mmissaire de police, mais il se demanda comment celui-ci accueillerait la plainte d'un liiiéré.
l.e placeur prétendrait lui en avoir donné pour son argent ou nierait peut- ."■tre le versement.
La moralitc de la maison était tout de suite apparue au jeune homme, quand il avait été question de cautionnement.
Le hasard lui avait donné précisément pour compagn m, à la maison centrale, un personnage qui l'abriquait des chau sons de lisière pour avoir agi, à l'égard d'une foule de pauvres diables, à pe i près comme on se proposait d'agir à son égard dans le bureau de placement.
Ce même jour, au moment où'il prenait sa clé au bureau de l'Iiùte!. la maîtresse lui dit :
— Il est arrivé une chose bien diôle.
— Ouoi donc?
— L'agent de la police des garnis, en voyant votre nom, a eu une t-xcl.matiun.
— Tiens!
— Il m'a demandé comment vous étiez, votre sign dénient. 11 m'a annoncé qu'il ne larderait pas à revenir pour vous voir...
— - Y a-l-il longtemps de cela?
— Un quart d'heure à peine... Savez- vous ce que cela veut dire?
Too i.\ liKi.i.i; Mil: Il i:
— - y\:\ loi. ji' 111' m'en iloiilt^ pas...
Ki'IK l'iail iiuiuiel i ojiLMulaiil. Il .>^(' rappelait (pi'il avait .'Ir (lr;à airùh': qiioiipu' iiiiiocoiit.
A ce moriionl, fagciit (ir> uariiis eiilrail dans le lum'aii accniiipa/iir -l'un liiiL'atiier «le police eu nnilurme.
Ce dernier, à la Mie de FtMi.K, parut liés éloinié.
— (Vest liien lui'... Ji' n'aurais pas cru qu'il eùl l'audace do ne [las so eacl.er plus (|::e ça...
— Q.:e nie vonle/-\(iii-.'
— Pincé, mon bonhoumie I
- Que si.Linilie?
- Inutile de nier... Je voas reconnais... C'e.sl moi (pii eus l'honneiir de; votis arièler place lloyale, moi-même p(uir vous servir...
— Kh bien?...
— Vous fûtes condamnt''s, vous el la petite mère ipii était voire complice, à cin(i ans de réclusion...
— Il est vrai...
— Kl il y a \\n an de cela...
— Qu'est-ce que cela prouve?
— Quand on s'évade, on a généralement le soin de se rendre ailleurs qu'à un endroit où votre liinette est présente à la mémoire de tous. On peai rencontrer aussi les gens qu'on a volés, et leur première préoccupation est de vous dénoncer... Non, non, vous n'êtes pas malin.
— En vérito!...
— Vous descendez ensuite à un hôtel et vous ne déguisez même pas votre nom, ce qui est très hardi, mais aussi très dangereux, surtout quand l'holel en question est surveillé par des zèbres de notre espèce...
— Gela devrait vous prouver que je n'ai rien à craindre de vous. J'ai été irracié.
— Ta, ta, ta... A d'autres! On peut déduire quelques mois, un an tout au plus, d'une peine de cinq ans, mais on n'enlève jamais quatre ans d'un coup.
— Mon cas a été spécial.
— Bon! Vous nous permettrez d'avoir des doutes à ce sujet. Du reste, pour les éclaircir, prenez la peine de nous suivre au parquet.
— Soit!...
L'agent des garnis s'adressa au brigadier :
— Faut-il lui mettre les menottes, patron?
— Naturellement. Un pierrot qui très probablement s'est évadé... II n'aurait qu'à nous échapper en pleine rue...
— Messieurs, mais c'est épouvantable !
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— Faites pas lo délical, mon. petit oiseau, c'est jia^ la première fois rpio vous avez lâté de ces ma^'hines-ià. Je me rappelle mni-mème vous e:i avoir fonrri'...
— Une lionte nouvelle ajoutée aux antres. Il va nii- falloir travriser to;it Marseille...
— Allons, allons, ne pleurez pa<. .. .le veux hien remplacer les nu'notte^ par des poucetles ; ra se verra moins el ce sera aussi sûr pour nou>... L'a.rfiit
vous auiez l'air d'une paire d'amis qui se promèmnl e i se donnant la main
Félix dut se résigner.
A moment où on l'emmena, l'hôtel était en rumeur. La maîtresse éiail consternée de celte scène qui lui semblait susceptible de nuire à la considération de son établissement. Elle s'en excusait comme elle pouvait auprès de ses locataires.
— Oiie voulez-vous?... 11 avait l'air si doux, si gentil... On lui eût doni'é le bon Dieu sans confession!...
— Et c'était un voleur!
- Ne m'en parlez pas!... Je serai joliment méfiante à l'avenir!...
Félix fut conduit à l'ancien Palais de Justice qui est assez éloigné de la ru'-- Bernard- lu-Bois. Il lui fallut traverser des quartiers populeux où on remarqua 1res bien, malgré les assertions du brigadier de police, qu'il avait (lc> ■ ucettes, et était en état d'arrestation.
Des gamins se mirent même à suivre.
En route, le jeune homme racontait aux agents pourquoi il avait été l'objet d'une libération anticipée.
— J'ai des papiers le constatant... Voulez-vous les voir?...
— Oui... oui... il faudrait vous lâcher pour vous permettre de les tirer de voire poche... Pourquoi ne nous le> avez-vonspas montrés là-bas, à votre garni?
— Vous ne m'avez pas donné le temps de vous expliquer...
— D'ailleurs, ce n'est pas notre alTaire... Nous n'avons reçu que l'ordre de is rechercher et de vous arrêter... Vos pièces p-uvent être fausses... Au
!■ irquet on vérifiera...
On arrivait au Palais... Félix dut attendre d'abord dans un cacliot, ens;iile dans une antichambre remi).ie de malfaiteirs.
— Je vous conseille de vous plainli-e, lui dit le bri,L:;ulier... S'il est vrai <\w vous soyez gracié, on vous melti-a en liberlé tout de suite... Vous avez eu de la chance qu'on vous ait pris dans l'après-midi, au lieu de vous premirr le soir. On eût été obligé de vous garder toute la nuit sans vous permettre de vous expliquer.
Enlin Félix fut mis eu prési-uie du jimcureur d;i roi.
Celui-ci avait, à la suite de la dénoiiciution du confe-tionui-ur, d<'inandé à
Iir2 l.\ r.Kl.l.i; Mil r IK
Mine-» (li'> rciiM-imiciiiriii- ,[iril vonait do iTcrydir .i [it'îiic. Il i:e lil ■iiininn oxnisfi an jtîiiiic lioiiimc fl <(' Ixinia à ordonner s.i mise (mi HIktIc!
— Vous vn\oz. dit en sorlanl l'amanl de l'anla an lirii^Milicr, (]ue je ne nienlais pas.
i an< noIrcMnèlier, nous ih) [louvon-^ nons liera persuiinc .. D'ailleurs, nous avntns rcrii dos orilres...
\()us ni'avo/, imposé une ci^iolle humiliation...
— .\lloiis donc!
— Vous doutez...
— Je comprendrais (pi'iin auire parlfil ainsi... Mais, pour un cheval de retour comme vous, ra n'avait aucune importance... Allez! ce n'était pas la première et ce ne sera pas la dernière fois...
Le lirijzadier s'exprimait avec une i^rosse cordialité... Il frappa familièrement ^ur l'épaule du libéré :
— Au revoir, mon bon, an revoir!