LES AMBITIONS DE MIETTE
La règle du silence était, comme nous l'avons dit, particulièrement péniMc à Miette.
Ne pas parler, ne pas se livrer à des rôdexions sur les actes dis personnes qui l'entouraient, c'était un véritable supplice pour elle.
Elle n'était pas bavarde comme cela autrefois, mais c'était venu avec Tùgc €t a\ec le besoin de se livrer à des intrigues.
Ce besoin ne fit que g-i-andir dans la maison centrale. Il faut remarquer, d'ailleurs, que dans un assen\blage aussi considérable de femmes, ce qui est dans le caractère et dans les habitudes de la femme reste inévitable.
Malgré les entraves, il y a des tripotages, des papotages de toute sorte.
Comme les choses importantes dont on peut s'occuper sont rares, les plus petits faits prennent les proportions d'un événement.
Miette n'avait pas lardé à être au courant de tout ce qui se passait dans l'enceinte de la prison. Elle connut exactement le personnel, depui- le directeur jusqu'au deinier gardien.
Le directeur, malgré son apparence froide, était un bi-ave homme. Nous l'avons vu plein de cœur avec M°° Lafarge,, qui lui rendit justice dans ses Heures de pi'ison, après avoir d'abord été elîi"ayée par son visage sans sourire.
LA BELLE MlETTi:
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