‹ La Bible au seizième siècleChapitre 43 sur 71 · g 90, CUEDNER, p · texte numérisé non relu

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de semblables divisions sont affaire de principes. Nous savons du reste que dès 1519, avant la dispute de Leipzig, et par conséquent avant que Luther eût attaqué rautorité de saint Jacques, Carlstadt se déclarait prêt à écrire un livre De Scripturis canonis *, et le livre qu'il a imprimé sous un titre analogue est l'œuvre d'une pensée assez mûre pour qu'il nous soit défendu de croire qu'il est né d'une querelle passagère. L'étrange et remarquable ouvrage de Carlstadt trahit une tout autre recherche et révèle une tout autre direction de l'esprit, que nous n'avons trouvé chez Luther. Carlstadt, comme Luther, est homme de discussion, mais il est homme de raisonnement plus que de sentiment ou même de pensée. Il cherche une base solide et incontestée, un terrain de discussion, et il le trouve dans t autorité et le canon des Écritures^ et ce canon n'est pas pour lui déterminé par des opinions individuelles et variables, mais par le jugement de l'histoire^ . « Ce n'est pas, dit Carlstadt, le nom de l'auteur qui fait l'autorité d'un livre, ce n'est pas l'incertitude au sujet de l'auteur qui le rend apocryphe, mais il faut que le canon contienne l'un et rejette Vautre..., Un livre est canonique, quand nous le trouvons au nombre des livres reçus,.. Nous appelons apocryphe un livre dont l'auteur nous est inconnu, et que le consentement général a retranché de la famille des hvres sacrés. Car les livres tirent leur autorité, ou de leurs auteurs, ou de la coutume {vel ab usu)...

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