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exhortaient à la patience, à la franchise, à la hardiesse, au courage et à la confession de Jésus-Christ.
4. Même attitude chez ceux qui allaient de maison en maison visiter les chrétiens et les païens. Tel est le cas d'un jeune visiteur de Rafaravavy. Celle-ci, accompagnée de son mari, revient de la forêt. Ils y sont allés pour couper un arbre dont ils ont apporté le tronc à un fabricant d’idoles. Avec les branches, la femme prépare le feu ! Le jeune homme, devinant ce qui se passe, ouvre sa Bible et lui lit le passage bien connu d'Esaïe XLIV, 6 à 23. Rafaravavy est saisie par ces paroles qui décrivent, non seulement ce qu'elle vient de faire, mais son état d'âme. À la suite d’un concours de circonstances, elle devient chrétienne, non en parole seulement, comme le fait suivant nous le montre. Un chrétien persécuté écrivait : « Nul n’osait, « au début de la persécution, se réunir pour prier ; « mais une femme fortifiée par le Saint-Esprit, Rafa- « ravavy, ne put supporter cette situation. Elle vint « nous trouver et nous dit : « Chers frères en Christ, « allons-nous renoncer à prier ensemble le Seigneur ? « À Dieu ne plaise! » En même temps, elle nous « montre sa Bible. A cette vue, tous nos cœurs furent « saisis d’une émotion extraordinaire, nous tombâmes « à genoux. Ce fut une vraie Pentecôte. »
Dénoncée par trois de ses esclaves, elle est condamnée à mort. Elle supplie son père païen de pardonner à ses esclaves qu'il voulait faire enchaîner et
ANSE RTE n'échappe au dernier supplice, après avoir confessé sa foi, qu'à la suite d’un incendie qui parvient jusque dans la cour de la reine et qu'on n'arrive pas à éteindre.
5. Mais qui était admis dans ces maisons chrétiennes où l’on se réunissait ainsi pour lire la Bible et prier ? Tous les Malgaches, sans exception, qui se présentaient? — Non certes, car on craignait les traitres. Seuls, ceux qui avaient le mot de passe étaient introduits dans la maison. — Et ce mot de passe, d'où venaitil ? quel était-il? — Une parole de nos Saints Livres.
J/un des passages adressé à ceux qui voulaient assister à l’un de ces cultes, tenus dans les maisons particulières, était celui-ci : « Jérémie répondit à Sédé- « cias : Quand je t’'aurai déclaré cela, n'est-il pas vrai « que tu me feras mourir ? » (Jérémie XXXVIIE, 15.) Celui auquel s’adressait cette question devaitrépondre : « Alors le roi Sédécias jura à Jérémie en secret en « disant : L'Eternel est vivant, lui qui nous a donné «cette vie le rne te féraripas mourir ?etjemente « livrerai pas entre les mains de ces gens qui cher- « chent ta vie. » (v. 16.) Quel à-propos ! quelle connaissance de la Bible déjà !
6. Mais les prisonniers, qui ne pouvaient se réunir avec leurs frères, que faisaient-ils le soir, après le travail dur et fatigant de la journée, payé par de tels mauvais traitements que parfois tout leur corps n'était qu'une plaie ? Que faisaient-ils pendant ces longues