Credner, passage cité
2. De Canonicis Scripturis lihellus D. Andreae Bodenstein Carlostadiiy "Witf., A. D. MDxx, publié par Credner dans son beau livre Zur Geschichte des Kanons, Halle, 1847, p. 316 ss., et en extraits, dans un meilleur texte, par C. F. JiEGER, ouvrage cité, p. 92 ss.
Un livre n'est donc point apocryphe quand l'usage en est reçu aujourd'hui... S'il en est ainsi, nous ne pourrons pas admettre que l'on appelle apocryphes tous les livres dont l'auteur est incertain, puisque chacun sait que l'on a douté du nom de l'auteur de YÉpUre aux Hébreux, qui pourtant est la plus docte de toutes, qui est en usage dans toutes les Églises chrétiennes, et qui est approuvée par le consentement universel... C'est pourquoi il faut reconnaître que l'accord universel et l'ancien usage ôtent à un livre le caractère apocryphe, donnent de l'autorité à des livres anonymes et sans maîtres, les mettent en lumière et les affranchissent de tout soupçon \ » Parcourant ensuite la Bible avec saint Augustm, Carlstadl partage les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament en trois ordres. Avec un sens critique très-délicat, il nous enseigne, en passant, l'art de reconnaître les auteurs à leur style {quantum valeat Stylus) . « Je veux, dit-il, parler aux élèves *, (à ceux que Luther détournait de son cours, ab auditorio). Pour-
1. g 50, p. 348 S. : Quamobrem neque nomen autoris firmum librum, neque incertus autor Apocryphum libellum facit, sed oportet, quod illum Canon habeat, hune vero respuat... Iccirco canonicum codicem dicemus, quem inter receptos libros connumeratum spectamus.... Dicitur autem liber occultas, cujus authorem ignoramus et quem hominum consensus e librorum familia submovit. Nani libri capiunt autoritatem vel ab ipsis auloribus, vel ab usu,.. Proinde non est Apocryphus codex j cuius usus nunc est probatus.... Hoc si verum est, necessum est nos infitiari om7ies libros apocryphos esse, de quorum autoribus ambigitiir ; quoniam quidem conspicuumfuerit, dubitatum, cuius sitEpistola ad Hebraeos, quae tatnen, ut est doctissima, omnibus Christianorum ecclesiis usu venit, atque om^ nium co7isensu probatur.... Quapropter fatendum ducOj quod totus consensus et antiquus usus apocryphiam sustollit, et libris àvoJvûfjLocç xat àoecnÔTOiç autoritatem impartit, et, ut ita dicam, lace quadamillustratos ab omnibus suspitionum tenebris aaserit,