‹ La belle MietteChapitre 58 sur 200 · i.\ r.i.i.i.r. Mir.Tri · texte numérisé non relu

i.\ r.i.i.i.r. Mir.Tri

ijiiiiiii |Mrlir;ii-je? Le tnomf^nl sorail prapioc. Si j'allciukis ù domain, j'aurais oiuoro quelques liciut'S à le viur. j'aurais (Micore (pichpics insdints de honhcur.

Mais a quoi luui, iiirorlunt'O, n-caturc, a quoi bon rclanli-i- riii^taiil df. la sfj)aration? Il famlra ([u'il vioiiiu*. Je siuilTio telIciiKMU maiiilcDaiil (ju'il im^ si-mble que je serai soulagée quand louL sera lerminê!

Paula saula à bas du lit. Kllc élait si faible qu'elle fut d'abord oiiligéc de se retenir aiu rideaux.

l'eu à peu oepcudanl b's for.-es lui revinrent m jjartie.

Klle répara le désorib-e de sa toilette et se diriura en chant-elant vers la porte.

— Où me rendre? Je n'ai pas d'ar,i:cnl jiour trouve:- une autre denieurc! Sur le seuil, Paula s'arrêta indéi'ise.

l'ne pensée lui vint.

— C'est au cliomin de Saint-Pierre que je dois porter mes pas, c'est chez •Clémentine que je dois aller. Je me mettrai à la disposition de celle qui a fait mon malheur.

Une espérance suprême brilla dans les yeux, de la courtisane.

— Et qui sait? Peut-être que mes larmes parviendront à toucher lune de ces deux femmes I...

Quels furent à la fois rélonnemenl et la frayeur de M"' Marguerite quand, à son retour, elle ne trouva plus celle dont M. Féli.x^ lui avait confié la garde 1

— Il est impossible, dit-elle cependant, que Paula soit loin. Elle va revenir sans doute. Il est réellement curieux que l'inquiétude m'ait gagnée si vite. La pauvre fille ne marche qu'avec peine. Et puis pourquoi serait-elle partie?

Ce fut cependant en vain que M"' Marguerite descendit et regarda sur la porte de la maison, qu'elle interrogea les voisins et même les passants, personne •n'avait vu la malade.

La pauvre dame rentra désolée.

Sur le conseil de plusieurs personnes, elle alla raconter ce qui s'était passé au commissaire de police du quartier.

C'était celui à qui Félix s'était déjà adressé après le vol des trois cents francs.

— Ah! cette fille a disparu, dit cet homme. Eh bien I nous la retrouverons vite, surtout si elle vous doit quelque chose.

— Mais elle ne me doit rien.

— C'est étonnant, alors. Quand ces créature, lèvent le pied, c'est oïdiiiairement pour ce motif-là!

— Paula était très malade.

— Elle feignait, peut-être !

— Pour cela non, dit M"" Marguerite indignée.

— C'est, en ce cas, probablement le cliagriii de la disp uiiijn do M. Comlé!

— C'est la première fois que j'entfuds ce nom. • — La dame était discrète.

— Je rignore, monsieur, mais...

— Eh bien! sachez que M. Comlé est le chef de la police de sûreté. Il avait une singulière passion, celle de prendre des déguisements de toute sorte pour visiter les endroits que fréquentent les malfaiteurs. 11 va quelques jours, il prit un costume de vieux qu'il alleclioanail particulièrement. Un de ses agents lui a demandé où il allait, il a répondu que cela ne regardait personne. L'agent étonné l'a suivi un instant, mais il n'a pas tardé à le perdre de vue. Depuis ce temps, M. Comté, qui s'intéressait d'une manière particulière à la Paula, n'est plus revenu, et qui .ait? peut-être que celle-ci est allée le rejoindre.

Le commissaire de police bavard avait fini.

— Je ne le crois pas, fit M™® 3Iarguerite.

— Alors?

— C'est pour que vous m'aidiez à dissiper ce mystère que je suis vcn;: " voiis consulter!

— C'est bon, c'est bon, rentrez chez vous tranquille.

M"" Marguerite était mécontente. Elle sentait que l'homme à qui elle venait de s'adresser était incapable d'agir, et elle se demandait ce qu'elle répondrait ît M. Félix quand il serait de retour de son atelier.

— Ce n'est plus un mystère pour moi, M. Félix aime Paula. Il ser t désolé, il me fera les plus cruels reproches.

L'amant de Paula revint de son atelier de meilleure heure que d'habitud \ Le hasard fit qu'il rencontra la voisine dans l'escalier.

— Eh bien! comment va-t-elle? Mieux, n'est-ce-pas? N'entendant point de réponse de la vieille dame, il onlinua :

— J'ai rencontre le docteur qui m'a dit que ce ne devait rien être, q'i'ii viendrait, du reste.. L'avez- vous vu?

— Non.

— De quel ton me répondez-vous? Scr.iit-il arrivé qm-ljusi cho^e d ^■ fâcheux?

— llélasi

— Un malheur!

— Oh! ne m'en veuillez pas, monsieur Félix, ce n'est pas ma faui.'i I

— Vous me torturez... I*au!a, Pa-ili!

iii LA m: II. F. MiiriE

Le jeune homme repoussa M"" M:irgiierile cl si'lanra dans la cliambie.

Personne !

Il saisit la main de la voisine.

— Voyons, qu'ost-elle devenue?

— Je n'en sais rion.

— Comment?

— Je me suis absontéc un moment...

— Je vous avai-< prit'r do ne pas la quillcr.

— C'est vrai.

— Khbien?

— .\ mon retour, je ne l'ai jilus rctiouvùc.

— Mon Dieu!

— J'ai en vain essayi" de dêrouvrir ce qu'elle était devenue. Je me suis rendue cliez le commissaire de police.

— Que vous a-t-il dit?

— l'as grand'ciiose.

— Mais enfin?...

— 11 m'a prorais de la faire rechercher.

— Elle ne peut pas «^trc bien loin, elle tiait si faible! \ moins que quelqu'un ne l'ait enlevée...

M. Féliv sentait ses forces l'abandonner. 11 se laissa tomber plutôt qu'il ne s'assit sur une chaise.

— Du courage !

— Comment voulez-vous que j'en aie en présence de cet événement? Vous ne savez donc pas que j'aime Paula avec passion? M"' Marguerite baissa la tête.

Félix reprit :

— Sa fuite ou son enlèvement peut me tuer...

— C'est une chose incroyable...

— Oh I je saurai la vérité!

— Oui, il faudra...

— Je ne me reposerai que quand tout sera découvert. Pauvre amie, je sens qu'elle doit être victime d'une nouvelle infamie!

Le jeune homme se leva.

— Où allez-vous ? demanda M"** Marguerite.

— Prendre des renseignements dans le quartier. A ce moment on frappa à la porte.

C'était Clémentine.

La fille de la Miette devina au premier coup d'œii la cause du chagrin de Félix.

LA I5ELL1: MIKiTE

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Eh bien ! dit-elle, aimez-moi ainsi. (P. ■i2'î.;

— Comme il l'aime ! i)(3n^a-t-e!le.

Elle n'eut du reste aucun regret de la mauvaise action qu'elle avait commise.

Sa vue sembla faire plaisir au jeune homme.

— Si vous saviez, misé, ce qui m'arrive... l'auia... Clémentine feignit d'être étonnée.

iiv. 34. — TniiODone iir.MiY. — la i!tLi.E uitTrE. — éd. j. noLKi- f.t u'». liv. oi

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