iii;i.i,i; .Mii:Tn
Ixs deux hommes iVj.arlir.Mil, l'un dti rtMt'- de Mar^oiUo. l'aiiti'O do celui du villai;e qu'halutaieiil M. de Mi'riroiirt el sa lille.
Le chevalier de la Torche rontiima à modérer Tallnre de son cheval, jes nouvelle^ apporti'-es par llennann le préocciipaienl vivement.
— IVsle soil de la maiivai-e chance! lit-il tout à coup avec raj^e, mes affaires allaient <i hien ! Mais comment diable le secret du sonleriain a-t-il pu élre decoUN.rl .'
Jeannot ne tarda pas à arriver à Saint-Loup.
— Rah! dit-il, toul s'arran^'era. Il faut (jue tout s'arrange 1 Ce n'est pas laudacc <pii me manque, el l'audace est un remède à lotit. La fortune de Claire cl celle de Diane, voilà ce (pi'il me faut. Si je pouvais épouser la demoiselle noble et faire ma maîtresse de l'autre, cola n'irait )ias mal. Aussi les obslacics qui se dres.»ent »le\anl moi, je les surmonterai, il faut (pie jo les surmonte!
h' chevalier, sans s'en apercevoir, a\ait lâché la bride à son cheval. Le fougueux iinimal a\ait piis immédialemcnt le <,Tand trot.
L'aventurier fut étonné de se voir devant la demeure de la belle Diane. Néanmoins, il mit pied à terre aussitôt.
A ce moment un valet d'«'ciirie apparaissait.
— Je vous confie mon cheval, dit-il, ayez grand soin de lui. Le valet allait s'éloigner, le chevalier le retint.
— Pardon ! Quelles sont les personnes qui sont arrivées?
— M. de Menon, M. d'Aimard, M, le comte el M"" la comtesse des Pennes M. de Blonchi, M. l'abbé Pomin, M. de Marilian...
Jeannot fronça les sourcils.
— Lequel des deux, le père ou le fils?
— M. Georges!
— C'est bon. Voilà pour vos renseignements, Jean!
Le chevalier mit un louis dans la main du domestique et s'éloigna rapidement.
Jean cligna de l'œil.
— Il faut espérer que celui-ci ne sera pas faux comme le dernier qu'il m'a donné et que je n'ai pu faire passer nulle part. Allons conduire son cheval à l'écurie.
Le chevalier de la Torche avait gagné la terrasse. Avant d'entrer dans le château, il se recueillit un instant.
— Voyons quelle contenance je vais tenir. Je serai gracieux et affable avec les autres invités, surtout avec ce Georges de Marilian que je hais. Avec Diane, je dois être respectueux et empressé devant témoins, tendre et amoureux si nous sommes un moment seuls, la remercier de sa lettre, lui dire que,
LA BELLli MIKITE
Jeaunot écouta. (P. 7.j.)
Si elle n'avait pas pardonné, je me serais tué. N ai-je pas au moins oublié son épure? Non, elle est là. Y ai-je versé une larme de bonheur? Oui. Toutes mes précautions sont-elles bien prises? La pièce que je joue approche, je le sens, du dénouement, c est surtout maintenant qu'il est nécessaire d'ôtre circonspect Jeannot rc-néchit encore un instant comme un comédien qui se demande s 11 sait son rôle en entier et s'il est prêt à entrer en scène.
UV. 10. - TOÉODO,^ „H.„V. - ,, BKLU: ...ETT.. - ED. .. nOLKP Er c'.. ,,v ,0
:i i\ lu i.i.i; Mii: riK
li s'oxuuuiKi dci lu d> a Kl irlo.
- Co cosluiue neuf e>l du plus valant ciTi'l. Je u«; dois pas cire mal vClu niii^i. Kii avant!
Le chevalier se diri.uea vers lu poric principale. il entendit soudain une voix diMrière lui.
— M'insieiir Marcel! criait-on.
II se retourna vivement, mais il ne vil personne.
Je ne me trompe pas ceiiendant, j'ai entendu clairemenl le nom .
— Monsieur Marcel! ri-péta-I-on.
Le chevalier fut réellement ellVayé.
— Comment se fait-il?...
11 lit qiielques pas sur la terrasse.
— Rien, rien. On dirait que l'on s'est moqué de moi!
1^ voix qui avait appelé le chef des Incendiaires avait, en effet, une intimation railleuse. Celui-ci était sur des charbons. 11 prêta l'oreille un instant, mais il n'entendit plus son nom d'emprunt.
— Que dois-je faire'
Avant d'entrer, il se consulta. Il était pâle et presque tremblant.
— Imbécile, que tu es prompt à l'effrayer! Est-ce bien toi que l'onappelle'^ Ne peut-il y avoir dans ce château des domestiques qui se nomment Marcel?... Et si ([uelqu'un te voyait ou t'avait vu, plein d'épouvante et d'effroi, que penserait-il? Apprends à te raailriser et à ne pas perdre la léte lorsqu'il plaît au hasard de se moquer de toi.
Le chevalier, enlièrement remis, se disposa à entrer.
La même voix se ûl encore entendre, mais cette fois beaucoup plus éloignée.
— Jeannotî dil-elle.
Pour le coup, le pauvre aventurier n'y tint plus ; il était comme fou.
— Quelqu'un sait mon secret! Malheur à lui! 11 faut que je me débarrasse de...
— Jeannol, Jeannol! cria-t-on encore.
Le misérable s'élança au bas de la terrasse. C'était d'un buisson assez épais qu'il lui semblait que, la dernière fois, la voix était partie.
— Je saurai...
Le chevalier fit en vain le tour du buisson.
— Personne !
I! se baissa, fouilla en détail le lieu qu'il croyait être le refuge de son ennemi; ses recherches furent encore infructueuses. Soudain, il poussa un cri.
A quelques pas de lui, venait de s'enfuir un être qui lui semblait bizarre et qui allait avec une rapidité extraordinaire. I! se mit à sa poursuite, mais l'être était réellement d'une agilité surprenante.
î.A r.Ki.i.i: MiF.TTi;
11 no tarda pas à le pci'drc de vue et à s'arri^'teressoufilô.
— Décidément, je ne suis pas heureux aujourd'hui. Il faut csprrcr quo la chance tournera, sinon, avant la fin de la journée, je me verrai en prison, prrt à voir se réaliser les prédictions que me faisait ce matin Hermann,
Le chevalier examina de nouveau sa toilette. Elle était maintenant danle plus piteux état. Il avait mis le pied dans un ruisseau, et la boue recouvrait ses élégantes bottines et son pantalon.
— Voilci une situation à laquelle tu ne t'attendais guère, mon pauvre ami. Ah! si tu avais pu encore te venger et savoir...
Jeannot prêta roreille. Il lui semblait entendre un bruit de pas.
— Quelqu'un! Pourvu que ce ne soit personne du cbàlcau! Que pcnselit-on, en me voyant ainsi? Mais on approche, cachons-nous dcrrièie ce mur
A quelques pas de là, se trouvait, en effet, une muraille en raine, que couvraient presque en entier les ronces et les plantes grimpantes.
Avant de se baisser, il essaya de voir quels étaient les passants. Ils étaient deux seulement. Dans le plus jeune, il reconnut bientôt son rival, Georges de Marillan; le plus âgé devait avoir une soixantaine d'années.
— M. de Menon, murmura le chevalier. Ma foi! j'ai eu une excellente ,.i.-piration en me cachant. Ces deux hommes me sont aussi défavorables l'un que l'autre, et ma déconfiture n'aurait pas manqué de leur faire plaisir.
Tout en marchant, Georges de Marillan et M. de Menon causaient. Jeannot écouta, mais il ne put saisir que quelques lambeaux de leur conversation.
— Je le hais, disait le fils du procureur du roi.
— Vous n'avez probablement pas grand tort.
— Je fais plus, je le méprise !
— Mépriser son rival est toujours une consolation.
— Tiens, tiens, pensa le chevalier, voilà qui pouiraitbien être à mon adresse.
Georges continuait à parler. Mais, comme il s'était éloigné avec son compagnon, Jeannot ne pouvait entendre ce qu'ils disaient. Une phrase frappa cependant encore son oreille :
— Que pensez-vous de mon idée?
— Eh! eh! quelle est l'idée de M. Geoi'ges? se demanda le chefdes Inc. Midi liros, je donnerais bien quelque chose pour la connaître.
Quand Georges de Marillan et M. de Menon furent loin delà muraille, il se dressa.
— Comment dois-je agir muinteiiant? Il est prouvé que des dangers me menacent de toute part. Aller au château dans l'état où je suis, avec la pensée que l'on sait peut-être... car enfin un être im-onnii m'a dunné tons mes noms. J'ai envie de faire ce que m'a conseillé Hermann, fuiri
Le chevalier secoua la tête
i.\ i;i;i.Li: .\îii: ni;
— CVsl dommajîo, coiHMulaiit. tua posilioii ("'lail si belle... Non, je iio dois pis rabaïuloniicrî... Risquons le Imit pour le tout. Du oouiMi,v, Jeannol! A loi la l'orfme ou à toi... Nmi. à l-ù la fortuii»' seuleuient ; tu es asso/. audacieux pour réus-ir, et tu réussiras!
Le chevalier de la Turi-lie rei)ril iinniédialeuuMil d'un ji.i^ ferme lo eheuiin d«- la denifure (ie M. de Mrrieourt.
I A Fir. LE nr gauli:
A peine le cliev.ilier <'ut il disparu qu'un nouveau mouvenienl eut lieu parmi les plantes.
Miette montra la tète.
La fij^iirc de la lillelte était souriante.
— Oli! oh! je me suis bien moquée délai! Mais ii ne faudrait pas souvent nramuscr à ce jeu-là. Il a failli matlraper, et je ne sais pas ce qui me serait arrivé si. ...Peut-être m'aurait-il fait payer cher ma plaisanterie!...
I^ jeune Olle allait reprendre, elle aussi, le chemin du chàt(;au, lorsqu'elle vil Georges de Marillan el M. de Menon qui revenaient sur leurs pas.
— Le vieuv el le jeune homme de loul à l'heure! dit-elle. Qu'ils ne me voient pas !
Miette se blottit de nouveau dans sa cachette. Cette fois, M. de Menon parlait seul.
— Il n'est pas un endroit de ce pays qui ne me soit c9i\nn ! disait-il. Toutes les pierres me rappellent quelque souvenir. Voyez-vous, par exemple, celle muraille en ruine que couvrent les plantes parasites?... Eh bien! il s'est passé en ce lieu, il va quinze ou seize ans, alors que la maison exislail encore, un drame bien sombre.
— Un drame?
— Oui, Georpres. J'en ai connu tous les héros, el vous-même, sans vous en douter, vous avez plus d'une fois touché la main du principal personnage.
— En vérité !
— Cette histoire, je veux vous la raconter. Nous avons plus d'une heure devant nous. On ne se met à table qii'à midi. C'est plus qu'il ne me faut pour vous dire quels sont les laits qui reviennent en foule à ma mémoire lorsque j'examine ces ruines.
— Parlez, monsieur de Menon, je sens déjà le plus vif intérêt me gagner.
I,.\ lîKLLK Miiirii;
— Sachez donc que l'habitation qui existait à celte place portait, dan-; la contrée, le nom de « maison des gardes » . Depuis longtemps elle servait de domicile aux gardes des collines que vous voyez d'ici. Vers 4805, le principal hôte de ce logis était un homme connu dans le pays sous le nom de Jacques et qui riiabilait avec sa lille.
« Je dis le principal hôte, parce qu'il y avait un autre individu ayant son logement dans la maison. C'était un second garde du nom de Clamart, le plus fielTé coquin que l'on pût imaginer.
« Jacques était, au contraire, un très honnête homme qui avait le plus grand attachement pour son maître, M. de Méricourt, propriétaire actuel du château, le brave et loyal gentilhomme pour lequel vous avez comme moi, j'en suis certain, mon cher Georges, la plus profonde estime, en même temps que Iti plus grande amitié. »
— Vous avez raison, mon cher monsieur, j'aimeet vénère M. de Méricourt, le père de ma Diane bien-aimée.
— Je poursuis mon récit. La fille de Jacques était belle comme le jour. Je puis vous en parler sciemment. Je l'ai admirée, la pauvre enfant!
« Dix-huit ans à peine, des cheveux aussi noirs que Tébène, des yeux à l'éclat enchanteur, une bouche délicieuse. Un ange, en un mot, mon cher Georges, un ange I
« Fortunée, tel était son nom, passait justement pour vertueuse. C'était sans contredit une des filles les plus sages, les plus laborieuses du pays. L'amour que lui portait son père était de l'idolâtrie. Je dois ajouter que la charmante enfant était un véritable rossignol. Elle remplissait l'humble logis du garde de sa gaieté et de ses chansons.
« Clamart s'était plusieurs fois plaint à Jacques :
« — Ta fille est insupportable. Dès qu'elle est debout, elle chante sans s'occuper si je suis levé, si je n'ai pas besoin de dormir et si sa voix ne vient pas m'éveiller dans ma chambre.
« Jacques ne fit que rire de cet avertissement. Les chansons continuèrent de plus belle.
« Un jour, Clamart dit à Jacques :
<■ — J'ai trouvé un moyen pour que la voi>c de Fortunée ne m'incommode
pas.
— Un moyen, et lequel?
— Donne-la-moi.
— Comment?... la voix?
— Non... Fortunée!
Jacques eut un éclat de rire.
— Tu plaisantes I
i.A i;i;lli: .mii.iti;
" — io parle striousonn'ijl...
<> — Mors, tu es fou. mon oIut.
« Clainarl eut un mouvenitnt derolrre. Ja('(ines roiiliiiia :
• — Quel Aï:e a ma lille? Dix-huit ans, n'osl-ro pas? (}•'■'] iV'r a<-ln'.'... Qiiaranto-rinq ans.
" — Qu'imporlo !
« — Il importe foit p(Mi po'ir toi, mais, pour moi, ipii adni-c mon ('iilaiit,!! m'importe lioain-nup !
« — Jartpies !
•' — Kst-ce que in aurais l'air (li> mr menarcr, par liasinl? Est-cf que, je ne suis pa> liluv de te dire que lu e> trop vieux pour la créature à laqii(;lle je tien^ le plus sur la terre? J'ajoute que tu es trop laid. Tu ne l'es donc, jamais vu. r.lamarl. avec It^s yeux de toiitlc monde! On ignore éi,'aIementd'où lu viens,' d'où tu sors, qu.'l est ton passé, si tu es honnôte ou si tu ne l'es pas. Je le lépèlr, il faut que tu sois fou ou que tu aies un fier toupet pour oser me faire une demande pareille. Tiens, il me semble (jue tu as voulu te moquer de moi, et, à celte idée seule, je sens la colère me monter à la tête. Non, je préfère rire de cette bonne plaisanterie... Ah! ah! ah!
« Claraart avait de la peine à dissimuler son dépit. Il allait s'éloigner. Jacques le rappela.
■ — Écoute, je ne veux pas que tu aies tenté une démarche lo;it à fait inutile. Je te promets de raconter à ma Fortunée que tu Tas demandée en mariage pour qu'elle ne te gêne plus le matin, et je suis certain qu elle cessera de chanter tant que tu seras là.
« Le garde-chasse fit ce qu'il avait dit, et sa prédiction se réalisa.
(( L'idée de devenir la compagne de ce rustre infâme qui avait nom Glamart fit un tel effet sur la jeune fille que, du plus loin qu'elle apercevait le collègue de son père, la voix expirait sur ses lèvres.
« Bientôt, la belle enfant cessa de chanter entièrement. Le logis devint muet. Fortunée aimait, et l'amour, encore mieux que la peur, l'empêchait de jeter au vent des notes folles et de joyeux trilles. L'amour rendait son front rêveur et son air pensif. Elle aimait, et quel était l'objet de son affection pure et tendre?
« Au dernier trin de Saint-Loup, la jeune fille avait gagné une grande quantité de ces paquets d'épingles que, suivant la coutume provençale, les garçons offrent à celles qui, au bal, daignent ies accepter pour cavaliers. Fortunée avait donc beaucoup dansé.
u Parmi les personnes qui s'étaient montrées le plus désireuses d'obtenir la faveur de l'avoir pour dame, e'!e avait surtout remarquéun jeune homme de vingt-deux à vingt-cinq ans, à la tournure fière et ii l'air noble.
(( Ce jeune homme appartenait ù une des meilleures fauiilli.-s du p lys.
u Je ne vous ferai connaître d'abord que son petit nom, mon cher Georges: il se nommait Etienne de... Sesaïeux ont joué un grand rôle dans l'histoire locale, et même dans colle de tout le Midi.
« Etienne avait été, durant les trois jours traditionnels, fort empressé auprès de Fortunée. Le dernier soir, lorsque approcha le moment de se retirer, il osa adresser quelques paroles qui parurent bien douces à la fille du garde.
«i — Nous nous reverrons, lui dit-il.
« Fortunée devint rouge comme une pivoine.
« — Est-ce que je vous ai fâchée? demanda le jeune homme, en pressant les mains de si danseuse.
« Fortunée garda encore le silence.
« — Dites-moi que je puis venir vous voir, que je ne vous importunerai pas en cherchant à me trouver avec vous, que les heures charmantes que nous avons vues fuir ensemble, nous pourrons les recommencer! Est-ce que mes propos vous déplaisent?
«' — Non, monsieur, murmura Fortunée, sans lever les yeu.\.
« Malgré la présense du garde-chasse et malgré la foule des danseurs, Etienne ne put se défendre une étreinte passionnée.
-c — Nous nous reverrons alors, je le répète, ma jolie Fortunée. Je souhaite que dans l'avenir vous m'aimiez autant que je vous aime. En attendant, permettez-moi de vous offrir un léger souvenir de moi. Vous ne voulez pas?... Je saurai bien vous contraindre à l'accepter.
« Etienne saisit la main de la jeune fille et glissa à son doigt une bague.
« Les musiciens s'étaient arrêtés. Il fallait que chaque cavalier reconduisît sa danseuse.
« L'amoureu:; s'acquitta de son devoir. Seulement, avant de quitter délinilivement Fortunée, il s'inclina une dernière fois, et celle-ci put entendre ces mots qui eurent un écho dans son cœur :
« — Je ne vous oublierai jamais !
« En rentrant cliez lui avec sa fille, le garde remarqua son silence et sa tristesse.
« — Qu'as-tu? lit-il.
« — Je n'ai rien, mon père.
<' — Pourquoi alors n'es-tu pas aussi joyeuse qu'en :ill.iiii? SiM,iil-ee parce qiKî lu regrettes que la fête soit finie?
« Fortunée resta muette, mais le brave homme avait deviné juste. Elle eût voulu que le /;'m durit toujours pour être sûre d'y rencontrer de nouveau celui qui avait fait le premier battre son cœur de vierge.
80 LA m I 11 MIKTIK
« Vne fois coiiclièo, la jcmio IîIIp ne dormit pas. Kllc pensa toute la nuit à Mlionne.
«< Ses iltMiiièi'fs paroles revenaient à sa méninire : <> Je ne vous oiiMierai jamais. »
• — l*iiissti-t-il tenir sa i»i"omesse! mnrnuira-t-elle.
*> .\ ce moment, elle sapèrent do la présence, à Sdii dnii^l, de Tanneaii que ramoiircux y avait ulissé. Elle tressaillit de joie,
»- — il viendra I lit-elle.
" Tous ces détails, mon cher Georges, vous devez vous étonner de me les voir raconter d'une manière aussi précise. Je les liens d'Etienne lui-même, à -jui Fnrlunre les a fait coiniailre. »
Mil