‹ La bellemere et le gendre, comedie en trois actes, en versChapitre 7 sur 58 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

MADAME DORFEUIL seule.

s Mes enfetns sont heureux.

Je vois avec plaisir qu’ils s’adorent' tous deux. ‘

Leur ménage est charmant , et j’en suis très-contente. Mais je' voudrais savoir quèlle affaire importante Madame Méricour à Darcy confiait. •

Ce n e.st pas que mon coeur en dojVe être inquiet ;

ACTtE ï, SCÈNF, vil.

Mon gendre est incapable^. .. oui , je crois le connaître Et ce n’est qu’un sècret fort innocent peut-être.- Pourtant Je u’aime point cet-air mystérieux,

Et pour ma fille , moi , je veillerai sur eux. : - Mais on ne songe point à la fête d’Élise :< ; .

D’où viént donc cqt qubli? j’en suis assez surprise. C’est aujourd’hui.... Darêy devrait bien le savoir.,.

Je n’en parlerai pas.... attendons. à ce soir. i. * '

Cet oncle Ducliemin me déplaît, m’embarrasse... ■Que fait-il en ces lieux?... ee n’est point là sa place.. Il gêne mes enfans... mesenfàns! leur bonheur, Voilà le seul objet dont s’occupe mon coeur ;

C’est le but- de mes soins, c’est ma pensée unique.

A le leur conserver il faut que je m’applique.

Plus prévoyante qu’eux, je dois dans l’avenir , ‘ Découvrir les malheurs, sa voiries prévenir^ ' ■

Et de leur intérêt faisant ma loi suprêmé,

Souvent lutter contre eux par amour pour eux-tnême.

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