‹ La belle MietteChapitre 76 sur 200 · iO I \ i;i I I I' M III · texte numérisé non relu

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— J'ai touioiirs étt'' saint Jean Houolie-d'Or. Si lîarbii avait éli' nioin> (ic'oiltanl et moins slnpiile. nons no Tannons jtas oinpoisonnô !...

Ce lanijaue scinMait. à bon dinil. odieux ù Cléineiiline.

l'.nlin la tempête se ealma nn peu.

rilémentine clierelia à voir Félix, ipii seul oiil pu lui dniinrr du eourai^e. Il lui sembla un iii^laiil laperci'voir au loin, parmi les têtes ciii-icuses. mais il disparut aussitôt.

Cette masse de spectateurs était vraiinmi moiivanlf coiniu.' !(■> iluis de la mer. En revanobe, P(dyte, (pii était d'aboni dans le loinlain, avait réussi à se rapprocher.

L'implacable vengeur déclamait dans un ,!j;roupi'.

— Figurez-vous qu'en sorlanl de la maison, lorsque j'eus découvert ipu; mon pauvre ami était empoisonné, je me dirigeai vers le bureau de police. Je me défiais tellement de ces deux créatures que l'idée me vint qu'elles me feraient iieut-étre assassiner en route. Je choisis donc un chemin détourné.

— Qui sait, si j'avais pris la ligne directe, ce (jui me serait arrivé?

— Vous êtes prudent.

— Trop de prudence ne nui( jamais!

— Vous avez raison.

M. Comté vint aussi à la place Royale, mais avec d'autres idées qu'un but de vengeance.

Pomponne le vit dans le déguisement qu'il avait l'habitude de prendre et dans lequel il avait failli être assassiné.

— Vous, monsieur Comté!

— Chut! plus bas...

— Que faites- vous ici?...

— Tu es agent de police et tu me le demandes? -- Ma foi, j'ignore...

-- Tu es donc étonné de ce que je n'ai pas renoncé à ce costume?

— - J'avoue...

— C'est parce qu'il m'est particulièrement commode, .

— La justice est maintenant satisfaite.

— C'est vrai! mais la police ne doit l'être jamais, elle!,.. Elle erre volontiers autour de l'endroit où le criminel subit sa peine, comme autour du lieu oii la victime attend sa vengeance. Si elle n'y trouve pas des complices, îlle y rencontre d'autres scélérats, car ceu.x qui ont des fautes à se reprocher

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sont attirés par le spectacle du cbàlimeiit. Snineiil ils poussent l'audai-e ju-fpi'à venir ici i^ar forfanterie nu pour chercher une nouvelle occasion de mal faii'e...

— C'est reconnu, je le sais...

— Voilà pourquoi je ne laisse pa^ à mes agents seulcnuMil le soin de veiller dans ces occasions... M. Jacquinet reparaît avec son air inolTensif et il en est de lui comme de tonte chose. Il est d'autant plus redoutahie qu'on ne srméfie pas de lui... oui... oui... oui.

11 y avait une autre de nos connaissances parmi les speclateurs.

Patadais avait pu se disser jusqu'au premier rang, mais Clémentine ne le vit [las pins la protégeant (ju'elle ne l'avait vu l'aimant.

Patadais était cependant prêt à lui faire un rempart de son corps si !a foule avait repoussé les gendarmes.

Une femme voulut lancer une pierre à Clémentine. Il arrêta son bras et la désarma.

Lorsqu'il y eut un peu de calme, Patadais ne perdit pas de vue son idole. 11 l'admirait toujnîirs. même sur l'échafaud où avait lieu la consommation de sa honte.

Le supplice de Miette et de Clémentine finit enfin.

Tandis que l'on ramenait les deux empoisonneuses en prison, Patadais rentrait chez son patron l'ànie pleine de douleur.

LU

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