Ad Luc XI
L'Évangile de Jean souleva une tempête d'oppositions. Érasme avait traduit, au verset 1 : Au commencement était la Parole (et non le Verbe), in principio erat sermo. L'histoire de la femme adultère lui inspire cette pensée, qui devait être reprise plus tard : « Cette histoire ne se trouve pas dans le plus grand nombre des manuscrits grecs...,, mais il a pu se faire que ce qui avait disparu de l'Évangile de Jean survécût dans un apocryphe... Il peut arriver qu'il se trouve dans les apocryphes beaucoup de choses vraies... Comme ce passage est reçu partout, surtout parmi les Latins, nous n'avons pas voulu le faire disparaître, d'autant que nous savons qu'il se trouve dans un manuscrit grec \» A propos du miracle de la Pentecôte, Érasme dit : « Il est probable que les Apôtres ont parlé dans leur langue, et c'est par un miracle que tous les ont compris, comme s'ils eussent entendu chacun sa propre langue -. » A propos du fameux verset Romains 9, 5, Érasme dit nettement, mais dans l'édition de 1535 seulement : a: Ce passage n'est point efficace pour convaincre les Ariens ^d, et dans son commentaire, mais non dans sa traduction, où il est moins hardi, il place le point avant ces mots : Dieu béni éternel-
1. Adlehn VII, 53 (1516) : Hisûoria de muliere adultéra non hahetur in plerisque Graecis exemplaribus..,. (1522) At fieri potuit, ut quod ab Eoangelio Johannis perierat, in aprocrypho exstaret,.. Postremo fieri potuit, ut in apocryphis multa vera referantur... Proinde nos, quoniam jam ubique recepta est, praeseriim apud Lntiiios, notuimus suo movere locoy maxime cum et nos in uno quodam exemplari Graeco (Ëv. Vjpartem hanc adscriptam compererimus.