‹ La belle MietteChapitre 180 sur 200 · I.t> ton lie Gérard la i>lcssa iM()rorhl(''uiiMii · texte numérisé non relu

I.t> ton lie Gérard la i>lcssa iM()rorhl(''uiiMii

— Qui l'a tut'?... ri^cla-l-il.

Elle releva la t.-i.-.

— Pourquoi, est-ce moi que vous interrojîcz?...

— Parce tjue vous seule iMe-; capaMe de faire une rliose susceptil)l(> de inc causer de la peine.

— Ce n'est cepemlaiil jia^ moi...

— Allons donc!... Vous saviez (jue je tenais à celle pauvre bCte... Vous avez voulu encore une fois me blesser au creur... C'est mal... c'est mal...

— Quand je vous assure...

— Vous nie dôleslez donc bien, puisque mon cliai^'riii fait votre bonlicui!... Clémentine n'y put plus tenir.

— lmap:inez ce que vous voudrez, dit-elle... Sachez néanmoins cela... Je n'ai pas tué un seul animal de ma vie et je vous jure que la mort do celui-là m'aiïecte beaucoup...

Son teint s'était empourpré. Elle éprouvait évidemment une indignation sincère. Elle quitta la cuisine pour se rendre à l'habitalion proprement dite.

— Qu'en pensez-vous? demanda Gérard à Miette.

— Vous êtes joliment maladroit! fit la saize-femme.

— Comment?

— Ce n'est pas plus elle que ce n'est moi... Je n'ai aucune raison de la défendre, mais ce serait trop absurde de sa part... Elle tenait au cabri autant que vous...

— Qui est-ce alors?... Personne n'a pu pénétrer ici... C'était fermé...

— Voyez I . . .

Miette désignait la porte que le Rongou avait ouverte sans difficulté, mais dont néanmoins la serrure portait quelques traces d'effraction. Gérard eut un cri.

— Oui, quelqu'un est venu... Ce n'est pas elle qui...

— Elle est capable d'autre chose, mais pas de cela... Ni moi non plus d'ailleurs!...

Gérard se précipita vers la case. Il tenait à implorer son pardon, mais Clémentine resta dédaigneuse et froide.

— Je t'en supplie... Ne m'en veuille pas de mes injustes soupçons !...

— C'est bon... Tout est oublié, finit-elle par dire uniquement pour se débarrasser de lui.

Il insista sans plus de succès.

LA BELLE MIETTE im

— Allons, je m'en vais prùp ircr voire ilîiiei-, L;i imii va ôlre là ..

Il était six heures du soir en elTet. A quatre degrés de l'équateiir le crépuscule ne dure guère et la nuit succède presque immédiatement a-i jour.

Miette était partie; le dîner fut silencieux. Clémentine sVnf.-rma immédiatement après dans la chambre sans que Gérard o«.;\f insister pour qu'elle lui permît de reposer à son côté.

l-c lendemain matin seulement, avant d'aller à son travail, l'ancien guichetier osa tenter une nouvelle démarche. Il saisit la main de sa femme.

— Clémentine, supplia-t-il.

Celle-ci se dé.'agea.

— Laissez-moi, dit-elle.

Elle rentra à la maison.

— Oh! que je suis malheureux! fit Gérard avec accablement Barbe tenait jadis le même langage.

NOUVKLLE r.niTE

Les suites du second mariage de la fille de la Miette n'élaient pas. on le voit, plus heureuses que ne l'avaient été les suites du premier.

La situation avait même quelque ressemblance.

Toutefois Bai-be était âgé, tandis que Gérard était jeune; mais de lui, comme du balayeur, une invincible répugnance éloignait Clémentine.

Quand elle réfiéchissait, elle se disait que les deux l"oi« elle avait été trompée.

On lui avait présenté Barbe comme possédant une fortune considérable, de nature à permettre à celle qu'il épouserait de sortir d'une existence de mi<ère et de privations.

Kllc avait été éblouie et elle n'avait plus regardé que l'homme riche.

Par une incroyable obstination, Barbe s'était refusé ta re'M)nnallre qu'il savait où était caché un trésor et il n'avait parlé que trop tard, sur son Ut de mort, lorsque le poison venait de lui être versé.

Cet homme n'avait-il pas été victime de son altilud-- djiil'use. de >a singulière manière d'agir?

Gérard s'était attiibué des droits qu'il n'avait pa^. 1! avait [>n^ un masque d'héroïsme qui ne lui ajipartenait nullement.

Non, ce n'était pas lui qui l'aNait arrachée ù l'inondatinn do Kourou.

HI2 I.\ nKl-LK MIKTTE

Kl ro|MMi(i.ml. pour (in'olie se liviàl i lui. il s'clail luocIaiiK' son saiivoiir.

1! a\ail ineiili, ou pliihM, couiino |]ailM\ il avait laisso dire [tar Midlc toiil ce que tolle-ci avait voulu.

Sa miTO avait, en elTel. jour un rAle éual dans ces deux unions.

Mlle l'avait sacrifiée deux fois, parce ipie deux fois elle avait cru y avoir intérêt.

ClùmeiUinc savait maintenant que Maillone n'avait accept»'^ de dev(Miir le mari de Miette que pour servir son ami, cl que la saijc- femme avait été assez adroite pour faire dépendre un mariai^e de l'autre.

L'ancien marin, avec l'insouciance (jui lui était i)roprc. s'était laissé prendre au pièiie. s'était sacrifié gaiement.

Mais, en apprenant la vérité, Clémentine avait appris aussi combien maintenant il regrettait son sacrilice.

Kt elle aussi éprouvait un vif regret de s'être laissé imposer le choix de Gérard tandis que Maillone était là.

Il serait inutile de dissimuler plus longtemps, la transportée en était à son troisième amour.

Chose singulière, son cœur ne parlait que lorsipi'il nen avait pas le droit ou qu'il y avait du danger à parler.

Son alTeclion pour Félix s'était éveillée pendant (ju'ellc était mariée à Barbe. C'était une alTeclion doublement criminelle.

Elle avait aimé Edouard Méhert à un moment où tout menaçait l'un et l'autre.

La situation n'élait-elle pas encore plus grave aujourd'hui?

U v avait entre elle et Maillone deux obstacles : sa mère et son mari, tous les deux également jaloux.

Ils exerçaient sur eux la plus grande surveillance, et néanmoins ils n'empêchèrent rien... Rien!...

Nous avons vu l'ancien marin montrer quelques scrupules à cause de son amitié pour Gérard, tandis que la beauté de sa bclle-iille l'impressionnait de plus en plus.

Clémentine, dont les sens s'étaient éveillés de nouveau, Clémentine, redevenue femme, n'était arrêtée ni par la répugnance que lui inspirait Gérard, ni par la haine qu'elle éprouvait pour la Miette!...

Il y avait en effet plutôt comme une peur de descendre encore un degré de réchelon, un certain rezret de se montrer encore faible, après s'être crue à jamais indilTérente. Elle sortait de sa torpeur pour refaire ce qu'elle avait fait.

Ni les scrupules de Maillone, ni les regrets de Clémentine ne pouvaient avoir une longue durée. Le hasard les favorisa ensuite.

Maillone, ayant quelques connaissances dans l'art de la construction

in3

Veux-tu m'aider à tuer quelqu'un? (P. 1119.)

nautique, fut chargé de travailler à une potile emi.arcation que l'Amirale avait exprimé le dé^ir d'avoir à sa disposition. Il cessa donc provisoirement d'aller à l'abalis et il étahlit une.sorle de chantier à peu de distance de sa ca?e eldecella de Gérard.

Miette s'empressa de s'installer dans ce chanli..-r pour v voir ce que faisait son mari, mais elle était bien oMigée de s'éloigner quelquefois. Il ne fallait négliger ni l'Amirale ni Malvina.

LIY. 140. - TUEODORK Hr>hT. - !A BSLLl MIPITI. El.. J. hoirf ÏT C

UV. liO

LA BELLK MIETTE

CliMUOiitiMC veii;iil quaiul Miellé n'y clail pas.

— Oh : que je suis licniviix, disail JlailUtue. de voir volic chai maul visayc suciétier à celui renfrogné do ma nioilii'...

— Ma mère n'csl pas loujours aimable! A qui le dile>-vous?...

Elle se luélio...

— Si elle peii-;e que je vous [)réfc'ic à elle, ma fui, elle a raison... Cela ne devrait pas Olrc...

-- Mai> cela est... On n'est pas niaitre de son cœur.

— Ah! c'est voire cœur...

— A quoi bon le dissimuler... Ma chère Clèmenline, vous avez deviné, je, suppose, ce qui se passe en moi...

^ Que se passe-l-il?

-- Vous le demandez?... Elle le demande, et, avec son petit air naïf, on dirait que réellement elle ignore...

— Quoi donc?

— Que je vous aime éperuumenl...

— Tiens, tiens, (it Clémentine, en s'efTorçanl de cacher sou trouhle sou.^ un sourire railleur.

— Je vous adore!...

— Je ne me doutais pas...

— Vous n'éprouvez donc rien pour moi...

Elle ne répondit pas à celle question. H lui saisit la main...

— Me suis-je trompé en ayant cru que je ne vous étais pas tout à fait indifférent... Voyez quelle est mon audace... Je me suis même dit qu'une partie de ce que je ressentais vous le ressentiez peut-être...

Maillone devenait de plus en plus pressant.

Il couvrait de baisers la main de sa belle-fille.

Celle-ci ne tarda pas à tomber dans ses bras et à lui avouer d'une voix faible qu'il ne se trompait pas en croyant qu'elle l'aimait aussi.

A partir de ce jour-là, ils se donnèrent des rendez-vous à un endroit de la forêt que Maillone avait découvert et où il était difficile de les surprendre.

C'était un espace vide au milieu de taillis épais dans lesquels l'ancien marin avait frayé à coups de hache un passage que des branches d'arbres dissimulaient.

De temps en temps, ils pouvaient rester seuls, en ce lieu peu éloigné de leurs cases, pendant des heures qui leur semblaient s'envoler avec une vertigineuse rapidité.

On choisissait le moment où Gérard était au travail, où l'on savait que Miette était relenue par ses habitudes de courtisancrie.

Celle-ci avait bien soin de cacher ses absences, de ne dire jamais à son mari

quand elle ilevuit s'él u;,'iier. Mais c'était ("Jrmonliiie qui s'était cliarc;éc d'organiser los ronilcz-vous. Pour ne pas comnielire d'iniiiruilencn, elle s'était décidée à avoir recours à la complicilé de l'Amirale.

Caroline Poilot était, après tout, une lionne lillo... V.Wn ne détectait que Malvina. Cerlainc que CIcmenline ne pouvait guère avoir de senlituents d'amitié à l'égard de celle qui avait essayé de l'assassiner, l'Amirale !a préférait à Miette qui, elle ne l'i^rnorail pas, alliit parfois dans le camp ennemi.

— Qui sait si elle ne répèle pas là-bas tout ce que nous disons i'i !... Clémentine avait reconnu elle-même que sa mère était capable de tr.ihir

tout le monde.

— Après tout, je m'en licho! lit la maîtresse du commandant. Néanmoins, Mietle n'était que peu en o Iciii- de sainteté et on commençait

à la traiter avec froideur cbez l'Amira'e, quand M"' Gérard se livra à dos confidences. Elle commença d'abord avec quelques rciicenres.

Caroline Poïiot lui ayant dit qu'elle était bien heureuse d'avoir à sa disposition un homme jeune, elle avait répondu :

— Il s'agit avmttout qîiecet homme vous plaise!...

- Je suis de ton avis, mais, toi, c'e.st ton mari... Tu l'as choisi... Est-ce pour mon bonheur?...

— Je le Di'nse !

— Eh bien, moi, je crois...

Clémentine s'arrêta.

— Voyons, continue... Est-ce que tu n'aurais pas à te féliciter de Gérard? Esl-ce que, par hasard, il ne remplirait pas ses devoirs?... P»acontc-moi...

Elle se rapprocha de C'émenline, contente de penser qu'elle allait entrer dan.s le secret d'un ménage, mais ne soupçonnant pas encore les complications qui exisUiicnt.

— Parle...

— Je n'aime pas Gérard...

— Il n'est pas nécessaire d'aimer à la folie pour avoir quelque plaisir à... s'il met surtout de la bonne volonté...

— J'ai pour lui la répugnance la plu> profonde.

— A ce point?

A ce point...

Et lui?

— I.ui me poursuit sans cesse de ses déclarations passionn hais... Il m'ailore!...

— Pauvre diab'c!

— Ça a été d'aliord, presque malgré moi instinctif... Dcpui.^, jo me suis expliqué...

— lu as ili'coiivorl le motif ?

— rit;ure-loi qu'il a empoisonné sa première romme! ,.

— Kl toi, n'as-lu pas fait prciulre à Ikirbo. . .

— Les circonslaiices n'oUiienl pas les mi^mes... Il n'y a pas do ma pari une froide prémèiiilatioii... Tii ne sais pas dans quel élal je me trouvais quand j'ai versé du poison au balayeur... J'étais foll«\.. Puis ma mère était la... C'était elle qui...

— La Miellé .>erail plus coupable que loi?...

— S'il est iiuolqu'un là-baul qui fasse la part de cbarun et juge avec éijuilé, je te jure que ma mère sera pus que moi respon-<able de toutes mes fautes !...

— Revenons a Gérard... Tu ne peux pas le sentir!... C'est une drôle didée... Knrore. si lu en aimais un autre!... Ah !...

Clémentine venait de faire un signe de télé afliimatif.

— Par exemitle ! .. Est-ce que... par hasard... cela serait?

— Que veu.\-tu?

— Cela est '....

— Oui...

— Mais je ne vois pas... à moins que ce ne soit un autre transporté ou quelque gardien...

— Non...

— Je cherclic... Aie confiance en moi, ma chère petite... Pas de demiconfidences 1...

La curiosité de l'Amirale était vivement surexcitée. Clémentine, la télé loujo :rs baissée, murmura :

— C'est Maillone I

— Maillone!... Est-ce possible!... Le mari de tanière... Elle est drôle celle-là!...

La fille de Miette manifestait, à ce moment-la, une confusion qui n'avait lien de joué.

L'Amirale trouvait au contraire la chose drôle

— Ton beau-père!... Clémentine releva la tête.

— Que m importe!...

Caroline Poilot alTecta un air sérieux.

— Je ne dis pas qu'il soit mal... Mais enfin ces machines-là ne devraient pas se passer en famille.

Voyant que la jeune femme restait inlerdile.

— Ce que j'en dis là n'ira pas plus loin... Tu peux être sûre de ma discrétion. Je n'ai jamais trahi les confidences... A Toulon, j'avais une

LA UKIJ.K MIKITK

réputation pour ça... Aussi, tant k< lioiimies (pie les femmes venaient m'en apprendre de curieuses... Je suis un loiulieiu pour les secrets, un vrai tombeau d'où ils ne sortent jamais... Je te raconterai un jour...

L'Amirale ne faisait pas attention que ses dernières paroles donnaient un démenti aux autres.

— Ktilin, mets-moi entièrement au courant... Où en étes-vous.' Est-ce que Maillone sait?...

Clémentine répondit affirmativement :

— Bon... C'est probablement lui qui le premier...

— Il a parlé, mais...

— Tu lui avais laissé entendre auparavant qu'il ne .^erait pas trop mal accueilli... C'est toujours un tort. mais... c'est aussi parfois une nécessité... Avec certains hommes, il fatit faire la moitié du chemin quand ce n'est pas les trois quarts, quand ce n'est pas le chemin tout entier... Tu as fait la moitié du chemin... Est-ce que par hasard vous en seriez déjà à... Est-ce que cet infortuné Gérard?...

A ce moment-là, Clémentine se repentait déjà de sa confidence. Le lanijage de Caroline Poilot la heurtait...

Il y avait en elle quelque honte, comme nous l'avons dit, un dernier cri de pudeur.

L'Amirale avait souvent du tact. Elle comprit ce qui se passait en Clémentine.

— E.xcuse mon langage, chère petite... Mes plaisanteries ne sont pas d'un goût tout à fait exquis, je l'avoue... .Mais ce n'est pas de toi dont je me moque, ce n'est pas toi que je raille... C'est le mariage... J'en ai toujours été l'adversaire... Non pas, parce que jamais on n'a cherché à se marier avec moi, mais parce que j'ai vainement essayé de m'expliquer quel avantage on avait à se lier par une chaîne indissuluble... En restant fidèle, le caprice n'est plus possible... Et moi, vois-tu, je n'ai cherché que cela... Le mariage est la cau^e de tous les maux de la femme... Sans le mariage en serais-tu où tu en es?

— N'on, celtes...

— Tu n'aurais pas été condamnée pour empoisonnement, lu n'aurais pas tué un homme dans l'espérance de retrouver la liberté que tu as au contraire perdue à jamais... Quel marché de dupe que celui que fait la feniiuc !.

— Tu as raison.

— Elle se lie avec un individu qui ne se lie pa-;, liiil... Il e\igi' '>m maiire ce qu'on accordait autrefois comme une faveur... Aux yeux de la >()ciélé c'e-t l'épouse qui a tort quand le dégoût ou la haine l'ol/lige à se refuser... Moi j'a» toujours préféré me donner ou me vendre!... J'en ai au moins uré inieb]iit; plaisir ou quelque profit, parfois l'un et l'autre eii méiiie temps!.

LA BKLLi: MIKirii

Clt>Mionliiio lie ivn;'i'lii<sait i^Ui'ic à oc qu'il y av.iil do sin-^'iiliei' (1:iih coltc iliéorio. Elle avait copoiulaiil l'air d'apiiroiivi-r, pour iio pas ({(''piiiro à r.\inira'o et se faire bien venir d'e !e.

Ce (iu'eledê irait, e'ie l'olitinl. Ciroliiie Poilol favorisa ses amours avec ^lailloiie. c'est-à-dire elle relint Miette chez elle le plis souvent qu'elle put l'I lit avertir Clémenline chaque fois (pTello voyait la possiltilili'* de lui nirnajcr nue entrevue avi^c son amoureux.

A !a lin de la conversation dont nous avons racoîite une parlic, rAniiraie avait demande à Clémentine si c'était termint^ et s'ils (étaient contents tous les doux.

La jeune femme n'avait pas d'alinrd \>\on rorniiris.

— Est-ce que Maillonc?...

Elle avait compris iniiulenant et elle élail devenue pourpre...

— Non. avait-elle lialbntiô.

-- Tu m'as dit la véi-ilé jusqu'ici... Ne me cache rien!

— - Je l'as.^ure...

— Celte aiïeclion est donc platonique..! Vous seriez digne de devenir rèl.'dires comme La;re et Pétrarque. Laure eut, dit-on, quatorze enfants s;ins que son amant y participât.

Si TAmirale manquait de principes, on doit remarquer qu'elle ne manquait pas de littérature.

La fille de la Miette ne mentait pas en disant qu'elle ne s'était pas encore livrée à Maillone, mais les longues entrevues dans la forêt n'avaient pas cncon; eu lieu,

Lor.^-iu'ils purent se voir à leur aise, se dire ce qu'ils éprouvaient, seul à seul, dans le taillis impénétrable, protégés par les giands arhrcset les richesse^ de la nature, la nouvelle chute de Clémentine devint inévitable.

Les baisers brûlants grisent comme les breuvages les plus capiteux. Elle s'abandonna à celte dangereuse ivresse.

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