LE TUNNEL DE LA MANCHE
dent de la commission militaire instituée à Londres, avec le concours de Wolseley, fit remarquer que les mesures à prendre pour pouvoir inonder à toute heure le tunnel, le priver d'air respirable, ou le faire sauter au moyen de câbles électriques, incommoderaient peut-être les voyageurs délicats.
Je vous crois. Altesse.
Enfin, comme si ces perspectives n'auraient point suffi déjà pour décourager jusqu'aux machines à vapeur des concessionnaires, les deux Gouvernements ne négligèrent pas de prévoir les délits qui seraient commis dans l'intérieur du tunnel, ni les principes relatifs à l'arrestation des malfaiteurs qui s'y réfugieraient.
Voyons, là, franchement! quand on est assez avisé pour s'attendre à de pareilles conséquences, ne devrait-on pas reconnaître tout de suite qu'il existe, sur la surface de la terre,
assez d'endroits publics et prives où Ton vole, où Ton outrage à la pudeur, où l'on assassine, où l'on joue au bonneteau, où les criminels trouvent un refuge, sans aller faire encore de nouvelles places pour ça, en creusant des trous au fond de la mer.
Malgré tout, il ne faut pas se dissimuler que bien des clïorts seront tentés à nouveau de Pautre côté du détroit pour amener le cabinet de Saint-James à résipiscence.
Si, contre toute probabilité, cette tentative devait être un jour couronnée de succès, je me permets de souhaiter qu'à ce moment l'opinion publique en France soit retournée sur ce point.
Et ainsi de suite.
Ce sera un jeu tout trouvé pour l'amusement des deux peuples et leur tranquillité.