‹ La belle TallienChapitre 7 sur 31 · I.A be:i,i^ tai,i,ikn · texte numérisé non relu

I.A be:i,i^ tai,i,ikn

dîspardtront poiir faire place à Tadoration la plus émue. Bile n'aura qu'un bien court triordphe... puisqii'il lui faut se livrer; mais ce triomphe iserà, iitt iiibiiis, tôiit à fait écrasant. S'il liii plait ilë l'exiger jëàn se traînera comme uii esclave à ses pieds...

La pauvre Thérèsià coniiite saris l'egotisnie de Jean ; elle oublie, dàiis l'exaltation de son moi, ijue Devin il'esè plliâ le futur, niais le mari, 1,13

MAITRK. ^

Qu'apporte-t-il àii gynécée, lui ? Une exaspé* tation de désii: qui submerge sa « personnalité » sans i'ariniliiiei:. î/'àirderite convoitise des cHairmes de Thérésia qui l'embrase, augmentée pair l'attente, exaspérée par les hommages dont sa femme vient d'être eiicore coriablée pendant la fête, enlève toute retenue à son iinpatiëhce. Respect, adorations, prières ? 11 s'agit bien de cela ! Sa seule hâte est de posséder son bien, tes dernières coquetteries, les dernières résistances de l^hérésîa n'auront pour eÔet que de l'alïoler davantage et de transformer en ime sorte d'agression brutale sa conquête matérielle, de l'épousée.

Ces détails d'alcôve n'ont été divulgués m par rieviri ni par sa femme en des confidences écrites ou verbales, car elles eussent été blessantes pour la vanité de l'un conime pour celle de l'autre. Thérésia ne pou vait se plaindre d'avoir été traitée

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en <t fîlle du monde => (i) ; Devin ne pouvait se vanter de s'ctre conduit en soudard la premiCre nuit de ses noces... et sans doute aussi les nuits suivantes. Mais les deux époux donnent, dès le début de leur mariage, un aveu formel de leur déconvenue réciproque, et précisent fort bien la nature de cette déconvenue par leurs actes.

Tliérésia délaisse son m.ari pour exciter les hommages de la jeunesse galante qu'elle attire dans sa maison. Devin délaisse Tliérésia pour des amantes vulgaires, avec lesquelles son sans-gêne est plus à l'aise qu'avec sa femme ; deux faits, si caractéristiques dans une telle union matrimoniale, sont péremptoires.

Dès lors, le ménage Fontenay, moralement désuni, ira se plongeant dans cette immoralité jusqu'à la séparation matérielle la plus complète.

On devine que la légende de Notre dame de Thermidor, issue 'des souvenirs « mensongers » de la « princesse de Cliimay » et des confidences de sa fam,ille ne narre point la conduite amoureuse de M"^e ^Q Fontenay.

Elle signale l'incompatibilité d'humeur des époux en plaignant Thérésia d'être « à cent coudées au-dessus de son mari », et montre seidem.ent

(i) On nommaît ainsi, à la fin du XVIII« siècle, les filîei €e la haute galanterie.

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