‹ La Bible au seizième siècleChapitre 45 sur 71 · Jam ego discipulos alloquar (? 91, p. 373 et suiv · texte numérisé non relu

Jam ego discipulos alloquar (? 91, p. 373 et suiv

quoi, leur dirai-je, méprisez-vous dans l'Épître de Jacques ce que vous n'oseriez pas dédaigner dans les Évangiles, dans les livres de Moïse, dans ceux des Prophètes... L'auteur de VÉpiire de Jacques est incertain, je le sais, mais la dignité de l'Épître n'est point douteuse. Si l'incertitude du nom de l'auteur vous trouble à ce point, pourquoi ne rejetez-vous pas, dato repudii libella, la plus docte des Épîtres, l'Épître aux Hébreux ? Les raisons sont pourtant les mêmes pour repousser l'une et l'autre. Quant à l'histoire, les Juifs ne savent qui a rédigé les livres de Moïse, et pourtant personne n'a jamais osé en mettre en doute l'autorité. Si vous permettez aux Juifs de recevoir les livres et de leur donner autorité, pourquoi refusez-vous le même droit aux Églises du Christ, s'il est vrai que l'Église n'est pas inférieure à la Synagogue ? Je ne sais ce qui me retient de le dire (et ici Carlstadt se souvient de Luther), si c'était l'Évangile de Matthieu que j'avais entrepris d'expliquer, il aurait eu à souffrir la même injure pour le nom de Carlstadt, car on a pensé qu'il avait été écrit en chaldéen. y> Le critique, passant en revue les livres du Nouveau Testament, exprime ses jugements sur eux. Il pense, avec Érasme, que l'Évangile de Marc pourrait s'appeler l'Évangile de Pierre, et que Marc « n'a pas écrit autre chose qu'un résumé de saint Matthieu ^ » « Le dernier chapitre de Marc, comme dit Érasme après saint Jérôme, a été ajouté après coup et est apocryphe^... » Je sais bien que les anciens n'ont jamais jugé l'Épître de Jacques aussi sévèrement que de plus anciens n'ont jugé le dernier cha-

1. § 129 et suiv. Marcus nihil aliud, qicamcompendium Matthaei scrip- $it, Welche Buecher, etc. : Fiir einen kurlzen begriff Mattheii

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