‹ La belle MietteChapitre 29 sur 200 · I.V IJKLI.K MlllTIE · texte numérisé non relu

I.V IJKLI.K MlllTIE

Je réussis nnaniriuins à écarter le rideau... iF. 2:j3.)

— Uu (langer à quoi?...

— Eh! parbleu, à proliter de ce que vous avez dissimulé si loii-lenips.

— Misé Miette, fit Barbe d'un ton presque ferme, est-ce que par hasard vous ne m'avez donné votre fille que parce que vous vous êtes imaginé que je suis millionnaire?...

Elle le regarda aver audace.

LIV. 32. - TlIfCODOIlE UENHY. - LA UK I.LE «IF.TTR.-ÉD. J. UOUKF ET c'«. UV.32

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— Pourquoi le caclitM?... Croyez-vous que je n'aurais eu d'aulre aiuliilion pour elle qu'un homme de voire âge el de voire condilion?...

Darbe eut un cri de douleur... Il se tourna vers sa femme.

— Mais elle, mais elle... N'avait-elle aucune affeclion pour moi?... Clémentine eut un rire sec.

— Je pense comme ma mère.

— Mon Dieu, mon Dieu!

Clt^mcnline, bannissant toute honte, se montra aussi ii lui telle qu'elle était.

— Allons, dit-elle, plus de plaisanteries... Avouez la vérité... Il y eut peut-être chez lui une seconde d'hésitation.

— La vérité! fil-il.

— Eh bien? dirent à la fois Clémentine et Miette.

— lia vérité, répéla-t-il, c'est que je suis pauvre.

— Votre fortune, insinua Miette, serait-elle moins considérable qu'on ne le croit?...

— Elle n'existe pas.

— Vous possédez bien quelque chose?...

— J'avais deux mille francs d'économies, je vous en ai prêté miUe. J'en ai rendu deux cents à M. Matignon, j'en ai dépc:isé trois cents à l'occasion de notre mariage... Il m'a fallu payer le loyer de cet appartement que vous deviez encore... Il ne me reste presque plus rien...

Miette n'hésita plus à donner libre carrière à sa fureur.

— Nous sommes donc volées! s'écria-t-elle.

Clémentine était défaillante. Barbe voulut aller vers elle. Elle le repoussa.

— Laissez-moi, laissez-moi!

Elle passa du côté de sa mère.

— Malheureuse que je suis!... Vois-tu, maman, ce que lu m'as fait faire? Le visage de la jeune femme était couvert de larmes.

— Je n'ai trompé personne, balbutiait Barbe. La Miette alla à lui :

— Tu nous as trompées toutes les deux, mais tu nous paieras cela! Barbe essaya d'implorer Clémentine.

— Je vous méprise! fit- elle.

— Ma femme !

— Il vaudrait beaucoup mieux pour toi, ciil Miette, qu'elle ne le fût pas, ta femme!...

Elle sortit de l'appartement en entraînant sa 611e éplorée. L'infortuné mari, accablé de douleur, désespéré, se laissa tomber sur un siège :

— Oh! dit-il d'une voi\ brisée, M. Matignon avait bien compris!

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Li: MAÇON

Ledru et son camarade Polyte attendaient depuis longtemps dans l'aïuichambre de M. Comté, chef de la police de sûreté à Marseille, lorsque enfin on se décida à les introduire.

Ledru était un brave homme d'une quarantaine dannées. Sa grande blouse, ses vêtements souillés de plâtre, indiquaient facilement sa profession de maçon.

Il paraissait très timide, tandis que Polyte montrait beaucoup plus d'assurance. Évidemment c'était le gamin qui conduisait Thomme et l'avait décidé à venir chez le commissaire.

M. Comté se montra assez bienveillant.

— Que voulez-vous, mes amis?

Ce fut Polyte qui s'avança.

— C'est-y bien à M. Comté que nous avons l'honneur de parler?...

— C'est à lui, en eiïet; qu'as-tu à lui dire?

— Rien, moi, mais voici mon ami Jacques Ledru, ex erçant la profession de maçon, tandis que moi j'exerce celle d'apprenti serrurier...

M. Comté sourit.

— Qu'il parle donc, ton ami Ledru !

— C'est que, voyez-vous... Ledru...

— Qu'est-ce qu-'il a?...

— Il a peur!

Ledru, qui semblait fort peu à son aise, se tourna vers Polyte.

— Je voudrais bien te voir à ma place. Oui, j'ai peur, monsieur le juL:e.

— Nigaud! fit Polyte. C'est pas un juge, c'est un commissaire...

M. Comté, un peu surpris de ce préambule, les engagea à s'expliquer clairement. Il essaya de rassurer Ledru.

— ■ Vous n'avez rien à craindre ici... Que vous est-il arrivé?... Le maçon eut un soupir.

— Ah! ne m'en parlez pas... Voyez, j'en tremble encore... Figurez-vous, monsieur le procureur , que, avant-hier soir, je revenais tranquillement de mon chantier. Arrivé rue d'Aubagne, je me vois accosté par deux messieurs assez bien mis. « — Etes-vous, maçon?» me demandèrent-ils. — Et un peu que je le suis, leur répondis-je... — Sauriez-vous murer une porte?... — Murer une porte ! C'est pas difficile avec des briques et du mortier! — Nous vou>

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écniiuiis cent francs, si vous voulez vc:iir vous aoquillor d»' oollc besogne tout ée suite ; on vous fournira re qui vous est n(''C(»ssaire. — Est-ce, loin? — Assez, mais nous avon< un • voiture qui aUciiil à deux pas d'ici... — 11 me but prt^vcnir ma feiunie car aulremoiil elle serait inquiète. — Vous nous don- »erez son adresse, on la |)rèvieiulia. »

— Où demeurez- vous? demanda M. Comlc au maçon.

— Rue Sainl-FiMêrol-le-Vicux, monsieur le président.

— A deux pas de la rue d'Aubagne...

— Cest vrai... Je ne sonj^cai pas que j'eusse pu moi-même rapidement prévenir ma famille. D'ailleurs, les messieurs n"y tenaient pas. Ils m'entraîiu'n'nt fers une voiture qui stationnait au coin de la rue Cliâtcauredon et qui, dès qu«î BOUS fûmes montés, s'éloi.-na rapidemenl...

— Quelle roule prit-on?

— A peine fûmes nous installés, Tun des deux ind i\idus baissa les stores... Je n'osai d'abord rien dire, mais, un moment après, ayant voulu les relever, je reçus d'une voix brève l'ordre de ne pas y toucher, lin même temps, je vis k plus jeune, un blond, tirer de sa poche un pistolet chargé... Vous comprenez ^ejene bougeai plus... Ohl je ne bougeai plus!...

Le souvenir seul du pistolet faisait une vive impression surLedru. M. Comét commençait à prendre un grand intérêt à ce récit.

— Combien dura la course?...

— Plus d'une heure... 11 faisait tout à fait nuit lorsque le plus âgé des éeux messieurs se mit à plier un mouchoir en forme de bandeau. « — 11 faut que BOUS vous mettions ça sur les yeux », me dit-il. Je ne voulais pas me laisser faire, ttoi, vous comprenez... Son compagnon me montra encore le pistolet...

— Pauvre Ledru! murmura Polyte.

— Je vous réponds que je n'étais pas à mon aise, allez, monsieur le substiiut... La vue du pistolet me décida à tout accepter, mais je commençai à îrouver le temps long... Enfin, la voiture s'arrêta... On me fit descendre, on me prit par le bras et je fus conduit comme un aveugle. J'entrai dans une maison, puis je montai trois étages. Quand on m'enleva le bandeau, je me trouvai dans un appartement dont une des portes était cachée par un rideau à côté duquel se trouvait tout ce qu'il fallait pour maçonner... « — 11 s'agit de bâtir devant ce rideau, » fit l'un de ces coquins. Je me mis à l'œuvre immédiatement, me demandant si ce n'était pas d'un crime que j'étais complice, lorsque l'entendis un gémi^sement...

• — Je frissonne, ne put s'empêcher de dire Polyte.

— N'interrompez pas, fit le chef de la police de sûreté, lui-même fort ému.

— Je cessai immédiatement de travailler, reprit Ledru. « — Quelqu'un

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vient de se plaindre, dis-je terrilié... — Ne faites pas attention et continuez... «Celte fois rhomine au pistolet me mit enjoué... Oh! que j'avais peur!... Je ne savais plus guère ce que je faisais... J'arrivai cependant aux trois quarts de la hauteur de la porte sans plus rien entendre... De temps en temps, je mb retournais et je voyais que les scélérats pour qui je travaillais ne me perdaient pas de vue... Je réussis néanmoins à écarter légèrement le rideau sans qu'ils pussent s'en apercevoir.

— Et vous vîtes? dit M. Comté haletant.

— Ah ! monsieur Tavocat, répondit Ledru, la plus alïreuse chose ! Un rayon de la lampe qui m'éclairait pénétra dans une sorte de placard . Garrottée et presque nue, se trouvait une jeune femme qui devait avoir perdu connaissance ; son visage m'apparut et je n'oublierai jamais sa pâleur livide !

Ledru s'arrêta comme s'il ne pouvait plus continuer son récit. On eût dit qu'il avait encore devant les yeux le spectacle qu'il venait de décrire

Les auditeurs gardaient aussi le silence. M. Comté prit le premier la parole.

— Comment fîtes-vous pour terminer?...

— Ahl je n'en sais rien... Si mes forces ne m'ont pas tout à fait abandonné, c'est sans doute parce que j'étais persuadé que les hommes qui me surveillaient me tueraient dès qu'ils s'apercevraient que je connaissais leur secret,

— Que se passa-t-il ensuite?

■ — Lorsque les deux individus virent que je n'avais plus rien à faire, ils me remirent les cent francs, me firent monter en voiture, et me reconduisirent à l'endroit où ils m'avaient pris, après m'avoir toutefois fait jurer de ne rien dire de cette aventure. « — Si lu parles, tu mourras... » Ce fut leur dernière recommandation. Je i"entrai chez moi épouvanté. Ma femme avait été avertie...

- Par qui? dit M. Comté.

— Par un gamin du quartier à qui un étranger avait donné quelques sous pour la commission. Les malfaiteurs avaient tenu leur promesse. Ils me tueront aussi, s'ils apprennent que j'ai parlé. Vous voyez, monsieur le magistrat, que je suis bien en danger... Je voulais tenir mon serment, me taire...

— Tu aurais eu tort, s'écria Polyte. N'est-ce pas, monsieur le commissaire, qu'il aurait eu tort?

— En effet, murmura M. Comté.

— C'est Polyte, poursuivit Ludru, qui, voyant le lendemain matin ma pâleur, m'a interrogé... J'ai fini par tout lui raconter et il m'a déterminé à venir ici...

— Polyte, dit M. Comté, est un brave garçon qui vous a conseillé de faire votre devoir...

i.A i;i I i.i; .MiiiiTE

Une lueur d'orgueil passa dans le regard du gamin.

— Tu vois! lil-il à Ledru.

— Rcconnailricz-vous ces individus? demanda M. Comté.

— Ça me serait diflicile. répondit le maçon... Ils cacliaienl leurs traits autant qu'ils pouvaient et puis, vous comprenez, l'obscurilt'', monsieur le juré...

Polyle tenait à ce que l'on donnai à cluvun son titre, car il interrompit encore son camarade...

— Quand je le dis qu'il est commissaire... M. Comté ne s'arrêtait pas à ces subtilités.

— N'avez-Yous pas d'autres renseignements à me fournir sur ces misérables?

— Si, attendez, lit Ledru. Je ne sais pas si je me trompe, mais je croi-^ qn'bier j'en ai aperçu un...

— Ah!...

— Il me semble avoir vu sortir le plus jeune, le blond, d'une maison du chemin de Saint-Pierre, où demeure justement un homme que nous aimons beaucoup, Polyle et moi...

— Comment s'appelle-t-il?

— Claude Barbe.

M. Comté parut chercher dans sa mémoire :

— Barbe!

— Oui, il a épousé, il y a quelque temps, la fille de la Miette. I.e chef de la sûreté se leva avec une certaine agitation.

— La Miette!... Oh!... C'est bien de Miette, la belle Miette qu'il s'agit?

— Eh! oui... Ce n'est pas du Grand Turc, allez!

— Demeure-t-elle avec son gendre?...

— Malheureusement pour lui, dit Polyte.

M. Comté continua, comme se parlant à lui-même :

— Cet homme ne doit pas se tromper... Evidemment c'était un des complices du crime qui sortait de la maison du chemin de Saint-Pierre. J'en jurerais maintenant...

Il revint s'asseoir derrière son bureau :

— Est-ce bien tout ce que vous savez, Ledru ?

— Oui, monsieur le notaire.

— C'est bien. Retirez-vous, soyez prudent, ainsi que Polyte, continuez à garder le secret le plus absolu sur cette affaire.

— Pour cela, vous pouvez y compter...

— Donnez-moi votre adresse à tous les deux pour que je vous fasse appeler si besoin est.

Ledru et Polyte indiquèrent leur domicUe.

— Bonjour, monsieur le greffier, fit le premier.

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— Pourquoi que tu ne veux pas dire : monsieur le commissaire, demanda encore Polyte.

— Qu'est-ce que ça fait ci?... Greffier, commissaire, notaire, substitut, n'est-ce pas toujours la môme chose?...

M. Comté ne put s'empêcher de sourire, mais ce fut très rapidement. Dès qu'il fut seul, il se mit à réfléchir à l'importante déposition qui venait de lui être faite.

— La sombre affaire! murmura-t-il. Plus nous allons, plus les crimes deviennent épouvantables... Oh ! mais celui-ci ne restera pas impuni et je découvrirai ses auteurs...

M. Comté avait été frappé d'entendre prononcer le nom de la Miette et il avait cru immédiatement que cette femme était pour quelque chose dans l'assassinat commis. Il la connaissait, en effet, de longue date et il la croyait capable de tout.

11 se demandait comment il s'y prendrait poursuivre cette piste et se disait, en même temps, qu'il chargerait un agent habile de veiller sur le maçon pour le cas où les malfaiteurs apprendraient sa trahison et essayeraient de s'en venger, lorsque tout à coup une détonation, suivie d'un cri déchirant, retentit au dehors.

M. Comté s'élança vers la fenêtre et l'ouvrit. Il eut à peine le temps de voir disparaître un homme au coin de la rue... Polyte soutenait le maçon qu'une balle avait frappé.

Le chef de la sûreté sortit de l'appartement et descendit rapidement l'escalier.

Sur son ordre, un agent aida Polyte à transporter le maçon dans les bureaux de la police. On le déposa dans un fauteuil.

La balle avait atteint Ledru en pleine poitrine. Un seul coup dœil suffit à M. Comté pour se convaincre que la blessure était mortelle et que l'infortuné n'avait pas longtemps à vivre.

— Allez -chercher un chirurgien, dit-il néanmoins à l'agent.

Tandis que celui-ci obéissait, il prenait une chaise et s'approchait de la victime qui râlait.

— Donnez-moi de l'eau, fit-il d'une voix brève à un autre agent. On apporta une cuvette.

M. Comté prit son mouchoir et mouilla les tempes du maçon, dont Polyte, navré, soutenait la tête. Le chef de la sûreté tira ensuite de son bureau un flacon d'éther qu'il fit respirer au blessé.

Il y avait un certain nombre de curieux dans l'appartement. Il leur ordonna de se retirer et adressa ensuite quelques questions au pauvre Ledra qui ouvrait les yeux.

— Souffrez-vous beaucoup?...

2j6 I..\ ItKLl.L; MIKIIK

— IIoiTiMemonl... Jo crois que je vais mourir...

— Vous csl-il possible» lit» parler sans Irop do diffuMiiti''?

— - Je ne sais... Qu'Ile douleur!...

— Du moins, pourrez-voils répondre aux (lui.'slions (pie je v.iis vous adresser... Il faut vous li;\tcr si vous voulez Olre vengé!...

— C'est vrai... je vais... mourir...

— Naycz pas celle idée!...

— Je sens combien ma siluiitiou eslj^rave...

— Polyte élail avec vous au moment de l'as.sassinal?...

— J'étais bien avec lui, monsieur le commissaire, dit Polytc larmoyant. Je me rcpcns assez de l'avoir amené chez vous.

— Polytc sait donc tout ce qui s'est passé?

Ledru fit de la tête un signe affirmatif. Il crispa ensuite les mains et vomit an flot de sani:.

— Ma femme, mes enfanis, dit le niaeon au milieu de ses ci-iiclles souffrances.

Le chef de la poli'*e de sûrelé s'adressa à un personnage crasseux qui parais sait être son secrétaire.

— Pomponne, vous trouverez une adresse fixée par un serre-papier surmon bureau... Vous vous y rendrez et vous préviendrez la famille de ce malheureux... Ne lui annoncez pas brutalement ce qui vient d'arriver... Dites-lui d'abord qu'un malheur, qu'un accident est arrivé, que l'état de ce pauvre homme est grave, très grave, mais non désespéré... Elle ne saura que trop tôt la fatale vérité !

Si bas que M. Comté eût dit ces paroles, le blessé les avait entendues.

— Merci, monsieur, merci... Ayez quelques ménagements.

— Ne parlez pas, mon ami. Je ne vous demande que d'écouter les réponses de Polyte et de vous assurer qu'il ne se trompe pas.

— J'écouterai.

Le chef de la sûreté s'adressa au gamin.

— Quand vous êtes sorti, quelqu'un vous attendait-il à la porte?...

— Non... ou plutôt nous ne nous sommes aperçus de rien... Nous avons fait quelques pas sans méfiance, et c'est alors...

— C'est alors...

— La rue était déserte... Un homme s'est montré tout à coup et a tiré sur Ledru presque à bout portant...

— Avez-vous vu son visage?

— Il avait un manteau dont le collet relevé ne permettait pas d'apercevoir ses traits... Je ne crois pas que Ledru l'ait reconnu... Tu ne l'as pas reconnu, n'est-ce pas, Ledru?...

LA lîKLLE iMIKiTE

C'était un vieillard penche sur une canne... (P. 259.)

— Non, murmura Lcilru, mais ce qu'il a dit...

— Il a donc parlé? (it M. Comlé.

— 11 s'est écrié d'une voi.x forte : « Traître, voilà pour toi 1 » répondit Polyte. J'entends encore cette voix... Ledru est tombé dans mes bra^, ce qui m'a empêché de poursuivre le misérable...

— Oh! bien misérable en effet, dit M. Comté... Quelle audace, quelle audacel

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