‹ La Bible au seizième siècleChapitre 23 sur 71 · Herminjard, 103, I, p · texte numérisé non relu

Herminjard, 103, I, p

çais. Dans le diocèse de Meaux, Briçonnet avait fait distribuer gratuitement des exemplaires du Nouveau Testament de Le Fèvre à tous, les pauvres qui en faisaient la demande. Le zèle de Briçonnet fut de courte durée, son courage céda. Dès Tannée 1523, la Sorbonne avait condamné la proposition suivante: « Tous les chrétiens, et principalement les clercs, doivent être induits à l'étude de rÉcriture sainte, parce que les autres sciences sont peu utiles. y> « Cette proposition, disait la Faculté de théologie, sent l'erreur des pauvres de Lyon. j> Le timide Briçonnet avait reculé. Mais, en 1556, Farel se souvenait encore qu'« environ quarante ans, plus ou moins », auparavant, le pieux vieillard, Jacques Le Fèvre, lavait un jour saisi par la main et lui avait dit: m Guillaume, le monde sera renouvelé, et tu le verras. Guilelme, oportet orbem immutari, et tu videbis. »

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