‹ La belle TallienChapitre 14 sur 31 · BEI.I.E TAI.I.IEN · texte numérisé non relu

BEI.I.E TAI.I.IEN

furent le sujet de troubles et de manifestations populaires aux Tuileries dont elle fut assiurémcnt témoin.

En juillet, elle est réveillée par les fracas du canon qui tonne à Paris, accompagnant les proclamations de « la Patrie en danger ».

Peut-elle n'être pas frappée de l'exaltation des enrôlements volontaires dont la capitale s'enthousiasme ?

Potu s'accorder aux sentiments dominants du joiu, le Théâtre Français, ce dernier refuge des resT^ects de la monarchie, représente le 14 juillet, la prise de la Bastille.

Il n'est plus possible d'ignorer les sombres dominateurs du lendemain : Marat, Danton, Robespierre, Hébert, le club des jacobins, notamment, sont déjà des puissances.

I^e 28 juillet, le monde politique ne parle que du manifeste lancé à Coblentz par Brunswick trois jours auparavant (25 juillet).

Les émigrés ont appelé l'étranger au secours de la monarchie qui s'écroule, et l'on menace Paris d'une exécution miUtaire, si la famille royale est outragée !

Louis XVI a beau déplorer et désavouer ce manifeste trop com^minatoire, ses tentatives de conciliation ne calment pas les chefs de la démocratie, trop heureux de s'appuyer sur le principe

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des intrusions étrangères pour abattre la ro^'auté.

Dès la fin du mois, les démagogues demandent la déchéance du Roi. Ils excitent les esprits et, les 9-10 août suivants, l'insurrection jacobine éclate .

Huguenin et Tallien, se disant délégués des sections, s'em,parent de l'Hôtel de Ville et créent la Commune de Paris.

Rappelons ici, pour expliquer les personnages dont va dépendre Thérésia, les événements desquels surgit Tallien.

lycs manifestants révolutionnaires vont investir les Tuileries. I^e Roi cède à ceux qui prétendent vouloir le mettre en sûreté, se rend à l'Assemblée, et, après le départ de la famille royale, on massacre les Suisses.

A partir de ce moment, la monarchie n'est plus : toutes les mesures révolutionnaires républicaines vont se succéder avec une rapidité excessive ; la suppression des pouvoirs de lyouis XVI, le rétablissement des ministres Girondins, qui place Danton à la Justice, puis le vote de la réunion d'une Convention nationale.

On enferme le Roi dans la prison du Temple. Les Suisses ayant échappé au massacre des Tuileries sont incarcérés à la prison de l'Abbaye, Enfin, pour rechercher les auteurs supposés d'une conspiration royaliste justifiant les tueries du

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10 août, on crée le Tribunal révolutionnaire, on accomplit des milliers d'arrestations en quelques jours.

Pliis de monHêùr ni dé )kàdafne: on est suspect de royalisme, si l'on ne s'appelle citoyenne et citoyen. Tout le monde vote à partir de 25 atis; Sur les places i^ubliqùes, on birîse les images des souverains.

IvC 15 août, la Commune décide que la famille royale, ainsi que lès femmes et les enfants des émigrés seront les otages de la Nation contre l'invasion étrangère. En outre, elle inèt en accusation Barnave, Alexàiidrè lyametb, Montniorin, Bertrand de MoUeville, Duportaîl, et, les soirs suivants, le tribunal révolktionnairc condamne une série de ^t étendus royalistes coupables de trahison nationale, qui sont décapités aux flàilibeaùÀ sut la place du Carrousel.,

Désor niais, Thérésia n'a phié d'à^pui dans lé monde politique au poixvoii, et s'alarme à borl droit des inèsures de riguetti: réclamées par Mairdt et Daiitoii pour faire pedr aux royalistes depuis qlte l'étranger, passant les f irontières, a pris lyongwy et Verdim.

Obéissant à Robespierre et à Marat, là Cbiujitme a susj^eridu là délivrance des passeports; et Tallien, secrétaire gteffier de ce nouveau poiivoir depuis le 10 août, orgdiiise les niassaciés dô ^ptembfe.

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