‹ La belle MietteChapitre 182 sur 200 · L.\ nt'LLK, MIl-TTF · texte numérisé non relu

L.\ nt'LLK, MIl-TTF

— Comme tu vomiras !...

— Le Rou!oUior plaisanliil Maillono... Tout le monde sait dont ...

— Oui, loi seul .. 11 en esl toujours ainsi... Leconroii i-norc son sort...

— Tais-toi! Ht Ciécard irritt^ Une pensée lui vint.

— El elle, elle!... Allons-nous la voir aussi?... L'Aralie dit :

— Non!...

— Elle rentre par un autre chemin?...

— Elle prend un chemin plus court qui la fait pa^^ser devant ma case à moi... Elle- s'arrêtait parfois pour parler à Meriem, la femme arabe, mais j'ai défendu à celle-ci de fréquenter la Française qui pourrait l'engai^er à être perlide comme «Ile...

— Elle est donc à la maison maintenant?..

— C'est certain.

Gérard leva le poing en signe de menace et se dirigea vers le Iolms quM -occupait avec Clémentine.

— ïu vas la tuer, dit l'Arabe avant de le quitter. Gérard ne répondit pas, mais murmura machinalement:

— La tuer!...

— Le caïd des Beui-Mo;issa découvrit que ses femmes le Irompan'ui... il les lit enfermer dans un sac et jeter dans VOued-Kéôir (la grande rivière . Tu n'es pas caïd, mais tu n'en as pas moins droit de vie et de nioit sur l'épouse infidèle...

— La tuer! répéla Gérard une fois seul... Pourquoi pas?. .

Queljuos pas le séparaient ;i peine de sa case. Il ne larda pas à y pénétrer. Clémentine préparait le repas du soir.

Evidemment elle songeait à Maillone car un sourire errait sur ses lèvres. L'arrivée brusque de Gérard la surprit un peu. Elle eut un mouvement de frayeur.

— Vous!...

— Je le fais peur...

— Non, mais vous m'avez surprise...

J'en suis fâché...

— Oh ! il n'y a pas grand mal ! . . .

— Où as-lu passé l'après-midi?...

— Tu mens!... dit hrulalement Gérard.

— Je mens?...

— Oui...

LA BKLL£ MIETTE

— (*.t'l;i ne vmis r(\::ar.K> pu- alors...

Il la siii.sit pai' le jioiL'iU'l. (UciiHiitiiK' cul un iii.

— Vous me faiU's mal I...

I'!lli' essaya do so tléi:aL'fr. mais il la >('iiail rommc un clan.

— Vous tMcs làolit'!

- Ijilro loi t'I nii I. ijui csl làclio. qui est misérahlc, qui se conduii vis-,ivis (le Tanlro d'une inaniéro infâme?...

Klle le rei.'ar(la liieii en faee.

— (Vest vous, puisque vous me mallraile/l... -- Kl loi, lu me Iraliis, lu me Irompos !

Kl.c |ialil devant le regard fulgurant de Gérard, mais ne prolesta pas. •

- Tu es corilondue mainleuanl.

— - Viuis croyez?...

- (,)u"as-lu fail cet aitivs-inidi dans la i'orèl?... - .1r n'y suis pas allée...

Mais puisque je ne l'ai pas trouvée ici...

— Je me rappelle maintenant... J'ai rendu visite à l'Amirale.

— \ Maillone plutôt!

— .\ Maillone!...

— Ne joue pas rétonnement... C'est bien ,ton amant... Il périra de ma main...

— Lui I...

— El toi aussi...

— Moi!...

— Tout de suite!...

Gérard courat prendre une hachette qui lui servait à fendre le bois. Il voulut en frapper Clémentine, mais celle-ci arrêta son bras. Le danger décuplait ses forces.

Elle entama avec son mari une lutte dans laquelle elle parvint même à faire tomber la hache de ses mains.

Tandis que celui-ci se baissait pour la ramasser, elle se dégagea et sortit de la case. Elle prit la fuite.

Gérard, d'abord abasourdi, voulut la poursuivre, mais la nuit était venue... 11 ne put découvrir de quel côté elle s'était éloignée.

Il s'arrêta découragé.

■ — Est-elle allée chez sa mère?

Il rélléchit que très probablement Clémentine ne s'exposerait pas à un mauvais accueil de la Miette.

— Elle a gagné plutôt l'établissement de lacase der.\mirale... L'Amirale! C'est cela...

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