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On met sur le front de ce malade un linge mouillé, et l'on y appuie fortement le goiilut de la bouteille.
Peu à peu, le linge s'iM-haulTo, la chaleur du cerveau se communique à l'eau de la bouteille; de peliles globules raonlo;it du fond à sa surface, le liquide bouillonne ; le tour est jouô.
Retournez r;ipidemenl le récipient, bouchez vite; le soleil est en bouteille et le malade est guéri.
L'ami de M. Fiédéric Bouyer se trouva tnbs bien du traitement.
On peut user sans crainte de ce spécifique. S'il ne fait pas de bien, il ne peut faire de mal, et, du moins, il n'enrichira pas les pharmaciens.
Tant que les Indiens ne s'adressent qu'aux propriétés inolTensives du règne végétal, on peut rire de la naïveté de leurs superstitions, sans songer que, per.têtre, nous en avons de tout aussi ridicules dans notre pays. Malheureusement, ils ne se bornent pas là; leur science en toxicologie est elîrayanle, et met entre leurs mains de redoutables secrets.
La Voisin et la Brinvilliers trouveraient des profes eurs parmi ces enfants de la nature qui n'ont pas besoin, pour leurs préparations, du laboratoire et des alambics du chimiste '.
La Métisse joignait la connaissance des poisons de l'Europe à celle des poisons de son pays. Il n'y eut jamais créature plus dangereuse, car c'était une dilettante du crime et de la mort.
La partie du carbet où la sorcière reçut la mère de Clémenline était remplie danimaux empaillés de toute sorte. Il y avait un énorme boa-constrictor, on caïman, deux ou trois tigres, une araignée-crabe monstrueuse; joignez à cela des tètes de mort et une collection de chauves-souris-vampires clouées au mur.
La Métisse avait, paraît-il, un procédé pour éloigner les vam['ires, vilaines bêtes, très communes à la Guyane, qui ont une préférence pour les Européens.
Elles profilent du sommeil de ceux-ci pour leur magnétisor !e pied ou la main pir un frémissement rapide de-5 ailes. Avec leurs longues incisives, elles leur coupent ensuite délicatement la peau et sucent le sang à l'aide d'une petite trompe dont la nature a soin de leur orner le bout du museau.
La cliauve-souris-vampire ne se repail pas que du sang de l'homine et des quadrupcdes. Les oiseaux sont aussi ses vicliiiies. (Vesl le lléau des bassescours.
Miette ne fit d'abord attention qu'à l'hôtesse de ce lieu étrange.
— La Mélisse! dit-elle plusieurs fois, la Métisse!... La sorcière ne resta pas longtemps à la reconnaître.
— La Mie, le!