‹ La belle MietteChapitre 126 sur 200 · I..V ni: LU-: mii.tti · texte numérisé non relu

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évidemnmnt le trouble de M. MiMicrt, la colère de M;ilvina, mais elle jugea à propos de ne rien dire.

Elle se borna à demander d'un ton doiicereiiK :

— Eh bien! moiisiciir le (locle:ir, est-ce que celte dôteniic est asscï malade pour entier à riiifiimcrio?

Malvina eut presque un geste de menace à l'égard de M. Môliert, pour le forcer à l'admrtti-e, mais celui-ci se redressa :

' — Non, dil-il sèchement.

La prostitué.^ marmotta que'ques paroles que S("pur Saint-Pierre, décidément d'humeur conciliante, fit semblant de ne pas entendre, puis elle se retira.

L'infirmière se borna à murmurer :

— Tiens... tiens! Je ne pensais pas que ce fût celle-là... Serait-ce les doux? Je surveillerai et je saurai...

M. Méliert ne raconta pas à Clémentine ce qui avalî: eu lieu entre lui et Malvina. Il craignait dalarmer trop vivement sa maîtresse, dont l'état exigeait des ménagements à l'heure actuelle.

Ce ne fut pas sans angoisses qu'il attendit pendant quelques jours le résultat des menaces de la complice d'Ernestine.

Qu'allait-elle faire?... Le dénoncer, le livrer? Commcitt sorlirait-il de cette situation fâcheuse?

Pour son salut, pour celui de Clémentine, il ne pouvait que nier, que traiter de calomnies les accusations de la prostituée.

Oui, il nierait...

Ce que M. Mébert craignait le plus, c'était qu'on Tempéchât de revoir celle qu'il adorait. Le reste lui était presque in lin"érent... Cette passion était insensée !

Précisément, peu de temps auparavant, il avait dû interiompre ses entrevues durant une semaine, et il en avait fort so liïert.

La cause de celte séparation était la femme qui avait fait entrer ponr la première fois Clémentine à rinlirmeric.

On sait que la fille de la Miellé avait été mordue, à la main par une détenue bossue qui était parfois, dans la nuit, en proie aux remords et s'im.iginait alors lutter contre le fantôme du soldat qu'elle avait tué.

La fille ^lenet, tel était son nom, avait eonlinué à être en proie aux cauchemars. On dut l'isoler comme au début de son séjour d.ins la maison cenirale.

Peu à fieu sa raison s'était même altérée. Elle avait des absLMices pendant lesquelles elle croyait encore voir le cuirassier et sou cheval, essayant de la renverser pour lui pisser sur le corps.

Le médecin e;i chef jugea qu'il était nécessaire que celte pauvre créature fût l'objet de soins spéciaux.

Nousa\ons fait connaître quelles difficultés on avait, avant la création des

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quartiers sptVMaiix'di» riuillon o[ do noiillen:?. pour fairo admettre des détoniis alii'ni's dans les liospifo<. \.o dorloiir était assez embarrasse, quand 1 ulùe lui vint de conlier aussi la Moni>l à Clrnifiiliiie.

Il demanda son avis à M. MiIkm t.

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