‹ La bellemere et le gendre, comedie en trois actes, en versChapitre 49 sur 58 · ACTE m , SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE m , SCÈNE V

MADAME DORFEÜIL.

Loin de moi le dessein de rien envenimer !

Mais des esprits méchans auraient pu présumer Que ce don , qui nous cause une aimable surprise, N’était peut-être pas destiné pour Elise ,

Et qu’enfin ce portrait n’est pas celui qu’ici Madame Méricour remettait à Darcy.

GERARD à part.

C’est encor mieux, ceci. ^

Ciel ! quel nouvel outrage !

Oh ! vous allez trop loin , ma mère....

■ MADAME DORFEÜIL.

Quel langage !

Unissez-vous à lui pour oser me blâmer.

Vous êtes des ingrats ; mais moi , je sais aimer ,

Et sans m’inquiéter de votre ingratitude ,

Du bonheur de tous deux faisant ma seule étude ,

Je saurai tout braver , plaintes , larmes , courroux :

Je veux vous rendre heureux, même en dé{»t de vous.

Page 1