‹ La Bénédictine de l'ancienne abbaye de FécampChapitre 13 sur 25 · LE MUSÉE DE LA BÉNÉDIGIINE · texte numérisé non relu

LE MUSÉE DE LA BÉNÉDIGIINE

il jette l'eau lustrale. La crosse, une fois de plus, s'est |

le Primat de Normandie, Monseigneur Fuzet, Archevèque d

Suivant le rite, le Prélat bénit le monument; sur

UILLET 1900 est une date qui marque dans les annales de la Ville de Fécamp. Le 29 de ce mois, neuf siècles juste après l’arrivée des Bénédictins dans la vieille Cité normande, on inaugure les bâtiments de la nouvelle ” Bénénicrne ” et le monument de son fondateur, M. À. Le Grand aîné. Comme aux temps anciens où l'Abbaye féta sa dédicace, l'assemblée, aussi nombreuse que choisie, est rehaussée par la présence d'hôtes considérables :

e Rouen, est venu apporter

l'émotion de sa parole et la douceur toute séductrice de son onction.

es nouvelles constructions,

evée sur l'Abbaye. L'acte qui perpétuera ce

souvenir y attache pour toujours les noms de ceux qui, à cette minute, entourent la statue du fondateur

de ” La BE

conscience, la même énergie, la même générosité,

DICTINE , CEUX qui continuent son œuvre avec la même ampleur €

ses fils

MM. Marcel L

e vues, la même solidité de

€ Grand, Directeur général,

et Fernand Le Grand, Directeur technique ; Pierre et Eugène Le Grand, Sous-Directeurs.

Autour d'eux se groupent MM. Raoul Ance et Vermont, Administrateurs. Puis, dans la foule hommage à celui qui se dresse là sous leurs yeux, cription du Havre; Léonard Danel, le grand im Abbé Alexandre, Chanoine honoraire, Doyen de Bellet, Président de la Chambre de Commerce de

La Presse aussi est là, — parisienne et dé Gil Blas, Patrie, Echo de Paris,

, Présiden

primeur lil

a même vi

de ceux qui sont venus, de

dans le bronze, MM. Suche

du Conseil d’Ad

ministration; Lépine, Watel

près et de loin, rendre un

ois, Commandeur de la Légion d'honneur;

Ile.

partementa

et, Député de la 3° circons-

Fécamp; Gilles, Président du Tribunal de Commerce:

e, — Soleil, Gaulois, Autorité, Temps, Figaro,

ébats, Liberté, Eclair, Petit Journal, Intransigeant, Lanterne, Petit Parisien, Journal.

bte

Sans distinction d'opinion ou de parti, tous saluent l'effort magique qui a fait surgir un tel Palais, et les acclamations éclatent lorsque, au nom de ses Confrères, un des Membres les plus distingués de cette Presse proclame « son émotion en présence de la vie de cet homme de bien, de cet homme de génie, que fut M. Le Grand aîné ».

Cette journée d’apothéose, qui rappelle les plus fastueuses cérémonies de l’ancienne Abbaye bénédictine, et qu'une fête de nuit a suivie, n'est déjà plus qu’un souvenir. Mais, par une attention délicate des maîtres de la maison, chaque visiteur emporte une plaquette commémorative destinée à fixer dans e bronze une date inoubliable. Cette œuvre d'art est due au célèbre graveur en médailles Frédéric Vernon. On a frappé des répliques en vermeil et en argent pour les distribuer aux représentants, aux

employés, aux ouvriers de la Distillerie, que l'on tient à récompenser à l'occasion de la fête. Sur une des

aces, la plaquette présente l’ensemble des bâtiments de ” La B5

DICTINE ”; sur l'autre apparaît un groupe allégorique : Le Fondateur de ” La BénénicrinE ” envoie la Renommée proclamer à travers le monde les vertus de la liqueur fécampoise.

L'appel est entendu. C'est donc en compagnie des visiteurs qui, chaque année, au nombre de plus

NGUYEN tm L'ONAUGUIEAON Due NOGVRAEX DATTAIENLS DE: LA BEBE

de vingt-cinq mille, viennent admirer ce Palais, que nous voulons aujourd'hui, à notre tour, parcourir à loisir les cinq salles du Musée, qui forment un précieux écrin aux trésors artistiques que ” LA BÉNÉDICTINE ” conserve et expose comme les joyaux de sa couronne.

La première étape de cette promenade est la traversée de la galerie dite de la Conciergerie, qui conduit à la Cour d'honneur. La voûte est de brique rose avec, aux arêtes de pierre, des clefs ornées par sa forme, elle évoque le souvenir des cloitres d'autrefois, tandis que la colonnade de pierre qui sépare la galerie de la cour accuse l'empreinte de la Renaissance dans les dispositions du profil et dans l'amortissement de ses piliers. A l'extrémité qui fait face à l'entrée, une porte ouvragée à merveille attire et retient les regards; au-dessus des fines boiseries de ses vantaux, deux

génies de

ge, sous laquelle pend une draperie. On y lit cett

pierre soutiennent une plaque en forme de losan épitaphe : J QUI MORD ET RIT QUI ÉCOUTE ET RAPPORTE QU'IL N'ENTRE POINT ICY

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