‹ La belle MietteChapitre 99 sur 200 · AU CACHOT · texte numérisé non relu

AU CACHOT

Miette fut emmenée immédiatement pour subir la réclusion solitaire S([itravail.

Cette peinf pst une de celles énumérées par le règlcmi^U de \S'i'.K I>"

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nom dû réclusion solitairt^ n't^-l (1111111 tMplu'iiii^mc pour drsi'.Mior Ip. si'-jniir au cachot.

Aucune liuiile n'osl lixce au l('iii|is (lu'iinn il.'lt'mir |mmi1 p.issci- au cadiol. Mais, lorsque la punition ('verdc un mois, li' dinMiiMir iloil en i-rfcrcr au pi-rfct, et la condamnation in* iIimhmiI ilt'linilivo ipi aiipt's son approliaiioii.

Le cachot sans travail est une chose trcs rigoureuse. Aussi les in-<lruclions mali''rieIlos recommaiulont-olles de n'en faire qu'un iisaije très reslreinl.

M. d'ilau^soin ille csliiiK^ ipie, iorsipi'on renferme les tlrlcmics dans d(!s cachots où règne roltscunlé, ce n'est pas seulement nuisiliie à leur santé, mais très fâcheux pour les mœurs u ;i un point de vue mii- lepiel il est suuerllu d'insister. »

La nature sauvage de Mietlt' se réveilla pendant le trajet du prétoire à la partie de la maison où sont installées les cellules.

Elle résista aux sœurs et l'on fut obligé de requérir le secours des gardiens. Lorsque ceux-ci commencèrent à l'entraîner, elle les injuria, puis se traîna par terre. Elle scandalisa plusieurs fois les religieuses qui, par leurs signes de croix, s'efforcèrent d'éloigner de la prisonnière l'esprit malin oui l'agitiit.

Voici Miette dans ie local où elle doit expier ses fausses accusations contre la Croix-Rouge. La porte s'est refermée sur elle, et elle examine d'un air farouche les murailles qui l'entourent.

L'ameublement de la cellule est plus que primitif. Il se compose d'un cadre en bois, sorte de lit de camp, comme il y en a dans les postes de casernes, mais moins élevé.

Une cruche est dan> un coin du cachot éclairé seulement par une fenêtre étroite. Une double grille interdit à la prisonnière toute communication avec le dehors.

— Ils me tiailent comme une bêle féroce, dit Miette avec rage. Aussi, c'est ma faute, je m'y suis prise d'une façon absurde. Je ne méritais pas de réussir... Enlln j'aurai peut-être ma revanche!...

Elle réfléchit un moment.

— Ce sera bien difficile, je ne dois plus compter sur aucun emploi, sur aucun adoucissement dans cette maison... Un seul espoir m'est permis, celui de me venger... Je préférerais mourir que d'y renoncer 1

Miette resta pensive...

— Mettre le fe:i ici... Voir brûler toute cette baraque où ces misérables juges m'ont condamnée i rester jusqu'à ma mort, ce serait une joie suprême i Oui, mais si on découvrait que c'est moi la coupable... On me ferait passer encore devant une cour d'assises, et, cette fois, je n'échapperais pas à la guillotine !

LA BELLK MlliTTi: cj.j

Ce mot, qu'elle prononra ii haute voix, la fil frissonner. Il rvoquait l'échafuid avec ses grands bras rouges prêts à renlaccr. Elle vit le couteau vengeur de la sociéîé glissant avec un craquement sinistre dans la rainure... Et sa («"'te Iranchée tombant dans le panier à son...

Elle fut effrayée d'abord et désespérée ensuite...

— C'est affreux!... c'est alïreu\!... Et cependant cela ne peut pas durer ainsi... Je me révolte à la fin...

Miette, en proie à une rage folle, se leva et parcourut sa cellule en hurlant comme une béte fauve.

Elle s'enleva les sabots et se mit à en donner de grands coups à la porte...

— Ils m'entendront !... ils m'entendront! murmuraii-elle.

On entra et on lui prit de force la chaussure « en cuir de brouette ». Elle retomba sur sa couche haletante et épuisée.

La malheureuse avait déchiré ses vêtements.

Elle ne bougea plus, toutefois, jusqu'au lendemain où on lui porta un morceau de pain sec pour assouvir sa faim, en même temps qu'une cruche d'eau.

— C'est tout, dit-elle avec irritation ; vous croyez que je me contenterai de cela, misérables!

Elle vida l'eau dans la cellule et jeta le pain dans le baquet aux ordures devant la sœur même qui le lui avait apporté. On la laissa de nouveau seule.

— Je ne veu.\ pas de ce qu'ils me donnent... On saiira qu'ils ont laissé mourir une femme de faim... Ce sera leur perte... Bien sûr, on le privera de sa place, ce directeur maudit... On chassera ces sœurs du diable!...

Elle secoua la tête.

— Oui, mais ils ne seront pas assez naïfs pour raconter de quoi je serai morte... et ce sera inutilement...

Au bo'.it de quelques heures, elle commença à se repentir d'avoir dé laigné le pain.

— Mon estomac sonne creux... J'ai eu tort!...

Elle souffrit toute la nuit qui suivit, et se repentit cruellement de son accès de colère.

Le jour suivant, quand on déposa de nouveau un pain dans la cellule, elle I'' prit avec avidité.

— Vous seriez trop heureux, n'est-ce pas, délre débarrassés de moi de cette manière... Je ne vous procurerai pas ime semblable satisfaction.

Lorsqu'elle fut seule, elle di-vora le pain...

-— Oh! non, ce ne sera pas comme ça qu'ils ne m'auront plus... J'agirai ilifféremment... Il est impossible qu'une occasion ne se présente pas en la <herchant bien... Avec de la patience on arrive ii tout... J'en aurai!...

654 \ \ in:i.Li-: mikt ri-

Mii'tle SL)ii.:c.iil inaiiiltMiaiil à son ('>va<iiMi...

D.Mix ou trois jours aprt's. oll»^ avait ilc iioiiV(>au < (>t air liyporriU» ol iliMicereu\ quV'lIc avait adoptô au coniiiuMirointMit de son scjoiir dans la maison ccntrali\ Du moins, ollo alTorlait d'iMro r(''sii:nt''o au inonicnl où la soMir oharjîrft dos prisonnit'rcs en cellule pénrlrail dans TiMidroil où cHo subissait sa peine.

Kilo essaya de 1 amadoutM-.

— - Ma siiMir. piM-intMt«','.-nioi de vous ihMnandcr une faveur...

— I.atiuelle?...

Je sais hien ipie c'e-t peul-(Mre contraire au règlement. - Parlez...

— - Je voudrais vous prier de me prêter un livre...

— Cela ne se peut ici...

-- J'avais déjà espêr.' néanmoins... Je ne me rappelle plus les psaumes de la pénitence...

— Ah! c'est pour...

— Je serais désire;ise de les réciter... Je suis une grande coupable, mais j'ai des idées cliréliennes et je me repens.

— Vous avez du regret...

— Oui, ma sœur... Je suis désespérée surtout de vous avoir outragée, vous si bonne, vous si indulgente...

— Comment savez-vous?

— On me l'avait dit dans la maison avant mon entrée ici...

— Qui vous a parlé de moi?...

— Une détenue qui avait été en cellule...

— Elle se nomme?

Miette hésita.

Elle finit par désigner la voleuse à la tire avec qui elle avait fait le voyage de Marseille à Montpellier, et qu'elle savait avoir été enfermée en cellule pour une faute assez grave contre la discipline.

Le cboi.x^ de Miette était d'ailleurs assez heureux.

— Ça ne m'étonne pas, dit la sœur, elle a des sentiments excellents, bien qu'elle ait jadis volé la croix pastorale d'un évoque... Du reste, elle n'est restée que trois jours ici...

— N'avait-clle pas huit jours?...

— • Elle a demandé pardon.

— - En sollicitant son pardon, on vous accorde donc votre grâce?

— Souvent, mais pas toujours... Vous, par exemple, vous auriez peu do chances à cause du scandale que vous avez causé...

— Je ne songe pas à me soustraire au châtiment que j'ai mérité...

LA liELLE MIETTl G55

— Votre laniiagc est iligne d'éloge... Aussi vais-je essayer de me faire contier par la liililiullièiiue...

La sœur sortit et Miette eut un éclat de rire.

— Elle s'imagine que je suis disposée à prierl...

La sœur ne tarda pas du reste à rentrer avec un livre de piété où se trouvaient les psaumes de la pénitence.

La mère de Clémentine la remercia vivement.

La Miette continua à agir avec non moins d'adresse. Elle réussit, en fort peu de temp>, non seulement à se ménager les bonnes grâces de sa gardienne, mais encore, ce qui était plus fort, à lui persuader qu'elle avait été injustement punie, et que Croix-Rouge avait réellement détouiné le bijou dont il avait été question.

Celte sœur était d'une intelligence médiocre. Elle aimait à bavarder, ce qui était un grand défaut pour une religieuse de l'ordre de Marie-Joseph, chargée surtout des fonctions de geôlière.

Miette sut par elle qu'il y avait trois autres détenues dans les cellules.

— Quelles sont leurs fautes?...

— Deux d'entre elles se sont battues dans l'atelier des couturières... Ce sont de nouvelles venues : la nommée Jacquet et la nommée Paula...

Miette fut frappée.

— Paula!...

— Oui, l'une d'elles s'appelle ainsi...

— Ne vient-elle pas de Marseille...

— Je crois...

— Ne savez-vous pas, ma sœur, pourquoi elle a été condamnée?...

— C'est une voleuse.

— Une voleuse, Paula? Vu fait, ça lui était bien arrivé une fois... Quelle

nouvelle!...

Miette doutait cependant encore. Elle questionna la bonne sœ'ur.

— Cette Paula n'esl-cUe pas blonde?...

— En elTet...

— Elle a des yeux bleus...

— Oui... Cette lille est d'ailleurs très douce, et cela m'étonnerait qu'elle se fût querellée avec une camarade d'atelier, si cette dernière ne jjaraissait pas avoir l'humeur désagréable...

— 11 ne faut pas vous lier à cette Paula, si c'est réellement celle que 'y connais... Une hypocrite, ma sœur!

— Fi, le vilain défaut!

— On lui donnerait le bon Dieu sans confession. C'est cependant ce qu'il y a de pire... A Marseille, elle vin ail dans le dévergondage. Ca n'a ni cœ-ur ni

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houiU'U'lr... Fii^niTz-voiis tiuVIIc aviiil mis son (Mif:'nl (>n iionrrico cloino. lanilis qu'elle portait de bcllos luilcltcs. ({u'clli' jflail l'arj^iMit par les fem''ln's, cllo ne iloiinait pas un •-on pour lui... Si on ii"avail pas ('•ti' nitMlIciii- (luClIc, vous devinez ce que fui devenu le pauvre pclil...

On le voit, la Miette travestissait aiulai'ieiisiMiient la vérité jxMir satisfaire sa rancune contre l'aniante de Félix.

C'était Men relle-ci ipii était cnfernice dans une cellule de la maison centrale, l'aula songeait à son triste sort dans un cachot .semblable à celui de la Miette, et cependant elle n'avait commis aucun crime. Elle était seulement victime d'iuie incnuablc fatalité...

Nous l'avons vue accusée de vol avec Félix, puis condamnée en mênn! temps que le jimmic homme à cinq ans de réclusion, à cause de la circonstance aggravante de l'elTraction relevée par rinstriiclion.

Le ministère public avait établi avec une judirieuse clarté que les deux amants étaient coupables. Le jury ne s'était pas senti désarmé par leurs larmes, leurs protestations d'innocence. Il les avait impitoyablement frappés.

La justice avait eidevé aussi à Paula son fils. Elle, l'avait fait admettre aux enfants assistés. Pauvre bébé, il était dit qu'un sort cruel devait à plusieurs reprises le priver des caresses de sa mère !

Paula, dès son séjour dans la prison départementale de Marseille, avait été en butte à l'hostilité d'une fille dont les grands yeux bruns éclairaient un visage pâle et fatigué.

La fdie Jacquet avait dans la galanterie un nom sous lequel elle était plus connue. Elle s'appelait Nini.

Nous savons qu'elle était à la fois joueuse et débauchée. Après avoir gagné contre Félix, nous l'avons vue trouver piquant de se mettre en loterie.

La chance avait aussi cessé de la favoriser, et, pour se procurer de l'argent, elle avait commis quelque délit du genre de celui de Malvina, qui l'avait fait condamner à treize mois d'emprisonnement.

Nos leiieurs seront sans doute étonnés qu'il nous soit permis de retrouver dans un seul et même lieu, la maison centrale de Montpellier, des femmes frappées de peines si différentes.

Miette et Clémentine, qui subissaient la peine la plus élevée après la peine de mort, étaient soumises au même régime que Paula, que le verdict du jury avait fait réclusionnaire et que Nini qui n'avait encouru qu'une peine correctionnelle.

C'est qu'avec notre système pénitentiaire actuel il n'est tenu aucun compte, pour les femmes, des catégories pénales. 11 existe ce fait singulier que trois peines de degré inégal, entre lesquelles le code a entendu introduire une diiïérence profende, sont assimilées dans la pratique.

LA RKI.LR MIETTK

Tu les entends? l'aula... ^P. 604

î.ors'jn'iin hoiiiirfo jiii-(' s'en tvtO':rne le soir chez lui, en se félicitant <]ii' les ciiconslanccs alléniianles accordées par lui aient fail appliquer à une accusée la peine de cinq ans de prison au lieu de cinq ans de travaux forcés, il ne se doule pas qu'en réalité cette femme subira la môme peine, dans la même maison, dans les mêmes conditions, sans autre dilTérencc qu'une dilTérer.ce légèie dans la rémunération du travail auquel elle sera assujettie.

LIV. s.}. — TnÉODOr\K llKNItY. - LA Ittl.l.B MrKriE. - liD. J. »i)UFF ET ■:' '. nv. S3

' .s I A '•' II! MIT I ii;

Coinmo la suMir Maii('-I.(»iiisi' I ;i\;iil oxiiIkiiu'' à ('.léiiicnlini^ oL a Ath'le renaiid. les condamnées aii\ tra\aiix ftirct'-s tonchonl les Irois clixiriiies du i)ri\ de leur travail, les réi liisinnnaires les «pialic divièiuivs cl les CDiidamiiées ;i plus d'un an les cin»! dixii^nies.

Ce mi'lanire ahsdlu des trois catcLTories de drii'incs nesl pas senlenieiu regrelt ible at» |> iiil de vue du respect de la loi, il amène des rapprocliemeiils fâcheux. M. il'llau-sonvilli^ signale oel (•\rin])Ie dt^ la délention dans la UK'^me piison centrale d'une femme condamne aux liavanx forcés à perpétuité poui' avoir, de eouij)licitéavcc son père, donné successivement la mort à cinq enfants incesliuMix. cl d'une veuve d'un ancien officier supéi"ieiir, condamnée à l'cmiU'isonncinenl pour des escrotpicrics dmit le l»ul clail de lui prriiu'tlre de laii-3 mener à sa iil!e un train dévie au-dessus de sa fortune.

Il ne faut jias toutefois s'exagérer les inconvr'niciilsdc ce mélanire des trois catégories au point de v;ie moral.

Les hommes qui ont étudié la vit- inU'ricuii' des [irisons sont unanimes à déclarer qu"il ne faut pas s'attacher à la i^ravité de la condamnalion intervenue pour juger de la perversité morale d'un détenu.

Sans pirler des antécédents dont il faut tenii' compte, il arrivera très souvent qu'un individu qui aura été cnlraîi;é une fois dans sa vie à commettre un Lrrand crime est un sujet plus susceptible d'amendement que celui qui aura commis un délit sous l'influence d'habitudes ou d'instincts mauvais.

Si l'on recherche dans les maisons centrales de femmes en particulier quelles sont les détenues qui tombent le plus souvent dans la récidive, noiis trouvons que ce sont les correctionnelles. Parmi ces dernièi-es, 70 pour 100 reparaissent devant les tribunaux; tandis que la proportion n'est que de 11 pour 100 parmi les réclusionnaires elles condamnées aux travaux forcés.

Malgré ces considérations, il est évident que la pi'omiscuité actuelle est blâmable et, nous le répétons, conti-aire à la loi.

La fille Jacquet dite Nini et Paula s'étaient donc trouvé casemble, ayant pour le moment une destinée commune.

Le hasard les avait fait toutes deux posséder le môme homme, mais d'ime manière bien dilTérente.

Félix avait eu une alTection profonde pour Paula qu'un double amour avait presque rébabiliti-e. L'autre femme n'avait été que le caprice d'une nuit.

Nini s'était oiïerte à lui et il l'avait acceptée pour échapper, par une diversion quelconque, à la pensée d'une situation pleine d'angoisse et de douleur.

Il était tombé dans les bras de cette créature lascive pour oublier, oublier!

Il avait partagé ses transports fièvreu- ement, et il avait so;iri dédaiimeiisement quand elle lui avait dit : ^ Je l'aime I

Félix avait cru certainement que tout était lenuiné, quand il avait quitté

LA UVAAX Mil i il'; C'JO

Nini qu'une carte lui avait donnée. Il ne se doulait nicMiie pas qu't'llc [len-ei-ait encore à lui le lendemain.

Kh bien, il s'était passé une cliose inatlendue, bizarre. I.a liile .Iaf(jur-l iTavail pas oublié les baisers ardents qu'elle avait reçus.

Après le départ de Félix, le cœur, les >ens avaient encore a[4ielé.> le singu!ier amant qui s'en allait. Elle s'était renseignée sur luiet avait appris ^a liaison avec Paula qu'elle avait haïe tout de suite.

Puis, tandis qu'elle dressait ses batteries pour attirer de nouveau le jeune liumme, on lui avait annoncé son arrestation, et elle s'était écrii-e :

— C'est elle qui le perd!...

Elle est pi'ise à sou tour et elle se trouve en pré-^euce de celle qu'elle considère comme une rivale.

Le hasard les réunit à la prison déparlenienlale, dans la voiture cellulaire, dans l'atelier de la maison centrale, voisines l'une de l'autre.

Sa colère est un feu qui couve sous la cendre. Elle raille et insulte dans toutes les occasions Paula qui éprouve une répulsion instinctive pour Nini. A la première occasion, celle-ci s'élance sur sa voisine en menaçant de la frapper d'un de ses instruments de travail.

On avait eu de la peine à les séparer, et la justice expéditive de la maison centiale, ayant cru reLoniiaîlre des torts réciproques, les avait envoyées toutes deuK au cachot.

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