LIV. 63. — TlIKOriORF, IIIARY
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— Ne lrtiu\rstn jias iiu'il nous (Minuit" ce panlrl... II tonmiio...
— H n'iv-^t hoii à rien...
-- Ça c\'sl vrai... Ksl-ce (juc lu voudrais ]o quitter .\..
— .Ma foi :
— Il y a une chose qui est dornmago...
— Liqudle?...
— C'est que r'osl lui qui a l'arizcut...
— Ahl sans cela!
Il le porte toujours sur lui... Cette nuit il a dormi avec... on dirait qu'il se nu'Iie...
— Il a {leul-étre raison... Comliien a-t-il?
— Quinze cents francs...
— C'est peu pour trois...
— Pour d.Mi\-, car, toi, Salomon, tu n'as pas la prétention de complcr, j'espère...
— là pourquoi pas?...
— Enfin, je veux bien... parce que tu es un homme avisé et qui peut être utile...
— Est-ce que tu songerais à te débarrasser de Laurentin?
— Je ne pense qu'à ça...
— Ah !... Tu le tuerais...
— Je préférerais le voler...
— Sans qu'il s'en aperçût?
— Qu'il s'en aperçoive ou non, cela m'est égal ! Ce qui m'importe seulement c'est d'avoir son magot.
Laurentin se rapprocha de ses compagnons qui furent obligés de se taire pour le moment, mais Cadet et Salomon reprirent leur conversation une heure après.
Durant cet intervalle, les fugitifs avaient fait une rencontre assez désagréal)Ie, celle d'un garde champêtre portant le costume classique de la profession, c'est-à-dire la blouse et le baudrier orné d'une plaque.
Le garde champêtre considéra les inconnus avec méfiance.
Laurentin tremblait de tous ses membres.
Evidemment le garde s'apprêtait à leur demander leurs papiers lorsque Cadet prit les devants.
— Dites donc, mon brave, la propriété de», de Sainte-Héparade est-elle encore loin d'ici?
— Elle est à une petite lieue... Vous allez chez lui?