‹ La belle MietteChapitre 98 sur 200 · I..V lii:i.lj: MIKTTK · texte numérisé non relu

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Or, celte liste, rinspecteur l'avait conservée avec soin. Il s'agissait de s'assurer que le bracelet qu'avait vu Miette y était porté.

Dès que Tempoisonneuse sut de quoi il était question, elle montra un li'Ejcr trouble.

- J'ai entendu dire, iil-elle, néanmoins, que M"" Grouvclle recevait di^s visites.

— Ah! vous craignez déjà que le bracelet ne soit pas sur la liste et que l'on puisse représenter tous les objets qui y sont inscrits...

— Je n'ai pas peur de la vérité, lit Miette avec forfanterie.

La liste fut apportée et il n'y avait même pas de bracelet; M"= Grouvelle n'avait conservé que les objets qu'elle portait : ses boucles d'oreilles, sa montre, une chaîne, une broche, deux ou trois bagues.

La Croix-Rouge était justifiée et Miette confondue.

— Je savais bien que cela finirait comme ça... 11 y a ici des gens que l'on protège...

— Que signifie?...

— Il n'y a que ceux qui n'ont jamais rien fait...

— "Vous osez encore...

— Je n'avais rien dit, moi...

— Nous venons de vous entendre...

— On m'a fait parler malgré moi, je me doutais bien que cela llnirait ainsi.

Le directeur murmura :

— J'ai rarement vu une aussi vilaine créature !

— Et moi aussi, appuya l'inspecteur.

M. Ghapput imposa silence à la Miette qui continuait à haute voix ses réflexions.

— Assez!

Elle se tut pour s'entendre condamner a quinze jours de cachot, sans travail, pour dénonciation mensongère.

C'était une des punitions les plus rigoureuses que M. Cha{)pat cùl prononcées depuis qu'il était directeur de la maison centrale de Montpellier; aussi produisit-elle quelque sensation dans l'auditoire.

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